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L’École d’Assas offre le dépistage du covid-19 en interne

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À partir de lundi, un espace dédié de l’École d’Assas sera consacré à la réalisation des tests PCR de dépistage du covid-19.

C’est à la suite de la parution de l’arrêté ministériel du 15 septembre 2020 – qui autorise désormais les kinésithérapeutes, sous réserve d’être préalablement formés, à réaliser les prélèvements nécessaires à la détection du virus – que la direction de l’École d’Assas a pris la décision d’organiser en son sein le dépistage du covid-19.

dépistageTout le personnel et tous les étudiants de l’École sont concernés par cette initiative qui, alors que les laboratoires d’analyses sont encombrés, permet à ceux qui ont une crainte légitime d’avoir contracté le virus, ou ont besoin de certifier de leur état de santé, d’effectuer le test PCR en quelques minutes. Le test, sur rendez-vous, sera en priorité proposé aux étudiants devant attester de leur état de santé avant de partir en stage. Un box de la clinique de podologie a été spécialement mis à disposition pour pouvoir réaliser les tests dans de bonnes conditions. Plusieurs kinésithérapeutes dûment formés vont participer à cette campagne de dépistage.

Mis en place sous la direction de Jean-Jacques Debiemme, ce service s’inscrit dans la philosophie de l’École, humainement innovante et solidaire.


Le test PCR, c’est quoi ?

PCR signifie « Polymerase Chain Reaction » (réaction en chaîne par polymérase) : c’est un procédé d’analyse qui démultiplie les séquences d’ADN jusqu’à pouvoir les détecter et les identifier. Il se fait à partir de prélèvements biologiques effectués par tampon nasal et salivaire. Ce sont ces prélèvements que les kinésithérapeutes sont dorénavant, et sous réserve d’une formation préalable, autorisés à réaliser. Ce sont ensuite les laboratoires d’analyse biologique qui traitent les échantillons et fournissent le résultat du test sous 48h.

À lire : la page d’informations de l’ordre des MK sur les kinés et les prélèvements de dépistage du covid-19.

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Ergothérapie : une rentrée sous le signe de l’efficacité et de la sécurité

La rentrée à l’Institut de formation en ergothérapie (IFE) se fait dans des conditions sanitaires et pédagogiques contrôlées pour assurer aux étudiants la meilleure des reprises possibles.

La principale mesure prise, indique Danièle Maille, directrice de l’IFE, a été d’équiper l’institut du matériel nécessaire pour permettre que les enseignants venant faire cours à l’IFE bénéficient de tous les outils informatiques (PC, tablette graphique, webcam, micro et accès à la plate-forme Microsoft Teams) pour interagir au mieux avec les étudiants.

En outre, les salles de cours ont été réaménagées pour assurer la distanciation physique avec un étudiant par table. Cette mesure vient s’ajouter aux gestes barrières avec le port du masque obligatoire et la mise à disposition de solution hydroalcoolique et de désinfectant de surface.

efficacitéLes étudiants sont répartis en deux groupes et assistent en alternance aux cours magistraux : les enseignants donnent leur cours, en présentiel, à la moitié de la promotion, tandis que l’autre moitié de la promotion suit ce même cours à distance. De ce fait, quand les étudiants ne sont pas physiquement présents en classe, ils bénéficient toujours de la possibilité d’intervenir à distance et de poser des questions à l’enseignant.

Pour les travaux dirigés, les étudiants sont répartis sur des tables espacées, respectant la distanciation requise et favorisant le travail à deux ou trois. Les séances de travaux pratiques, quant à elles, se poursuivent de façon classique, par groupe, avec une sensibilisation particulière des étudiants à la désinfection de leur poste de travail, comme il leur est, par ailleurs, demandé en secteur hospitalier.

