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En vol pour la Chine

pour la chine

Dix étudiants en kinésithérapie sont partis cette semaine pour la Chine. Ils effectueront un mois de stage au CHU de Wenzhou, afin de découvrir la médecine traditionnelle chinoise.

Wenzhou est une destination désormais traditionnelle pour nos étudiants (lire ici). Cette année, la nouveauté est que notre groupe d’étudiants est franco-belge puisqu’il comprend des étudiants d’Assas et des étudiants kiné de la Haute École Léonard de Vinci de Bruxelles, établissement membre du réseau international de l’École d’Assas.

L’accompagnateur principal de ces stagiaires est Éric Mombeek, enseignant à Bruxelles et intervenant régulier de notre Semaine Internationale. Bon séjour à tous !

pour la Chine

Du Parnasse à Montparnasse

L’École d’Assas a accueilli fin 2018 un étudiant bruxellois en 4ème année de kinésithérapie à l’institut Parnasse, composante de la Haute École Léonard de Vinci, pour un stage Erasmus+ de deux mois. Voici son témoignage sous forme de mini-entretien.

Bonjour Clément, peux-tu te présenter ?
J’ai 21 ans, je m’appelle Clément, je suis né et j’habite à Bruxelles. Je suis en quatrième année de kinésithérapie en haute école au Parnasse.

parnasse parisPourquoi choisir Paris comme ville de destination d’Erasmus ? Venant de Bruxelles, ce n’est pas la destination la plus dépaysante…
Paris est une ville où il y a toujours quelque chose à faire. Au niveau culturel, il y a plein d’expositions en tout genre auxquelles on peut accéder facilement et rapidement puisque Paris intramuros n’est pas si grand et que les transports en commun y sont très denses.
Pour moi il n’y a pas eu la barrière de la langue, mais ça ne m’a pas empêché de profiter quand même de cette expérience enrichissante.

Comment s’est déroulé ton stage ?
J’ai passé deux mois dans un cabinet libéral de kinésithérapie situé dans le 13ème arrondissement. Je logeais près de l’École, dans le 15ème arrondissement. Mon stage était donc à l’autre bout de Paris mais ça ne me prenait que 30 minutes de tram pour arriver tous les matins à mon lieu de stage.
Durant mon stage, j’ai eu l’occasion de voir du musculosquelettique, de la gériatrie en maison de repos et en cabinet, de suivre des crossfitters et de voir l’exécution des différentes techniques pratiquées par mon maître de stage : aiguilles, trigger point et même cupping.
Mon stage fut très formateur que ce soit au niveau de mon apprentissage des techniques de mobilisation et de massage ou au niveau de l’application sur un cas spécifique de la théorie apprise en cours. Il m’a permis aussi de gagner confiance en moi dans ma future pratique professionnelle et de développer des rapports amicaux et professionnels avec mes maîtres de stage qui pourront sans doute déboucher sur de futurs entretiens d’embauches.

Qu’est-ce que cet Erasmus t’a apporté ?
Mon Erasmus m’a permis de m’habituer à une autre ville, il m’a permis aussi de sortir de ma zone de confort pour explorer une ville et surtout un métier. Je remercie l’École d’Assas pour l’accompagnement qui m’a été donné tout au long de ce stage, dès sa préparation puisque l’École a été très attentive à mes attentes et a tout fait pour me procurer le meilleur Erasmus possible en fonction de mon profil.

Clément, K4 2018-2019, Haute École Léonard de Vinci de Bruxelles

Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

À Bruxelles, une autre pratique de la podologie

autre pratique podologie

Étudiante en deuxième année à l’Institut de Formation en Pédicurie-Podologie de l’École d’Assas. Insaf Saidi vient d’effectuer un stage Erasmus + de deux mois à la Haute École Léonard de Vinci de Bruxelles. Elle dresse avec nous un bilan de ce séjour qu’elle a attentivement préparé en amont avec le service international de l’École.

Insaf, comment as-tu choisi ta destination ?
« Ma volonté c’était de ne pas perdre de temps et de m’acclimater très vite vu que la durée définie pour mon stage était de deux mois. Conseillée par Nicole Maurice et Michel Pillu, j’ai donc choisi la Haute École Léonard de Vinci avec laquelle l’École d’Assas entretient de bons rapports. Étudier en Belgique, cela me permettait d’éviter l’obstacle de la langue et de rentrer tout de suite dans le vif du sujet. »

Tu es partie avec un objectif précis ?
« Oui, je voulais découvrir une autre approche de la podologie, en particulier de l’examen clinique et de la fabrication des semelles et, aussi étrange que cela puisse paraître, c’est le cas en Belgique. En fait, l’enseignement s’y rapproche des méthodes suivies aux États-Unis ou en Espagne et c’est ce qui m’intéressait. »

Quelles différences as-tu observées ?
autre pratique podologie« Tout d’abord, le cadre des études est différent. Elles durent trois ans, comme chez nous, mais sont essentiellement dispensées dans le public, donc plus accessibles, ce qui fait qu’un grand nombre des étudiants que j’ai rencontrés venaient de France ! La Haute École regroupe sur un même site plusieurs filières de santé. La clinique de podologie, par exemple, est fréquentée par les autres étudiants, notamment de sport. Mais c’est surtout l’approche du métier qui change : la prise des mesures est différente, ce qui influe sur la conduite de l’examen clinique ; les techniques mises en œuvre pour la fabrication des semelles – qui, du coup, sont plus coûteuses mais ont une durée de vie plus longue – ne sont pas les mêmes… tout diffère de A à Z. Et c’est exactement ce que je souhaitais découvrir. »

