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Retour sur la Semaine Internationale 2020

Au cœur du monde, au cœur de nos métiers

Du 24 au 28 février 2020, l’École d’Assas a organisé la quatrième édition de sa Semaine Internationale. Au cours de cette semaine, 40 intervenants venus de 12 pays issus de 4 continents (Afrique, Amérique, Europe et Océanie) ont dispensé un total de 333 heures de cours aux étudiants des trois instituts de formation. Une expérience pédagogique et professionnelle unique !

En dehors des cours spécifiques destinés à chaque filière, cette quatrième semaine internationale a contribué, comme c’est le cas depuis sa première édition, à élargir l’horizon des étudiants en les confrontant à la diversité des pratiques, des approches, des disciplines et des expertises, qu’elles soient françaises ou internationales. Ainsi, cette année, un représentant de l’OMS (Organisation mondiale de la santé), Vladimir Kendrovski, est venu présenter les enjeux du changement climatique sur la santé ; deux femmes touchées par la maladie, l’une comme patiente l’autre comme maman, sont intervenues sur le rôle des patients en tant qu’experts de leur propre maladie pour guider les thérapeutes et infléchir les programmes de traitement ; Salomé Deboos, de l’Université de Strasbourg, a montré comment l’ethno-athropologie pouvait aider à appréhender et comprendre un patient par une simple observation de son attitude, de sa façon de s’habiller, de se présenter, etc., et ce avant même de débuter un examen clinique.

Toutefois, comme l’expliquent Nicole Maurice et Michel Pillu, responsables du département international de l’École d’Assas, « cette année, pour tenir compte des remarques des étudiants au sortir de l’édition 2019, nous avons privilégié les enseignements cœur de métier, concrets et ancrés dans la réalité de l’exercice professionnel de chacune de nos filières ».

Équithérapie et Santé positive

Ainsi, en ergothérapie, les étudiants ont pu suivre 19 enseignements, pour un total de 27 heures de cours par étudiant. Parmi les sujets présentés par les 15 intervenants venus d’Europe, des États-Unis et du Canada, les étudiants ont notamment apprécié de découvrir l’équithérapie avec Vanessa Carrion Tellez, ergothérapeute de l’Université Miguel Hernández, d’Elche, en Espagne, et de s’initier à la « Santé positive » avec Anne Brader, kinésithérapeute hollandaise habituée de nos événements internationaux.

Semaine Internationale 2020

Dan Fleury.

Programme riche aussi pour les étudiants de kinésithérapie de deuxième et troisième années, avec19 intervenants en provenance d’Europe, d’Australie, des États-Unis et du Sénégal. Les TP en anglais de Dan Fleury sur la thérapie manuelle de la colonne lombaire, du bassin et de la hanche et les discussions de groupe sur le même sujet ont rencontré un vif succès, tout comme la rencontre avec un autre kiné américain, Sean Flannagan, sur les ligaments principaux du genou et le ménisque. Les K2 ont également beaucoup apprécié l’introduction à « La douleur en pédiatrie » faite par Laura Lopez, de l’Université de Grenade (Espagne) tandis que les K3 applaudissaient l’exposé de Céleste Rousseau sur « La rééducation du musicien ».

Le témoignage de patientes expertes

Les K4 aussi ont suivi avec satisfaction les TP proposés par Dan Fleury sur la thérapie manuelle de la colonne cervicale. Surtout, ils ont fortement plébiscité leur rencontre avec les patientes expertes – Éléonore Piot, sportive guérie d’un cancer du col de l’utérus, et Anne-Marie Mendes, mère d’un enfant atteint de myopathie – qui leur ont expliqué en quoi l’expérience et l’expertise des patients peuvent aider le thérapeute à mieux définir et programmer sa thérapie. Ce témoignage a également suscité l’adhésion des étudiants en troisième année de pédicurie-podologie qui ont, par ailleurs, retrouvé avec enthousiasme le spécialiste du pied aborigène, James Charles, qui est intervenu sur les pathologies du pied diabétique.