Skype, une autre approche de l’international

skype approche international

Étudiant en deuxième année de masso-kinésithérapie, Steven a participé au Projet Skype mis en place depuis 2015 par le département international de l’École d’Assas. Il nous raconte ici cette expérience pédagogique originale qui s’inscrit parfaitement dans les autres initiatives mises en place pour confronter les étudiants aux enjeux et aux spécificités de la pratique de leur future profession à l’étranger.​

Le « Projet Skype » consiste tout simplement à conduire deux entretiens en anglais via Skype avec un étudiant en physiothérapie issu de l’une des 17 universités européennes qui participent au projet. Ensuite nous devons restituer ces deux entretiens à l’écrit et en langue anglaise.​

Cette année j’ai donc pu faire connaissance avec un élève de première année de kinésithérapie Néerlandais, étudiant de l’Université de Hanze, aux Pays-Bas. C’est la première fois que je conversais avec un étudiant européen et j’appréhendais beaucoup cette entrevue du fait de la différence de niveau quant à la pratique de la langue anglaise. Lors du premier entretien, je n’étais donc pas très à l’aise mais, une fois lancé et après avoir fait connaissance avec des phrases basiques, la suite de la discussion fut assez facile. Je n’ai ressenti aucun jugement de la part de mon interlocuteur, ce qui a fortement facilité notre conversation qui, durant presque 2 heures, m’a permis de découvrir un pays mais aussi une culture autrement que par le tourisme classique. ​

Notre deuxième appel Skype a porté sur des sujets plus « spécifiques ». Nous avons cherché à comprendre et comparer les différents systèmes entre nos deux pays, aussi bien au niveau des soins qu’au niveau scolaire. Cet entretien d’environ une heure a mis en lumière le fait que nos deux pays sont finalement assez similaires. La différence la plus notable concerne l’accès aux études de kinésithérapie aux Pays-Bas, qui se fait directement à la sortie du lycée.​

Enfin, nous avons eu un dernier entretien pour parler d’actualité et notamment du COVID-19. Nous avons évoqué les différentes stratégies été mises en place pour lutter contre le virus, mais aussi la manière dont ce dernier a bouleversé nos quotidiens. Je n’ai pas été surpris en apprenant que nos deux pays étaient en quarantaine et avaient opté pour les mêmes stratégies afin de limiter la propagation du virus. Malgré la différence culturelle, le virus a impacté de la même façon nos vies. ​

Outre à nous encourager à la pratique de l’anglais, ce projet Skype permet aux écoles et aux étudiants de tisser des liens entre eux. Nous pouvons en mesurer toute l’utilité et le potentiel au cours des échanges avec notre correspondant. Après avoir dépassé la barrière de la langue, j’en suis sorti enrichi avec la volonté de retenter l’expérience, pourquoi pas dans un cadre autre que scolaire. ​

Steven, K2​

Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

Quelles pédagogies pour quelle kinésithérapie ?

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La conférence ENPHE 2018 a offert un large survol des pistes pédagogiques actuellement empruntées par la masso-kinésithérapie européenne. Voici un résumé des principales interventions scientifiques proposées au public. Vous verrez que la réflexion pédagogique est toujours plus approfondie, ne négligeant ni les évolutions de la société, ni les nouvelles technologies, ni les bases manuelles du métier.

L’approche multidisciplinaire est l’une des pistes pédagogiques les plus parcourues actuellement. Ainsi, Anita Ahlstrand, enseignante à l’Université Metropolia d’Helsinki, a présenté le projet MINNO© qui réunit l’ensemble des étudiants autour d’un projet innovant: « quand une infirmière rencontre un homme/femme d’affaires, quand un physiothérapeute rencontre un ingénieur, le résultat est une façon de penser unique complètement nouvelle ». L’idée est de faire coopérer les étudiants avec des étudiants venus d’horizons autres que celui de la santé. Il en découle des projets innovants tel que Rehaboo qui s’appuie sur les ressources des consoles de jeu pour aider les enfants à avoir un séjour agréable à l’hôpital (How to help children to experience a more enjoyable hospital visit with new technology? Physiotherapy Microsoft Xbox Kinect game for the New Children’s hospital).

De l’approche multidisciplinaire…

pédagogiesUne autre tendance est l’émergence d’une relation plus transversale entre l’étudiant et l’enseignant. Les étudiants sont associés à la construction du cours en amont de celui-ci, ce qui rend l’enseignement plus participatif, laissant la place à plus d’échange. Le travail en petits groupes devient prépondérant par rapport au cours magistral dont le format, jugé trop passif, tend à disparaître. C’est exactement le sens de l’intervention de François Taddei, co-fondateur du Centre de Recherches Interdisciplinaires et auteur du rapport sur la société apprenante: « Inventer l’éducation supérieure du XXIème siècle suppose de passer à une pédagogie active (…) un renforcement des activités collaboratives, favorisant le travail en équipe » (à télécharger ici).

