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Dossier e-santé : Mieux individualiser les soins

individualiser e-santé 2019

Voici le dernier volet de notre dossier spécial consacré à la semaine e-santé organisée par l’École d’Assas en partenariat avec le CRI Paris. Après Rubén (Erasmus+), Laura (ergo) et Jonathan (podo), c’est Clotilde, étudiante en deuxième année de kinésithérapie, qui témoigne aujourd’hui. Titulaire d’un diplôme d’ingénieur, Clotilde a vu dans ce projet original une occasion de satisfaire sa curiosité scientifique tout en mettant à profit ses compétences acquises avant de rejoindre l’IFMK de l’École d’Assas.

Clotilde, qu’est-ce qui vous a poussé à participer à cette semaine sur l’e-textile au CRI ?
Clotilde : En fait, j’ai une formation et un diplôme d’ingénieur et, depuis que j’ai choisi de me reconvertir dans la kinésithérapie, je m’intéresse à tout ce que la technologie peut apporter à la rééducation. Alors, quand j’ai entendu parler d’une conférence associant technologie et soin, j’ai tout de suite donné ma disponibilité. Toutefois, comme cette semaine correspondait à nos vacances d’hiver, je ne pensais au départ participer qu’à la journée de présentation pour partir en vacances ensuite. Finalement, j’ai tellement accroché au projet que je suis restée toute la semaine.

À quel projet avez-vous travaillé ?
Clotilde : J’ai travaillé en binôme, avec Alexandre, étudiant en K3, à la confection d’un gant connecté pour la rééducation du pouce.
Plutôt que de partir d’un cas clinique et de réfléchir à une solution technologique adaptée, comme l’ont fait les autres groupes, nous sommes partis des ressources, des outils et des compétences que nous avions à disposition pour définir un projet aisément réalisable dans le peu de temps qui nous était imparti.
Notre objectif, c’était de parvenir à tester concrètement cet objet. Nous avons retenu le principe d’un gant ludique car la rééducation du pouce peut, d’ordinaire, sembler longue et fastidieuse. Notre gant associe un textile intelligent à des capteurs reliés à des diodes lumineuses pour chacune des phalanges du pouce. À partir de là, suivant le principe de certains jeux éducatifs bien connus, notre idée était de permettre au patient soit de reproduire une séquence de couleurs proposées par un programme, soit de tenter des combinaisons de mouvements pour trouver une combinaison secrète. Nous n’avons pas eu le temps d’aller jusqu’au développement de ces programmes mais nous avons pu valider, grâce aux spécialistes du CRI, leur faisabilité.

Quel bilan tirez-vous de cette expérience ?
Clotilde : Au final, cette semaine, y compris grâce aux nombreux intervenants et témoins que nous avons pu rencontrer, m’a confortée dans l’idée de pouvoir, demain, conjuguer mes deux compétences – celle d’ingénieur et celle de kinésithérapeute – dans ma vie professionnelle : les pratiques de rééducation doivent pouvoir évoluer au rythme de la technologie, surtout si cela permet d’individualiser encore mieux les soins en fonction des besoins du patient. La technologie doit pouvoir être la fois au service du patient comme à celui du praticien, en lui offrant une palette de solutions à la fois plus large et plus ciblée.

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Un tandem au top !

Nos mémoires à l’heure internationale

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Dans le cadre de l’ouverture continue de sa pédagogie aux échanges internationaux, l’IFMK de l’École d’Assas a accueilli vendredi 1er mars la soutenance des deux premiers mémoires de fin d’études de kinésithérapie dirigés par des professeurs étrangers sous la supervision de Michel Pillu, pilier du département international de l’École.

mémoires Assas Stage kiné

Sarah, debout au centre, derrière Dan Fleury et Josh Cleland, lors de son stage 2017 au New Hampshire.