Chirurgie du pied et orthoprothèse

Pour les autres étudiants podologues (P1 et P2), outre celui de James Charles sur l’articulation de la cheville, les cours les plus marquants ont été celui de José Matos, de l’École supérieure de technologie de la santé de Lisbonne, sur « Orthoprothèse et rééducation » mais aussi celui de Javier Torralba, de l’Université catholique de Valence (Espagne) sur la chirurgie du pied. Il est d’ailleurs prévu que Javier Torralba revienne en octobre 2020 pour compléter son enseignement sur la chirurgie de l’ongle avec simulation.

Semaine Internationale 2020

Javier Torralba.

L’une des grandes réussites de cette Semaine Internationale, un événement unique qui gagne en prestige et en notoriété d’année en année, c’est en effet de permettre de nouveaux partenariats, de nouvelles coopérations entre l’École d’Assas et des acteurs de santé internationaux. Ainsi, en ergothérapie, la venue d’une ergothérapeute allemande devrait permettre d’offrir très bientôt des échanges réguliers Outre-Rhin, une première pour cette filière lancée il y a deux ans.

Des participants satisfaits

C’était un réel plaisir d’intervenir devant vos étudiants. Je tiens à les remercier pour leur écoute, leur bienveillance et leur parfaite éducation que je tiens à souligner. Ce n’est pas toujours le cas dans les centres de formation où j’interviens. Quelle magnifique expérience à laquelle vous m’avez permise de participer, j’aurais aimé avoir plus de temps pour échanger avec vos praticiens venus du monde entier.
Éléonore Piot, patiente experte, fondatrice de Lympho’Sport


Thank you for your welcome, your inclusion, your kindness. I am grateful for my time with you. I learned so much and met so many wonderful people. I feel like I could have stayed in Paris indefinitely.
Jennifer Parent-Nichols, Docteur en Physical Therapy, États-Unis.


Comme chaque année, quelle joie de pouvoir échanger sur notre métier à travers les frontières, quelle joie de rencontrer des gens du monde entier, quelle joie de parler anglais, quelle joie de partager notre France, quelle joie de voir tous les élèves réunis dans notre belle école… Merci et bravo !
Capucine, étudiante en troisième année de kinésithérapie

Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

étudiant Erasmus+ Assas kiné

 

 

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L’IFE rejoint la charte Erasmus+

charte Erasmus+ ife

Grâce au soutien et à l’expérience du département international de l’École d’Assas, l’IFE (Institut de formation en ergothérapie) vient d’obtenir, dès sa deuxième année d’existence, son adhésion à la charte Erasmus+ pour l’enseignement supérieur. Une reconnaissance qui offre de nouvelles perspectives aux étudiants.

Deux promotions sont désormais réunies sur le campus du Mérantais, à Saint-Quentin-en-Yvelines : ils sont 28 en deuxième année, qui alternent deux mois de cours et deux mois de stage ; et 34 en première année, dont quatre personnes en reconversion professionnelle. Pour les encadrer, l’équipe pédagogique a été renforcée par Anne-Claire Lasserre, ergothérapeute et formatrice, qui seconde Christine Buzy.

charte Erasmus+ ifeDès ce week-end, un groupe d’étudiants va participer à un événement qui aura lieu sur le site du Mérantais, dans le cadre de la journée nationale des aidants. Organisé par l’Institut de Promotion de la Santé (IPS), qui réunit les acteurs médico-sociaux de la communauté d’agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines, ce rendez-vous accueillera les couples aidant-aidé, pour partager des moments privilégiés conviviaux et ludiques. Les étudiants de l’IFE prêteront leur concours aux diverses animations prévues.

