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Skype, une autre approche de l’international

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Étudiant en deuxième année de masso-kinésithérapie, Steven a participé au Projet Skype mis en place depuis 2015 par le département international de l’École d’Assas. Il nous raconte ici cette expérience pédagogique originale qui s’inscrit parfaitement dans les autres initiatives mises en place pour confronter les étudiants aux enjeux et aux spécificités de la pratique de leur future profession à l’étranger.​

Le « Projet Skype » consiste tout simplement à conduire deux entretiens en anglais via Skype avec un étudiant en physiothérapie issu de l’une des 17 universités européennes qui participent au projet. Ensuite nous devons restituer ces deux entretiens à l’écrit et en langue anglaise.​

Cette année j’ai donc pu faire connaissance avec un élève de première année de kinésithérapie Néerlandais, étudiant de l’Université de Hanze, aux Pays-Bas. C’est la première fois que je conversais avec un étudiant européen et j’appréhendais beaucoup cette entrevue du fait de la différence de niveau quant à la pratique de la langue anglaise. Lors du premier entretien, je n’étais donc pas très à l’aise mais, une fois lancé et après avoir fait connaissance avec des phrases basiques, la suite de la discussion fut assez facile. Je n’ai ressenti aucun jugement de la part de mon interlocuteur, ce qui a fortement facilité notre conversation qui, durant presque 2 heures, m’a permis de découvrir un pays mais aussi une culture autrement que par le tourisme classique. ​

Notre deuxième appel Skype a porté sur des sujets plus « spécifiques ». Nous avons cherché à comprendre et comparer les différents systèmes entre nos deux pays, aussi bien au niveau des soins qu’au niveau scolaire. Cet entretien d’environ une heure a mis en lumière le fait que nos deux pays sont finalement assez similaires. La différence la plus notable concerne l’accès aux études de kinésithérapie aux Pays-Bas, qui se fait directement à la sortie du lycée.​

Enfin, nous avons eu un dernier entretien pour parler d’actualité et notamment du COVID-19. Nous avons évoqué les différentes stratégies été mises en place pour lutter contre le virus, mais aussi la manière dont ce dernier a bouleversé nos quotidiens. Je n’ai pas été surpris en apprenant que nos deux pays étaient en quarantaine et avaient opté pour les mêmes stratégies afin de limiter la propagation du virus. Malgré la différence culturelle, le virus a impacté de la même façon nos vies. ​

Outre à nous encourager à la pratique de l’anglais, ce projet Skype permet aux écoles et aux étudiants de tisser des liens entre eux. Nous pouvons en mesurer toute l’utilité et le potentiel au cours des échanges avec notre correspondant. Après avoir dépassé la barrière de la langue, j’en suis sorti enrichi avec la volonté de retenter l’expérience, pourquoi pas dans un cadre autre que scolaire. ​

Steven, K2​

Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

L’École d’Assas partenaire d’Aurélie Gauvry

Aurélie Gauvry mécénat cardiaque

Mécénat cardiaque

Masseur-kinésithérapeute, diplômée de l’IFMK de l’École d’Assas en 2010, Aurélie Gauvry s’apprête à traverser l’Europe en vélo, de l’embouchure de la Loire aux rivages de la Mer Noire, pour lever des fonds pour l’association « Mécénat Chirurgie Cardiaque ». Fondée par le professeur Francine Leca, cette association offre la possibilité à des enfants du monde entier souffrant de graves malformations cardiaques d’être opérés en France. L’École d’Assas est heureuse d’être l’un des partenaires du projet d’Aurélie.

Aurélie Gauvry mécénat cardiaque AssasCe vendredi 24 mai, Christine Breton, responsable financière de l’École, a remis à Aurélie Gauvry un chèque manifestant l’adhésion de l’École d’Assas à son projet. Comme l’a souligné Romain Darcos, notre président, l’initiative d’Aurélie, outre sa dimension humanitaire, « s’inscrit parfaitement dans les projets soutenus par l’École d’Assas autour du sport-santé et des échanges internationaux ».

