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Engagées pour la vie étudiante

bde assas 2019 engagées

Rencontre avec les toutes nouvelles présidentes des BDE de l’École d’Assas

En fin d’année scolaire, les étudiants procèdent au renouvellement des équipes des BDE (Bureau des élèves) pour préparer au mieux la rentrée suivante. Cette année, le tout nouveau BDE d’ergothérapie et les deux BDE historiques (kiné et podo) ont choisi des étudiantes pour présidentes : Élodie (IFE), Victoire (IFPP) et Léa (IFMK). L’occasion de découvrir leurs parcours personnels et leurs projets pour animer la vie étudiante l’an prochain.

Élodie, présidente du BDE GOEA

1) Ton parcours ?
Je suis arrivée à l’École d’Assas en ergothérapie via le concours de PACES (première année commune aux études de santé). Après avoir vécu une bonne intégration en 1ère année, j’ai décidé de me présenter à l’élection de présidente du BDE et j’ai été élue. J’aime mettre en place des projets, organiser, aider les autres et échanger avec eux : la présidence du BDE me donne l’opportunité de le faire.
2) Tes projets pour le BDE ?
Mon ambition est de faire vivre une aussi bonne intégration aux futurs E1 que celle vécue cette année. L’intégration commence dès le début de l’année avec le choix des parrains/marraines et nous pensons mettre en place un jeu de piste pour que les E1 trouvent leur référent respectif. Ce sera un bon moyen pour créer facilement des liens entre les 2 promos. Nous avons aussi l’idée de mettre en place un système de tutorat, le soir, pour aider les E1 dans leur travail et leurs révisions. Cela permettra aux parrains et filleuls de se connaître davantage.
Les principaux événements que nous organiserons seront le WEI (week-end d’intégration), en commun avec les kinésithérapeutes et les podologues d’Assas, et l’Inter-ergo, qui rassemble différentes écoles d’ergothérapie de France. Nous aurons aussi différents rendez-vous en commun avec les kinés. Nous aimerions aussi créer au sein du site du Mérantais des initiatives à destination des patients, à l’occasion de fêtes comme Noël, pour apprendre à nous connaître et tisser des liens avec eux.

Victoire, présidente du BDE GOPA

bde assas 2019 engagées

1) Ton parcours
Je suis en première année de podologie. J’ai commencé par une prépa orthoptiste mais j’ai vite compris que ce n’était pas une formation faite pour moi. Sur les conseils d’un prof, j’ai alors fait un stage chez un podologue libéral… et j’ai trouvé le métier qui me correspondait ! J’ai passé 4 concours, tous avec succès, et ai choisi l’École d’Assas. Et je ne suis absolument pas déçue, bien au contraire !
2) Tes projets ?
Je savais que je voulais m’investir dans le BDE mais n’avais pas particulièrement l’intention d’être présidente. C’est en constituant la liste que les autres m’ont désignée : « c’est toi la présidente ». Je vois ça comme une super aventure, accompagnée de vice-présidents, tous plus géniaux les uns que les autres. Cela va être très enrichissant : nous allons devoir apprendre à travailler en équipe, gérer un budget, communiquer avec des prestataires, organiser des événements, etc. Mais ce qui nous intéresse le plus c’est d’intégrer le mieux possible les futurs étudiants, en créant une vraie cohésion, intra promo mais aussi inter, peu importe nos âges, nos niveaux d’études, mais aussi nos filières (podo, kiné ou ergo). Pour nous, Assas est une seule et même école : l’École d’Assas est une famille !
Parmi les rendez-vous à ne pas louper, en ordre à peu près chronologique, il y aura : l’Apéro au Champ de Mars, pour faire connaissance dans un cadre typiquement parisien ; la Soirée Parrain/Marraine au cours de laquelle parrains et marraines iront à la rencontre de leurs fillots et fillottes ; le WEI, bien entendu, le plus gros événement de l’année ; la Soirée Assas/EFOM, parce qu’à Assas on sait aussi très bien faire la fête ; ChristAssas, une initiative pour fêter Noël tous ensemble ; l’InterPodo et l’InterAssas ; le Gala de fin d’année, etc.