Dans quelques jours, enfin, Nicole Maurice, du département international de l’École d’Assas, et Christine Buzy, coordinatrice pédagogique de l’IFE, s’envoleront pour la Grèce où se tiennent les 25èmes rencontres du réseau ENOTHE (European Network of Occupational Therapy in Higher Education). Fortes de l’adhésion de l’IFE à la charte Erasmus+, elles vont pouvoir nouer les premiers contacts internationaux de l’IFE afin d’offrir aux étudiants des mobilités à l’étranger dès l’an prochain.

charte Erasmus+ ergotherapie

 

Au Mérantais, l’ergothérapie à l’heure de la conception 3D

appartement ergotherapie conception 3d

Concevoir l’aménagement d’un appartement en fonction de la pathologie d’un de ses résidents : c’est le défi que les étudiants de l’Institut de Formation en Ergothérapie (IFE) de l’École d’Assas ont relevé avec le concours efficace et enthousiaste d’une architecte spécialisée.

L’IFE est situé au cœur du domaine du Mérantais, sur la commune de Saint-Quentin-en-Yvelines, au sein d’une structure d’accueil de jour pour personnes en situation de handicap et pour personnes vieillissantes en situation de handicap. Le site du Mérantais dispose en outre de locaux pour la formation des aidants professionnels et familiaux, de salles de formation et de réunion, mais aussi de deux appartements à vocation pédagogique.

Dans le cadre de l’unité d’enseignement « Techniques et outils d’aménagement de l’environnement », les étudiants de l’IFE ont été invités durant un trimestre à se concentrer sur le réaménagement d’un de ces deux appartements, sous la direction experte d’une architecte d’intérieur.

Une mise en situation dans les conditions du réel

« Le grand intérêt de ce travail, explique Sylvie Chataignier, architecte spécialisée en travaux d’aménagement et d’accessibilité pour personnes en situation de handicap et séniors, est qu’il s’est fait de façon professionnelle : les étudiants ont travaillé sur un projet réel, pour une pathologie bien définie et avec un logiciel spécialisé (Koreliz Design) dont nous avons obtenu la licence temporaire. » Le projet a été mené sous forme de travaux dirigés en petits groupes, chaque groupe prenant en compte une pathologie différente, qu’il s’agisse de handicap neuromoteur, neuro-développemental, locomoteur, neurologique ou autre, envisagé à différents stades de la vie.

« Travailler sur l’aménagement d’un appartement qu’ils ont pu visiter autant de fois que nécessaire, dans l’idée que, demain, une partie de leur projet pourrait se concrétiser, a été très stimulant pour nos étudiants. C’est la première fois, depuis que je suis formatrice, que je vois des étudiants adhérer pleinement à cette unité d’enseignement souvent trop abstraite pour eux, témoigne Christine Buzy, responsable pédagogique de l’IFE. »

Comme ce cours arrive dès le second semestre d’études d’ergothérapie, alors que les étudiants n’ont encore que peu d’expérience et de connaissances, ils ont en effet parfois du mal à en comprendre la finalité. « Pour accompagner le travail effectué avec l’architecte, poursuit Christine, nous les avons fait réfléchir, avec l’équipe pédagogique, sur les activités de leur vie quotidienne puis sur celles d’une personne présentant un handicap précis, pour les sensibiliser aux différents aspects de la perte d’autonomie. Ce projet a permis de les aider à envisager une prise en compte globale de la perte d’autonomie dans tous ses aspects les plus pratiques et quotidiens. »

Pour Léa, qui participait au groupe réfléchissant au réaménagement de l’appartement pour les besoins d’une personne paraplégique, « cet enseignement a été très instructif parce que nous avons dû nous mettre à la place de la personne en situation de handicap ». En outre, souligne-t-elle à son tour, « c’était très concret : nous avons commencé par visiter les lieux puis, après avoir pris en main le logiciel, nous avons imaginé tous les aménagements possibles en liaison avec l’architecte ».

Un projet concret et vivant

Fière de la grande implication des étudiants tout au long du projet, Sylvie Chataignier – qui, avec son atelier Modulor Design, travaille en lien constant avec centres de rééducation et ergothérapeutes – insiste sur le fait que « ce travail les aidera demain à mieux concevoir les besoins des personnes auprès desquelles ils interviendront mais aussi à mieux les exprimer aux professionnels concernés, à commencer par les architectes bien entendu ». Un autre aspect de ce projet qui lui tient à cœur est qu’il permet d’envisager le patient dans son environnement y compris familial : « l’aménagement d’un lieu de vie ou de travail ne peut pas se réduire aux exigences de la personne en situation de handicap, il faut aussi prendre en compte le confort de ceux qui partagent sa vie et les étudiants ont su en prendre conscience ».

