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Dossier e-santé : Vive l’interdisciplinarité !

CRI Paris expérience Assas interdisciplinarité

Membre de la première promotion de l’Institut de Formation en Ergothérapie (IFE) de l’École d’Assas, Laura a participé à la semaine d’expérimentation e-santé organisée début mars au CRI Paris. Le projet auquel elle a travaillé a porté sur la conception d’un gant connecté pour la mesure des amplitudes articulaires du poignet. Après Rubén (lire ici) et Olivier Bory, le coordinateur de l’initiative pour le CRI (ici), elle nous livre son témoignage sur cette expérience pédagogique unique.

CRI Assas interdisciplinaritéLaura, comment avez-vous été impliquée dans cette expérience ?
Laura : J’ai reçu un courrier électronique du département international qui a retenu mon attention. On revenait de stage et, pour nous, à la différence des kinés et des podos, il ne s’agissait pas de sacrifier une semaine de vacances mais une semaine de cours. C’était moins difficile sans doute même si cela impliquait de devoir les rattraper ensuite.

Quel a été votre projet ?
Laura : Nous avons constitué un groupe de trois pour travailler à un gant intelligent permettant de calculer les amplitudes articulaires du poignet, pour aider à la rééducation du patient. Nous étions encadré par des chercheurs du CRI qui nous ont accompagné tout au long de la semaine. Nous avons aussi bénéficié d’interventions extérieures, comme par exemple un entretien via skype avec un chirurgien de Lyon qui nous a aidé à valider notre projet.

Que retenez-vous de cette semaine ?
Laura : Ce que je retiens, dans l’ordre, c’est d’abord le travail en équipe : comme on avait un temps limité pour exécuter notre projet, il a fallu bien gérer nos relations, bien répartir nos responsabilités, pour être le plus efficace possible. Ensuite, j’ai beaucoup apprécié l’interdisciplinarité : c’était d’autant plus enrichissant que l’on s’est bien entendu et que l’ambiance était excellente ; on a pu se donner des conseils de groupe à groupe. Enfin, on a découvert des techniques nouvelles : la couture, le codage, l’utilisation de la machine 3D, etc.
On a présenté notre projet à notre retour aux autres étudiants de la promotion et aux professeurs. Il a été très apprécié et je sais que d’autres étudiants sont prêts à participer à cette semaine si elle est renouvelée l’an prochain. À travers notre compte rendu, ils ont compris tout l’intérêt que cela pouvait représenter et qu’il s’agissait d’une expérience très cohérente avec le contenu de nos études.

interdisciplinarité CRI Assas

Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

Dossier spécial : Semaine e-santé au CRI

e-santé CRI Paris Assas 2019

Du 4 au 7 mars, 14 étudiants de l’École d’Assas, kiné, podo et ergo, ont participé à une expérimentation pédagogique innovante en partenariat avec le CRI Paris (Centre de recherches interdisciplinaires), portant sur la compréhension et l’appropriation des nouvelles technologies (textiles connectés et capture de mouvement) dans le domaine de la rééducation. Nous allons dans les prochains jours vous présenter les témoignages de quatre étudiants ayant participé à cette semaine consacrée à l’e-santé : Rubén, étudiant Erasmus+ espagnol en dernière année de kinésithérapie ; Laura, étudiante en première année d’ergothérapie ; Jonathan, en deuxième année de podologie ; et, pour conclure, Clotilde, en deuxième année de kinésithérapie mais ayant auparavant décroché un diplôme d’ingénieur. Chacun d’entre eux illustrera, à sa façon, ce qu’il a retiré de cette semaine qui représente bien l’esprit d’innovation – technique comme pédagogique – qui caractérise l’École d’Assas.


Pour introduire ce dossier, nous donnons aujourd’hui la parole à Olivier Bory, interne de médecine générale et coordinateur du HealthLab du CRI, un des organisateurs du projet avec Claire Eliot, spécialiste de e-textile au CRI, et le département international de l’École.

e-santé Assas CRIOlivier, comment est né le projet de cette semaine e-textile ?