Léa, présidente du BDE GOKA

1) Ton parcours ?
À la fin de ma terminale je souhaitais faire un métier dans le domaine de la santé. Du coup, je suis rentrée en PACES et en fin d’année année je savais sans hésiter que je voulais faire kinésithérapeute. Je souhaitais à tout prix apprendre l’anatomie et c’est un métier qui me plaît énormément. J’ai alors choisi de redoubler ma PACES pour entrer à l’IFMK de l’École d’Assas : je l’ai choisi pour la qualité de sa formation et son offre de CFA et d’Erasmus. J’aime la kiné et le relationnel : comme présidente du BDE, je vais pouvoir contribuer à faire vivre l’esprit kiné et à une bonne entente entre tous les kinés, ceux d’Assas comme ceux des autres écoles.
2) Tes projets ?
Nous sommes séparés en deux promotions : une à saint Quentin-en-Yvelines (SQY) et l’autre à Paris. Nous avons décidé cette année d’intégrer 5 personnes de SQY au BDE afin de nous mélanger et d’organiser des événements qui permettront aux deux promotions de se rencontrer et de se souder.
Sinon, nos principaux temps forts de l’année seront : la soirée parrain/marraine qui permet aux étudiants de rencontrer leur famille d’études ; le week-end d’intégration, of course ; la soirée Assas-EFOM qui marque la fin d’intégration ; la mythique semaine de ski en février ; et, enfin, la, ou plutôt LA soirée inter-kinés ASSAS-MLMX !

bde goka 2019 engagées

3 BDE, un seul esprit !

Parrainage, intégration, bonne ambiance, tutorat, communication et échanges : les 3 présidentes des BDE de l’École d’Assas sont sur la même ligne et poursuivent des objectifs en adéquation avec ceux des équipes pédagogiques. Le rapprochement des filières podo et kiné en un même site, celui de Villa Thoréton, est vu comme une chance aussi bien par les kinés que les podos. C’est ce qu’expliquent très bien Victoire et Léa : « Nous avons l’intention de rapprocher nos filières pour améliorer l’entente entre nos deux métiers qui sont souvent complémentaires dans le parcours paramédical des patients. Nous cherchons des dates pour des initiatives communes qui nous permettront de partager bien plus que les murs dans lesquels nous étudions. »
Même état d’esprit chez Élodie et les ergos qui ont à cœur de travailler en liaison avec les étudiants des autres formations : « Les kinés de SQY ont su nous prendre sous leurs ailes dès le début de l’année et cela a créé un lien particulier entre nous. L’idée est de renforcer nos liens avec les kinés de SQY pour parvenir, demain, à organiser des événements ensemble et inviter alors les étudiants de Paris à nous rejoindre. »

Au Mérantais, l’ergothérapie à l’heure de la conception 3D

appartement ergotherapie conception 3d

Concevoir l’aménagement d’un appartement en fonction de la pathologie d’un de ses résidents : c’est le défi que les étudiants de l’Institut de Formation en Ergothérapie (IFE) de l’École d’Assas ont relevé avec le concours efficace et enthousiaste d’une architecte spécialisée.

L’IFE est situé au cœur du domaine du Mérantais, sur la commune de Saint-Quentin-en-Yvelines, au sein d’une structure d’accueil de jour pour personnes en situation de handicap et pour personnes vieillissantes en situation de handicap. Le site du Mérantais dispose en outre de locaux pour la formation des aidants professionnels et familiaux, de salles de formation et de réunion, mais aussi de deux appartements à vocation pédagogique.

Dans le cadre de l’unité d’enseignement « Techniques et outils d’aménagement de l’environnement », les étudiants de l’IFE ont été invités durant un trimestre à se concentrer sur le réaménagement d’un de ces deux appartements, sous la direction experte d’une architecte d’intérieur.

Une mise en situation dans les conditions du réel

« Le grand intérêt de ce travail, explique Sylvie Chataignier, architecte spécialisée en travaux d’aménagement et d’accessibilité pour personnes en situation de handicap et séniors, est qu’il s’est fait de façon professionnelle : les étudiants ont travaillé sur un projet réel, pour une pathologie bien définie et avec un logiciel spécialisé (Koreliz Design) dont nous avons obtenu la licence temporaire. » Le projet a été mené sous forme de travaux dirigés en petits groupes, chaque groupe prenant en compte une pathologie différente, qu’il s’agisse de handicap neuromoteur, neuro-développemental, locomoteur, neurologique ou autre, envisagé à différents stades de la vie.

« Travailler sur l’aménagement d’un appartement qu’ils ont pu visiter autant de fois que nécessaire, dans l’idée que, demain, une partie de leur projet pourrait se concrétiser, a été très stimulant pour nos étudiants. C’est la première fois, depuis que je suis formatrice, que je vois des étudiants adhérer pleinement à cette unité d’enseignement souvent trop abstraite pour eux, témoigne Christine Buzy, responsable pédagogique de l’IFE. »

Comme ce cours arrive dès le second semestre d’études d’ergothérapie, alors que les étudiants n’ont encore que peu d’expérience et de connaissances, ils ont en effet parfois du mal à en comprendre la finalité. « Pour accompagner le travail effectué avec l’architecte, poursuit Christine, nous les avons fait réfléchir, avec l’équipe pédagogique, sur les activités de leur vie quotidienne puis sur celles d’une personne présentant un handicap précis, pour les sensibiliser aux différents aspects de la perte d’autonomie. Ce projet a permis de les aider à envisager une prise en compte globale de la perte d’autonomie dans tous ses aspects les plus pratiques et quotidiens. »

Pour Léa, qui participait au groupe réfléchissant au réaménagement de l’appartement pour les besoins d’une personne paraplégique, « cet enseignement a été très instructif parce que nous avons dû nous mettre à la place de la personne en situation de handicap ». En outre, souligne-t-elle à son tour, « c’était très concret : nous avons commencé par visiter les lieux puis, après avoir pris en main le logiciel, nous avons imaginé tous les aménagements possibles en liaison avec l’architecte ».