De fait, c’est en partie lorsqu’elle étudiait à l’École d’Assas, où elle était membre du bureau « sport et solidarité » du Goka (*), que s’est développée la passion d’Aurélie pour l’action humanitaire à travers le sport et les voyages. Avec ce défi à vélo, elle a choisi de servir une mission qui lui tient à cœur, au sens littéral comme au sens figuré : celle de faire connaître et soutenir l’association Mécénat Chirurgie Cardiaque et son action. Au fil des 3600 km qui séparent le littoral atlantique de la Mer Noire, chaque km parcouru par Aurélie à la force de ses jambes et au rythme de ses pulsations cardiaques, rapportera 1 euro à l’association.

Aurélie Gauvry mécénat cardiaque AssasEn choisissant de parcourir l’Europe à vélo, à bilan carbone zéro, Aurélie Gauvry entend en outre sensibiliser le public aux possibilités offertes par le tourisme vert pour découvrir les richesses naturelles de l’Europe. Son parcours empruntera en effet la piste EuroVelo 6 qui longe la Loire, traverse la Bourgogne, côtoie le Rhin en Suisse, traverse la Bavière et descend le Danube. À une moyenne de 40 km par jour, Aurélie compte employer trois mois pour accomplir sa traversée. Durant cette période, elle tiendra ses proches informés via son compte Instagram.

Heureuse du soutien de l’École d’Assas, Aurélie invite étudiants, professeurs et amis à suivre son périple et à l’encourager eux aussi – y compris, pour ceux qui le peuvent, en participant à la cagnotte ouverte en faveur de l’association du Professeur Leca. Son départ de Loire-Atlantique est prévu le 19 août 2019.

(*) Le BDE de nos étudiants kinés.

Aurélie Gauvry mécénat cardiaque Assas

Avec EuroHealthNet en Bulgarie

Bulgarie

Membre associé du réseau EuroHealthNet, l’École d’Assas a été représentée par Isabelle Langlois-Wils mi-novembre 2018 à Sofia, en Bulgarie, pour une rencontre sur la situation des personnes souffrant de maladie chronique ou mentale face aux inégalités d’accès aux soins.

Principal réseau européen d’information et de discussion sur la santé, l’équité et le bien-être, EuroHealthNet a pour objectif de contribuer à la transformation des systèmes de santé afin de favoriser la réduction des inégalités en matière d’accès aux soins de santé dans une perspective de développement durable.

C’est à la demande du département international de l’École d’Assas qu’Isabelle Langlois-Wils a participé à ces journées de Sofia. Kinésithérapeute, intervenante depuis 1995 à l’IFMK de l’École d’Assas, en particulier en pédiatrie ainsi que pour les mémoires de diplôme d’État, Isabelle Langlois-Wils est aujourd’hui référente de stage en cycle 1. Cadre supérieur de santé, son expérience du secteur hospitalier et son aisance en anglais – l’anglais est la langue de travail d’EuroHealthNet – étaient précieuses dans un tel cadre pour permettre à l’École d’être à la fois bien représentée mais aussi bien informée. « La participation à ces événements internationaux institutionnels – sur une trentaine de participants, la plupart étaient des médecins travaillant dans des organismes de santé publique – participe de ce qui pourrait être la “recherche et développement” d’une école comme la nôtre » explique Nicole Maurice, responsable du département international de l’École d’Assas.

S’informer pour mieux former

De fait, si ces journées de Sofia n’avaient pas de rapport direct avec le monde de la kinésithérapie, elles en avaient avec l’ergothérapie comme Isabelle Langlois-Wils a pu s’en rendre compte lors de la visite d’un centre de réhabilitation psycho-social en milieu ouvert. Parmi les pays les plus pauvres d’Europe, la Bulgarie n’a pas encore pleinement défini sa politique en matière de santé mentale et le rôle occupé par le secteur privé y est donc important, notamment en milieu ouvert. Dans le centre visité lors de ces rencontres, une cinquantaine de personnes sont suivies par an, avec des moyens limités mais beaucoup de bonne volonté et en utilisant de nombreuses techniques et activités liées notamment à l’ergothérapie.

L’occasion, pour, Isabelle Langlois-Wils, de revenir à Paris avec une interrogation à partager : « Comment, nous, responsables de l’éducation des professionnels de santé, peut-on intégrer ou promouvoir ces programmes européens au cours de la formation de nos étudiants et les sensibiliser ainsi à leur rôle d’acteurs de santé ? »

Bulgarie ergothérapie

ENPHE 2018 remet la France en jeu

opening Enphe 2018

Du 20 au 22 septembre 2018, l’École d’Assas a organisé la 23ème conférence du réseau ENPHE (European Network of Physiotherapy in Higher Education). Cette conférence s’est tenue à la Défense, dans les locaux de COM SQUARE et a réuni 264 participants, étudiants et enseignants représentant 100 universités ou instituts de formation en physiothérapie de 24 pays d’Europe, du Liban, de Turquie et des États-Unis.