Sarah Vignaux a présenté le fruit de son travail, conduit simultanément en français et en anglais sous la houlette de Josh Cleland, professeur à l’université Franklin Pierce, dans le New Hampshire. L’idée d’un mémoire international a commencé à germer lors du stage effectué aux États-Unis par Sarah en juillet 2017. À cette occasion, elle fait la connaissance de Josh Cleland et de ses travaux. Lors de la Semaine Internationale 2018 de l’École, à laquelle participait Josh, elle se lance et lui demande, encouragée par le département international de l’École, s’il accepterait de diriger son mémoire de fin d’études sur le thème des cervicalgies. Sans hésiter, Josh accepte et l’aide très vite à mieux définir son sujet de recherche, finalement consacré aux « Preuves les plus récentes de l’efficacité des exercices chez les travailleurs souffrant de cervicalgies chroniques non-spécifiques : revue de la littérature ». Portant sur une sélection d’articles de la période 2013-2018, le mémoire que soutiendra Sarah vendredi concerne l’étude d’une dizaine d’essais randomisés contrôlés réalisés dans différents pays d’Europe et d’Asie (Iran, Pakistan, Chine, Corée).
En dépit de la distance, Josh Cleland a été très présent tout au long de la rédaction du mémoire : « Non seulement, cela a été très facile de travailler ensemble mais, comme je l’avais ressenti lors de mon stage en 2017, l’approche pédagogique américaine est très positive, notamment parce qu’elle n’hésite pas à valoriser l’étudiant. » Désireuse tout à la fois de partir à l’étranger et de se consacrer à la recherche, Sarah va tout d’abord travailler un an ou deux en France. Le temps de faire publier son mémoire, probablement dans une revue américaine, puis de préparer concrètement son projet à l’étranger.

« Prévention des tendinopathies du poignet et de la main gauche du violoniste/altiste, que se passe-t-il dans les conservatoires ? » C’est le sujet même de son mémoire, inspiré par sa propre pratique du violon, qui a poussé Aurore Senet à chercher un codirecteur de mémoire à l’étranger, en la personne de Stéphane Pfliegerenseignant à l’Université libre de Bruxelles ainsi qu’à la Haute École Léonard de Vinci, établissement partenaire de l’École d’Assas. Stéphane s’intéresse depuis plusieurs années aux pathologies de la main des musiciens professionnels et a pu accompagner Aurore tout au long de son étude. Réalisée auprès de cinq conservatoires de la région parisienne, celle-ci représente une synthèse des moyens et des conseils de prévention donnés aux apprentis-musiciens au cours de leurs études. Sur ces cinq conservatoires, deux d’entre eux offrent pour l’heure un programme d’éducation composé de savoirs à la fois théoriques et pratiques pouvant permettre de concourir à la prévention des pathologies les plus communes des musiciens amateurs et professionnels.
Suivant le parcours de promotion professionnelle des masseurs-kinésithérapeutes, un système nouveau qui veut que ses études soient pris en charge par les Hôpitaux de Paris (AP-HP) en échange de ses 5 premières années d’activité professionnelle, Aurore ne sait pas encore si elle pourra, comme elle le souhaite, reprendre et élargir son étude au niveau national, car cela dépendra notamment des moyens disponibles pour la mettre en œuvre en parallèle de son activité professionnelle. En revanche, elle est bien décidée à continuer à cultiver sa connaissance des pathologies musculosquelettiques des musiciens afin d’œuvrer, demain, à leur prévention et leur soin.

Du Parnasse à Montparnasse

L’École d’Assas a accueilli fin 2018 un étudiant bruxellois en 4ème année de kinésithérapie à l’institut Parnasse, composante de la Haute École Léonard de Vinci, pour un stage Erasmus+ de deux mois. Voici son témoignage sous forme de mini-entretien.