Quels sont selon toi les éléments clés pour réussir son séjour Erasmus ?
« Je dirais tout d’abord : bien le préparer, définir un objectif. Si l’on part sans avoir une idée claire de ce que l’on attend de son stage, mieux vaut rester à la maison. Ensuite, ne pas perdre de temps et savoir s’adapter à un environnement nouveau. Il faut avoir un projet bien défini mais être prêt à le faire évoluer ; ne pas avoir peur de l’imprévisible et, surtout, apprendre des autres, avoir l’esprit ouvert et accepter les divergences. Enfin, il convient de ne pas négliger les détails car c’est à travers les choses qui nous semble banales ou évidentes qu’on apprend le plus. »

À titre personnel, qu’as-tu retiré de ce stage ?
« D’abord, j’ai pu participer aux soins dans des centres médicaux et en cabinet libéral. Ensuite, j’ai pu établir un échange fructueux avec les étudiants français : d’une part, ils m’ont aidé à profiter à fond du stage en m’expliquant comment cela se passait à Bruxelles et, de l’autre, j’ai pu les éclairer sur la formation à Assas et l’exercice du métier en France car la plupart pensent revenir exercer ici. De ces contacts avec les étudiants de Bruxelles est née l’idée d’un congrès inter-étudiants l’année prochaine. Enfin, j’ai pu connaître des professionnels étrangers, me faire des relations et envisager, dans un futur que j’espère proche, des projets communs. »

autre pratique podologie

Ces projets ont été financés avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

Retour d’Erasmus kiné à Bruxelles

Bruxelles Erasmus

Étudiante en troisième année de masso-kinésithérapie, Victoria a bénéficié d’une mobilité Erasmus+ pour réaliser un stage de deux mois en Belgique. Cette mobilité a eu lieu dans le cadre de l’accord bilatéral signé par l’École d’Assas avec la Haute École Léonard de Vinci de Bruxelles.

Les Cliniques Universitaires Saint-Luc, situées à Bruxelles, forment l’hôpital académique de l’Université Catholique de Louvain. Plusieurs missions relèvent de cet établissement : fournir des soins de qualité aux patients, soutenir la recherche et assurer l’enseignement des étudiants de la faculté de médecine voisine ainsi quecelui des étudiants des écoles d’infirmière, de kinésithérapie et d’ergothérapie. De fait, au sein de cette fourmilière de professionnels de santé, on retrouve presque autant de titulaires que d’étudiants stagiaires, travaillant tous en parfaite harmonie.

Pour mon premier stage de septembre, nous étions deux stagiaires en service de réadaptation cardiaque sous la responsabilité de trois kinésithérapeutes titulaires. Le stage était découpé en deux temps : ambulatoire et hospitalisation complète. Le matin nous prenions en charge les patients opérés depuis 6 semaines minimum (et sans limite maximum, certains venant depuis déjà 25 ans) au sein d’un gymnase où ils ont à leur disposition, sous notre surveillance, des machines d’entraînement cardiaque ou de renforcement musculaire. Autre point clé de cette prise en charge : des cours de gym, dispensés selon différents groupes de niveau. Dès le troisième jour de stage, ces cours de gym nous étaient confiés. Chaque jour, nous devions proposer des enchainements variés d’exercices de renforcement et coacher les patients pendant des séances de 20 minutes. L’après-midi, nous prenions en charge les patients en hospitalisation complète. Il s’agissait de patients en pré-op, suivis pour prévenir d’éventuels problèmes respiratoires et pour entretenir leur endurance via la marche et d’autres exercices. Dès le deuxième jour certains de ces patients nous ont été confiés de façon autonome. Ce fut un stage très intéressant qui m’a permis de développer mes capacités d’encadrement et de gestion de groupe, d’imagination et de mise en place d’exercices ainsi que d’autonomie au sein d’une équipe pluridisciplinaire.

Bruxelles Erasmus 21017

Service de neuropédiatrie, Ammar et son père entourés de leurs « coachs sportifs » !

Le second stage a été complètement différent. J’étais dans le service de neuropédiatrie avec 2 autres stagiaires, sous la responsabilité de 4 kinésithérapeutes titulaires. Comme pour le stage précédent, notre temps était séparé entre les enfants venant en ambulatoire et ceux étant hospitalisés. Les motifs de prise en charge étaient variés : retard psychomoteur, plexus brachial, asymétrie positionnelle, hémiparésie, etc., jusqu’à des pathologies plus lourdes de type infirmité motrice cérébrale. De même, nous avons pu voir des enfants de tous les âges, bébés, jeunes enfants, jeunes adolescents et jeunes adultes. L’autonomie a été lors de ce stage plus longue à acquérir. Trouver sa place entre les parents, le kinésithérapeute titulaire et l’enfant n’a pas été évident au départ, mais l’adaptation s’est faite progressivement en même temps que nous développions notre capacité à « jouer en travaillant ». Et oui, car un enfant ne vient pas travailler chez nous mais jouer et nos exercices devaient donc être adaptés pour maintenir l’attention de l’enfant. Ce stage fut formateur pour comprendre toute la complexité de la prise en charge pédiatrique et apprendre à s’y adapter.

En conclusion, cet Erasmus aura été pour moi une expérience enrichissante intellectuellement même si la pratique belge et la pratique française de la kinésithérapie sont très similaires. Et c’est évidemment une expérience humaine indéniable !

Victoria, K3

Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.