Christine Buzy la rejoint en insistant sur l’inclusion qui est au cœur du projet de l’IFE : « Notre vision pédagogique est centrée sur le patient qui est forcément et prioritairement acteur de son projet de vie. Tout ce qui concourt à améliorer sa réinsertion dans son environnement, physique mais aussi humain, doit être favorisé. En s’investissant dans l’aménagement de cet appartement, au cœur du développement du site du Mérantais, nos étudiants ont pu toucher du doigt combien leur futur métier d’ergothérapeute est porteur de sens et créateur de valeur. C’est aussi, conclut-elle, une expérience qui leur a fait entrevoir le nécessaire travail de collaboration pluridiscipinaire que l’ergothérapeute doit mettre en œuvre. »

Rendez-vous l’an prochain pour la phase 2 de ce projet vivant, innovant et humainement enrichissant, parfaitement représentatif de l’esprit de l’IFE.

 

Villa Thoréton : un lieu sur mesure pour l’École d’Assas

3 questions à Frédérick Fabry, directeur général de l’École d’Assas

Assas Portrait NB-9007-2Mardi 16 avril 2019, une centaine d’enseignants, de membres du personnel administratif, d’amis et de partenaires de l’École d’Assas ont partagé un moment convivial à l’occasion de l’inauguration officielle des nouveaux locaux, situés Villa Thoreton dans le 15ème arrondissement de Paris. Les pouvoirs publics étaient également représentés, ainsi que les professionnels ayant œuvré, en neuf mois de temps, à la transformation d’un ancien immeuble de production audiovisuelle en nouveau siège de l’École, qui rassemble en un même lieu l’Institut de Kinésithérapie (IFMK), celui de podologie (IFPP, clinique comprise) et les services administratifs.
A l’occasion de cette soirée, nous avons posé 3 questions à Frédérick Fabry, le directeur général de l’École d’Assas.

 

1) Frédérick Fabry, pourquoi avoir attendu six mois pour cette inauguration ?

villa thoreton assas outil sur mesureFF : Pour une raison très simple : l’École d’Assas fonctionne à l’image de toute bonne rééducation, en se donnant le temps de mener ses projets à terme. Avant le champagne et les petits fours, il était essentiel de valider notre nouvelle installation et l’efficacité de nos équipements au service du confort de nos étudiants et de nos équipes. Aujourd’hui, alors que les derniers réglages ont été faits et que chacun a trouvé son rythme, il nous a paru bon de rassembler nos partenaires et nos amis – dont quelques-uns de nos nouveaux voisins qui ont supporté avec patience et bienveillance les inconvénients liés à nos travaux d’emménagement – pour leur dévoiler nos nouveaux locaux. Sans fanfare ni trompettes mais dans la simplicité souriante et authentique qui caractérise l’esprit de notre École.

2) En parallèle à cet emménagement villa Thoréton, l’École d’Assas a aussi changé d’identité visuelle et affirmé son positionnement « Humainement innovante ». Simple changement de « look » ou changement de cap ?

campus Paris Assas kiné podoFF : Ni l’un ni l’autre. Si nous avons investi dans ce superbe établissement, c’est à la fois pour améliorer les conditions de vie et de travail de nos étudiants, de nos enseignants et de nos collaborateurs, mais aussi pour favoriser au quotidien l’innovation et l’interdisciplinarité. Or c’est exactement la motivation qui accompagne notre changement de logo et le choix de ce positionnement. Il traduit notre ambition, il est le reflet de ce que nous sommes et de ce en quoi nous croyons : l’innovation – pédagogique, technique, scientifique – au service de la personne humaine en situation de rééducation, de réhabilitation, voire de réinsertion, en raison d’une pathologie, du vieillissement ou d’un accident de vie.

Innovante, l’École d’Assas l’est à plusieurs niveaux.