Cinq étudiants européens : Sarah Vignaux et Alexandre Tan de l’École d’Assas, Yusra Sert de l’Université Marmara en Turquie (en mobilité Erasmus à Assas), Selma Reynisdóttir, de l’Université d’Islande et une étudiante du CEERRF ont pris la parole. Accompagnés par François Taddei, Olivier Bory, interne en médecine et Flavien Quijoux kinésithérapeute, tous deux membres du Health Lab du CRI Paris, ils ont pu présenter l’expérimentation pédagogique interdisciplinaire en kinésithérapie réalisée au CRI pour ensuite échanger avec la salle sur « l’IFMK idéal » : un espace ouvert aux possibles, au rêve, à l’imagination des étudiants, à l’écoute de leurs idées. François Taddei a été le modérateur du débat. Les directeurs d’IFMK ont souligné que la nouvelle gouvernance des IFMK institutionnalise la démocratie étudiante, mais il ne s’agit pas de cela. Il s’agit d’espaces où chaque étudiant en tant qu’individu exprime sa créativité autour d’un projet en équipe et le mène à terme dans le cadre de sa formation, à la frontière du formel et de l’informel. Les nouvelles approches de la pédagogie valorisent à la fois la créativité de l’individu en tant que tel mais toujours en équipe, sur un mode collaboratif et transversal.

… aux cours participatifs…

pédagogiesLes nouvelles technologies sont de plus en plus utilisées pour apprendre dans le cadre de l’apprentissage. L’IFMK de Bègles a présenté le Serious Game Petrha: « initié pour répondre à de réelles problématiques de santé européennes, [il permet] aux étudiants et futurs professionnels en physiothérapie de s’entrainer au raisonnement clinique grâce à la simulation numérique dans le but d’une meilleure prise en charge du patient ». http://petrha.eu/. Ce projet a été présenté par Estelle de Temmerman (K4) et Ashley Van Haluwyn (K2). Sous l’œil attentif et bienveillant de leur enseignant Bruno Albouy, responsable K3, ces deux étudiantes ont présenté le jeu et sa pertinence pour la formation initiale.

… et aux nouvelles technologies

Mais la technologie est aussi présente dans le traitement des patients, tel que l’ont montré Franck Van Zon (Physitrack BV) et Jasmin Pekaric (University of Applied Sciences Institute for Human Movement Studies, Utrecht). Les nouvelles technologies permettent d’obtenir d’excellents résultats dans le réentraînement à l’effort, le traitement de la douleur, l’amélioration de la posture avec une nouvelle approche de la rééducation du patient. L’utilisation de la technologie permet d’améliorer l’appropriation par le patient de la gestion de son temps et de ses soins, d’une manière multidimensionnelle. Un des principaux intérêts de la technologie est d’interdire l’à-peu-près et donc de renforcer tout ce qui implique l’utilisation des niveaux de preuves. À travers les jeux, la réalité virtuelle ou augmentée, permet une nouvelle pédagogie et une nouvelle didactique vis-à-vis des patients mais forme aussi une compétence nouvelle des étudiants pour le 21ème siècle. Le physiothérapeute doit partager et collaborer avec son patient, il doit remplacer la peur de l’inconnu par la curiosité. Toutefois, les deux auteurs ont aussi insisté sur le fait que l’apparition de ces technologies nouvelles dans la rééducation n’empêche pas la physiothérapie d’être encore et toujours, une affaire de professionnels aguerris.

En matière de professionnels aguerris, l’assistance a particulièrement apprécié la conférence de Pasquale Gallo, enseignant à l’IFMK Valentin Haüy, qui présentait la pédagogie mise en place en coopération avec Thierry Lassalle, responsable K3 à l’IFMK Assas, pour les étudiants mal voyants. Cette pédagogie originale est complètement méconnue dans le nord de l’Europe, puisqu’il n’y a pas dans ces pays d’écoles dédiés aux mal-voyants. En Europe, seule l’Espagne a une école spécialisée dans le handicap visuel, ce qui a suscité de nombreuses questions sur les méthodes d’enseignement et la mise en stage.

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