OB : En février 2018, Nicole Maurice et Michel Pillu, du département international de l’École d’Assas nous ont contactés pour présenter le CRI lors de la conférence ENPHE 2018. Comme l’un des objectifs que nous poursuivons au sein de notre laboratoire est d’explorer et de favoriser l’interdisciplinarité en santé, nous avons saisi cette opportunité. Nous avons alors invité quelques étudiants kinés à participer à un atelier d’une journée chez nous. Cela nous a permis de présenter le CRI de façon dynamique au moment du congrès de l’ENPHE en donnant la parole à ces étudiants pour qu’ils partagent leur expérience. Enthousiasmés, Nicole et Michel nous ont alors demandé si nous avions une idée pour aller plus loin dans notre expérimentation. C’est alors que nous leur avons soumis l’idée de mener l’expérience sur une semaine complète en l’ouvrant aux étudiants des autres filières (donc kinésithérapie, plus podologie et ergothérapie).

Quel était votre objectif ?

OB : L’objectif de cette semaine, c’était d’offrir aux étudiants la capacité de comprendre et de s’approprier les nouvelles technologies en santé par l’expérimentation. Le principe, c’était de confronter les expertises de terrain des étudiants aux expertises techniques de nos experts ingénieurs et designers pour trouver et développer des prototypes adaptés à des cas précis. Nous avons accueilli 15 étudiants de l’Ecole d’Assas pendant leur semaine de vacances d’hiver dans nos locaux. Nous avons mis en place un mentorat tout au long de la semaine grâce aux équipes des CRI Labs, qui ont l’expertise nécessaire pour ce type d’expérimentation pédagogique ».

Quel était le programme de la semaine ?

OB : Nous l’avons découpé en 5 journées :

    – la première portait sur les connaissances brutes. C’était très dense mais indispensable ; certains retours d’étudiants à la fin de la semaine nous ont permis d’envisager des pistes d’amélioration sur ce point. Il s’agissait de découvrir les caractéristiques des capteurs souples (textiles connectés) et la manipulation des capteurs de mouvement, mais aussi de se familiariser avec les sources de recherche documentaire concernant les nouvelles technologies,
    – les deux journées suivantes, on les a invités à se retrousser les manches et à s’approprier les technologies à leur disposition au cours d’ateliers illustrant l’utilisation de ces technologies (programmation, utilisation du textile connecté et intégration de capteurs). En parallèle, ils avaient des plages de réflexion pour faire évoluer leur projet en fonction de leur apprentissage,
    – le jeudi a été pleinement consacré à la fabrication concrète de leur prototype,
    – la dernière matinée était consacrée au rendu du projet en vue de l’évaluation finale. Nous leur avions demandé trois choses : d’abord de présenter leur prototype en le faisant fonctionner ; ensuite, d’en illustrer, sous forme de powerpoint, la motivation et l’intérêt scientifique ; et, enfin, de réaliser une vidéo montrant leur création sous un angle artistique et/ou ludique.

Pourquoi ce dernier point, aux frontières de la communication et du marketing ?

OB : En fait, dans le cadre de la réflexion préliminaire, nous avions demandé aux étudiants de réaliser une brève étude de marché des solutions existantes montrant leurs atouts et leurs défauts (similaire à une revue de bibliographie pour un mémoire), pour leur permettre de mieux définir et justifier leur projet. Notre objectif premier était pleinement pédagogique et scientifique tout en tenant compte de la réalité économique.

Le rendu sous trois formats a permis aux étudiants de porter un regard différent sur leur projet, de s’exercer à une gymnastique d’esprit leur permettant de ne pas être prisonniers d’une approche univoque mais de considérer aussi bien l’aspect scientifique et technique qu’économique ou pédagogique : la réalisation du prototype leur a fait découvrir la façon de passer d’une idée à une réalisation concrète ; le powerpoint s’apparentait plus à une étude clinique (population cible, solution apportée, méthode employée, test et discussion des résultats) ; enfin, l’idée de la vidéo, qui, au départ, les a surpris voire rebutés, servait exactement à cela.