Un projet concret et vivant

Fière de la grande implication des étudiants tout au long du projet, Sylvie Chataignier – qui, avec son atelier Modulor Design, travaille en lien constant avec centres de rééducation et ergothérapeutes – insiste sur le fait que « ce travail les aidera demain à mieux concevoir les besoins des personnes auprès desquelles ils interviendront mais aussi à mieux les exprimer aux professionnels concernés, à commencer par les architectes bien entendu ». Un autre aspect de ce projet qui lui tient à cœur est qu’il permet d’envisager le patient dans son environnement y compris familial : « l’aménagement d’un lieu de vie ou de travail ne peut pas se réduire aux exigences de la personne en situation de handicap, il faut aussi prendre en compte le confort de ceux qui partagent sa vie et les étudiants ont su en prendre conscience ».

Christine Buzy la rejoint en insistant sur l’inclusion qui est au cœur du projet de l’IFE : « Notre vision pédagogique est centrée sur le patient qui est forcément et prioritairement acteur de son projet de vie. Tout ce qui concourt à améliorer sa réinsertion dans son environnement, physique mais aussi humain, doit être favorisé. En s’investissant dans l’aménagement de cet appartement, au cœur du développement du site du Mérantais, nos étudiants ont pu toucher du doigt combien leur futur métier d’ergothérapeute est porteur de sens et créateur de valeur. C’est aussi, conclut-elle, une expérience qui leur a fait entrevoir le nécessaire travail de collaboration pluridiscipinaire que l’ergothérapeute doit mettre en œuvre. »

Rendez-vous l’an prochain pour la phase 2 de ce projet vivant, innovant et humainement enrichissant, parfaitement représentatif de l’esprit de l’IFE.

 

Dossier e-santé : Vive l’interdisciplinarité !

CRI Paris expérience Assas interdisciplinarité

Membre de la première promotion de l’Institut de Formation en Ergothérapie (IFE) de l’École d’Assas, Laura a participé à la semaine d’expérimentation e-santé organisée début mars au CRI Paris. Le projet auquel elle a travaillé a porté sur la conception d’un gant connecté pour la mesure des amplitudes articulaires du poignet. Après Rubén (lire ici) et Olivier Bory, le coordinateur de l’initiative pour le CRI (ici), elle nous livre son témoignage sur cette expérience pédagogique unique.

CRI Assas interdisciplinaritéLaura, comment avez-vous été impliquée dans cette expérience ?
Laura : J’ai reçu un courrier électronique du département international qui a retenu mon attention. On revenait de stage et, pour nous, à la différence des kinés et des podos, il ne s’agissait pas de sacrifier une semaine de vacances mais une semaine de cours. C’était moins difficile sans doute même si cela impliquait de devoir les rattraper ensuite.

Quel a été votre projet ?
Laura : Nous avons constitué un groupe de trois pour travailler à un gant intelligent permettant de calculer les amplitudes articulaires du poignet, pour aider à la rééducation du patient. Nous étions encadré par des chercheurs du CRI qui nous ont accompagné tout au long de la semaine. Nous avons aussi bénéficié d’interventions extérieures, comme par exemple un entretien via skype avec un chirurgien de Lyon qui nous a aidé à valider notre projet.

Que retenez-vous de cette semaine ?
Laura : Ce que je retiens, dans l’ordre, c’est d’abord le travail en équipe : comme on avait un temps limité pour exécuter notre projet, il a fallu bien gérer nos relations, bien répartir nos responsabilités, pour être le plus efficace possible. Ensuite, j’ai beaucoup apprécié l’interdisciplinarité : c’était d’autant plus enrichissant que l’on s’est bien entendu et que l’ambiance était excellente ; on a pu se donner des conseils de groupe à groupe. Enfin, on a découvert des techniques nouvelles : la couture, le codage, l’utilisation de la machine 3D, etc.
On a présenté notre projet à notre retour aux autres étudiants de la promotion et aux professeurs. Il a été très apprécié et je sais que d’autres étudiants sont prêts à participer à cette semaine si elle est renouvelée l’an prochain. À travers notre compte rendu, ils ont compris tout l’intérêt que cela pouvait représenter et qu’il s’agissait d’une expérience très cohérente avec le contenu de nos études.

interdisciplinarité CRI Assas

Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.