ENPHE est le réseau européen d’écoles/instituts de physiothérapie dont la vocation est d’offrir une plateforme d’échange d’information, de nouveaux projets et de pratiques pédagogiques autour de la formation. Le thème retenu cette année est celui de l’innovation et de la multidisciplinarité dans l’éducation. Des orateurs de renom, ont apporté leur expertise sur cette thématique. Entre les séances plénières, les thématiques de l’innovation et de la multidisciplinarité étaient déclinées en ateliers sur les thèmes suivants :

  • Professional issues ;
  • Research ;
  • Facilitation of Learning ;
  • Internationalization ;
  • Physiotherapists in the emergency room. An emerging role ;
  • Practice-based learning ;
  • Interprofessional learning in ENPHE.

Les ateliers sont animés sur un mode collaboratif ; les participants sont sollicités pour échanger sur les thèmes présentés par le(s) facilitateur(s). Un des intérêts d’ENPHE est d’être un lieu d’échange de pratiques éducatives, de les tester ensemble avec les étudiants et de construire au fil des années de nouveaux outils qui facilitent l’apprentissage.

Une approche pédagogique impliquant les étudiants

En effet, une des caractéristiques essentielles d’ENPHE est la participation très importante des étudiants. Parmi les 264 inscrits, il y avait centaine d’étudiants à qui la première journée de la conférence était entièrement dédiée. Leur travail s’est organisé autour d’ateliers entrecoupés d’une séance plénière sur la multidisciplinarité à l’hôpital, animée par Mmes Vilma Bouratroff et Karin Colonna du Centre Hospitalier de Plaisir (78). Ensuite, au cours des deux dernières journées, les étudiants se mêlent aux enseignants et participent au travail des ateliers.

Cinq autres écoles françaises ont envoyé des représentants : IFMK APHP, EFOM, IFMK Bègles, IFMK de La Musse, IFMK de Dijon, ce qui sanctionne le retour de la France dans ENPHE. Les communications de Pasquale Gallo, enseignant à l’IFMK Valentin Haüy, et la conférence inversée de François Taddei, co-fondateur du Centre de Recherches Interdisciplinaires, ont montré la richesse du savoir-faire français en termes de pédagogie et d’innovation dans la manière d’enseigner.

La place faite à la recherche

L’apport des universités européennes est fondamental sur un point essentiel : l’apport de l’initiation à la recherche comme instrument de formation. Les universités technologiques ont des laboratoires dédiés à la recherche en kinésithérapie. Non seulement on teste des techniques pour améliorer la prise en charge des patients mais aussi des techniques de communication avec les patients. Chaque recherche est accompagnée soit d’un article rédigé par l’étudiant et le professeur accompagnant soit un poster ; il est certain que l’écriture aux normes universitaires est particulièrement formateur. Pendant la conférence une vingtaine de posters ont été exposés dont certains présentés comme support à un master ou à une licence. Durant la cérémonie de clôture, les membres d’ENPHE décernent le prix du meilleur poster pour chacun des niveaux.

Le dernier mot de cet article est dédié à nos étudiants et à nos étudiants Erasmus qui ont assuré l’accueil, la logistique et bien d’autres imprévus pendant trois jours denses et riches en échanges. Les étudiants sont le moteur de l’histoire de nos écoles, c’est eux qui nous poussent à nous ouvrir sur le monde. C’est à cette jeunesse qui nous entoure tous les jours que « nous sommes redevables, c’est elle qui nous oblige. Pour elle, on se doit de répondre aux appels du présent ». (Patrick Boucheron, Ce que peut l’histoire, Leçon Inaugurale au Collège de France, 17/12/2015).

Un grand MERCI, donc, à Manon, Alexandre, Nathanaël, Clara, Apolline, Cécile, Margaux, Chloé, Sarah, Alexandre, Yusra (Turquie) et Pihla (Finlande).

Michel Pillu, Nicole Maurice et Laurence Le Goff
Département International de l’École d’Assas

 

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