Au final, ils ont tous relevé le défi, de sorte que, le vendredi après-midi, ils nous ont avoué qu’ils n’imaginaient pas, en arrivant le lundi, vivre une expérience aussi intense, qui les a mis en contact, non seulement avec des techniques et des technologies nouvelles, mais aussi avec des façons de penser et de communiquer nouvelles.

C’est là, certainement, le plus beau succès de cette expérience, en plus des relations qui se sont développées entre les différents étudiants comme entre les étudiants et notre équipe de mentors et d’experts.

e-santé cri Assas 2019

Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

Avec EuroHealthNet en Bulgarie

Bulgarie

Membre associé du réseau EuroHealthNet, l’École d’Assas a été représentée par Isabelle Langlois-Wils mi-novembre 2018 à Sofia, en Bulgarie, pour une rencontre sur la situation des personnes souffrant de maladie chronique ou mentale face aux inégalités d’accès aux soins.

Principal réseau européen d’information et de discussion sur la santé, l’équité et le bien-être, EuroHealthNet a pour objectif de contribuer à la transformation des systèmes de santé afin de favoriser la réduction des inégalités en matière d’accès aux soins de santé dans une perspective de développement durable.

C’est à la demande du département international de l’École d’Assas qu’Isabelle Langlois-Wils a participé à ces journées de Sofia. Kinésithérapeute, intervenante depuis 1995 à l’IFMK de l’École d’Assas, en particulier en pédiatrie ainsi que pour les mémoires de diplôme d’État, Isabelle Langlois-Wils est aujourd’hui référente de stage en cycle 1. Cadre supérieur de santé, son expérience du secteur hospitalier et son aisance en anglais – l’anglais est la langue de travail d’EuroHealthNet – étaient précieuses dans un tel cadre pour permettre à l’École d’être à la fois bien représentée mais aussi bien informée. « La participation à ces événements internationaux institutionnels – sur une trentaine de participants, la plupart étaient des médecins travaillant dans des organismes de santé publique – participe de ce qui pourrait être la “recherche et développement” d’une école comme la nôtre » explique Nicole Maurice, responsable du département international de l’École d’Assas.

S’informer pour mieux former

De fait, si ces journées de Sofia n’avaient pas de rapport direct avec le monde de la kinésithérapie, elles en avaient avec l’ergothérapie comme Isabelle Langlois-Wils a pu s’en rendre compte lors de la visite d’un centre de réhabilitation psycho-social en milieu ouvert. Parmi les pays les plus pauvres d’Europe, la Bulgarie n’a pas encore pleinement défini sa politique en matière de santé mentale et le rôle occupé par le secteur privé y est donc important, notamment en milieu ouvert. Dans le centre visité lors de ces rencontres, une cinquantaine de personnes sont suivies par an, avec des moyens limités mais beaucoup de bonne volonté et en utilisant de nombreuses techniques et activités liées notamment à l’ergothérapie.

L’occasion, pour, Isabelle Langlois-Wils, de revenir à Paris avec une interrogation à partager : « Comment, nous, responsables de l’éducation des professionnels de santé, peut-on intégrer ou promouvoir ces programmes européens au cours de la formation de nos étudiants et les sensibiliser ainsi à leur rôle d’acteurs de santé ? »

Bulgarie ergothérapie

Un film pour promouvoir le futur IFE Assas

En vue de permettre aux futurs étudiants de découvrir la formation proposée par le nouvel Institut de Formation en Ergothérapie de l’Ecole d’Assas, un film a récemment été réalisé.

Ce clip d’un peu moins de deux minutes met en valeur le métier et le savoir-faire de l’Ergothérapeute, ainsi que l’environnement d’apprentissage exceptionnel dans lequel se déroulera la formation.

Implanté au cœur d’un accueil de jour sur le site du Mérantais, l’IFE Assas ouvrira ses portes en septembre 2018.

Pour plus d’informations : cliquez-ici

Merci à tous ceux qui ont contribué à sa réalisation !

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