  1. Par son ouverture à l’international tout d’abord : nous offrons des terrains de stage à nos étudiants dans toute l’Europe, en Asie, aux États-Unis et en Australie (ici). Nous avons mis en place une formation très prisée d’anglais médical qui permet à nos étudiants d’avoir accès à toute l’information scientifique la plus récente et même de publier certains de leurs travaux en anglais. Grâce à notre département international, nous travaillons continuellement à renforcer les échanges avec notre réseau d’universités et instituts partenaires dont notre Semaine internationale illustre toute la vitalité. Cet investissement important est d’ailleurs reconnu puisque c’est à l’École d’Assas que le réseau ENPHE (European Network of Physiotherapy in Higher Education) a confié l’an dernier l’organisation de sa conférence européenne annuelle
  2. Par la place importante faite à l’apprentissage dans notre cursus : sur 116 contrats en Île-de-France, 88 sont issus de l’École d’Assas.
  3. Par les partenariats que nous développons avec des entreprises ou des organismes qui dessinent la santé de demain. La plupart tournés vers la recherche, ces partenariats s’expriment en particulier lors de la conférence scientifique annuelle de l’École (thème 2019 : la santé connectée) , et ont été récemment illustrés par notre collaboration avec le CRI (centre de recherches interdisciplinaires).

 

Résolument tournés vers l’humain, nous le sommes au quotidien.

Notre métier c’est de former des professionnels au service de personnes en situation de maladie, de rééducation ou de handicap. De la qualité de notre équipe pédagogique dépend la qualité de nos diplômés et, au final, la qualité des soins dont bénéficieront les patients de demain. Au-delà de l’excellence technique, clinique et même scientifique, notre travail serait vain sans ce souci constant du patient : c’est pourquoi nous misons énormément sur l’interdisciplinarité et l’individualisation.
L’interdisciplinarité est favorisée par le regroupement de nos deux principaux instituts en un même site (masso-kinésithérapie et pédicurie-podologie). Elle est aussi à la base de l’ouverture de notre institut d’ergothérapie (IFE), que nous avons installé à proximité de Saint-Quentin-en-Yvelines, où se trouve déjà une antenne de notre IFMK. Elle est aussi la clé de voûte de notre Semaine internationale au cours de laquelle tous nos étudiants – podos, ergos et kinés – ont accès au même contenu pédagogique.

L’individualisation des soins est au cœur de notre contenu pédagogique et le fonctionnement de notre clinique de pédicurie-podologie le reflète bien. Elle occupe tout le rez-de-chaussée de la villa Thoréton, bénéficie d’un équipement moderne et assure, sous le contrôle d’une équipe de pédicures-podologues qualifiés, une qualité de prestations identique à celle des meilleurs cabinets libéraux.

3) Sauf que le système de santé français est encore très cloisonné…

FF : Oui, mais pour combien de temps ? Il n’est pas normal que les professionnels de santé ignorent ce que peuvent faire leurs confrères. Sur le terrain, l’interdisciplinarité et la complémentarité des personnels soignants font de grands pas en avant : la plupart des terrains de stage en CHU ou en centre de rééducation que nous proposons à nos étudiants s’ouvrent à ce modèle. Les pouvoirs publics observent cette évolution et, même si les résistances structurelles sont encore fortes, finiront par en tenir compte aussi.

Les professionnels de santé que nous formons devront être capables de prendre toute leur place dans ce monde qui sera le leur. Comme organisme de formation initiale, nous voulons les y préparer, d’où notre volonté de fonctionner par campus regroupant des métiers et des profils complémentaires, offrant des activités et des projets communs et permettant l’accès aux expériences et approches étrangères ; d’où, aussi, notre intérêt pour tous les savoirs et toutes les professions de santé permettant de bien vieillir et bien guérir.

frederick fabry kine podo ergo assas

L’équipe dirigeante de l’École d’Assas – Danièle Maille (IFE), Jean-Jacques Debiemme (IFMK). Jean-Pascal Beaumont (IFPP), Frédérick Fabry (DG) et Romain Darcos (Président) – lors de l’inauguration du siège de villa Thoréton.

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