Bonjour Clément, peux-tu te présenter ?
J’ai 21 ans, je m’appelle Clément, je suis né et j’habite à Bruxelles. Je suis en quatrième année de kinésithérapie en haute école au Parnasse.

parnasse parisPourquoi choisir Paris comme ville de destination d’Erasmus ? Venant de Bruxelles, ce n’est pas la destination la plus dépaysante…
Paris est une ville où il y a toujours quelque chose à faire. Au niveau culturel, il y a plein d’expositions en tout genre auxquelles on peut accéder facilement et rapidement puisque Paris intramuros n’est pas si grand et que les transports en commun y sont très denses.
Pour moi il n’y a pas eu la barrière de la langue, mais ça ne m’a pas empêché de profiter quand même de cette expérience enrichissante.

Comment s’est déroulé ton stage ?
J’ai passé deux mois dans un cabinet libéral de kinésithérapie situé dans le 13ème arrondissement. Je logeais près de l’École, dans le 15ème arrondissement. Mon stage était donc à l’autre bout de Paris mais ça ne me prenait que 30 minutes de tram pour arriver tous les matins à mon lieu de stage.
Durant mon stage, j’ai eu l’occasion de voir du musculosquelettique, de la gériatrie en maison de repos et en cabinet, de suivre des crossfitters et de voir l’exécution des différentes techniques pratiquées par mon maître de stage : aiguilles, trigger point et même cupping.
Mon stage fut très formateur que ce soit au niveau de mon apprentissage des techniques de mobilisation et de massage ou au niveau de l’application sur un cas spécifique de la théorie apprise en cours. Il m’a permis aussi de gagner confiance en moi dans ma future pratique professionnelle et de développer des rapports amicaux et professionnels avec mes maîtres de stage qui pourront sans doute déboucher sur de futurs entretiens d’embauches.

Qu’est-ce que cet Erasmus t’a apporté ?
Mon Erasmus m’a permis de m’habituer à une autre ville, il m’a permis aussi de sortir de ma zone de confort pour explorer une ville et surtout un métier. Je remercie l’École d’Assas pour l’accompagnement qui m’a été donné tout au long de ce stage, dès sa préparation puisque l’École a été très attentive à mes attentes et a tout fait pour me procurer le meilleur Erasmus possible en fonction de mon profil.

Clément, K4 2018-2019, Haute École Léonard de Vinci de Bruxelles

Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

Stage K3 au Danemark

k3 danemark

Solène, K3 de l’IFMK Assas, nous livre son compte rendu d’un stage de deux mois au Danemark, en partenariat avec l’université d’Esbjerg.

Grâce aux partenariats de l’École d’Assas et au programme Erasmus+, j’ai eu l’opportunité, avec une autre étudiante de ma promotion, de partir faire un stage de deux mois au Danemark, de mi-août à mi-octobre 2018.
L’UCSYD, université d’Esbjerg où nous avons réalisé notre stage, s’est rapidement engagée à nous trouver un logement sur place, ce qui nous a permis d’avoir, à un prix abordable, deux chambres dans une résidence étudiante en plein centre-ville. Les locaux n’étaient pas très modernes et il fallait partager la cuisine et la salle de bain mais cela permet de faire des rencontres !

k3 danemark

J’ai réalisé mon stage dans une clinique privée : EmCare à seulement 15 minutes à pied de ma résidence étudiante. C’est une clinique avec une patientèle très variée (bébés, enfants, lombalgies, pathologies neurologiques, personnes âgées) qui fait également salle de sport. En effet j’ai été étonnée de voir en arrivant que certains kinésithérapeutes donnaient des cours de Crossfit, yoga ou autre. Le centre était très bien équipé et le jour de mon arrivée ma tutrice s’est montrée très disponible et accueillante.

k3 danemark

J’ai très vite commencé à avoir mes propres patients que ma tutrice avait sélectionnés en fonction de leur niveau d’anglais. Je gérais seule mon emploi du temps avec eux en décidant de la durée des séances, de leurs fréquences et des horaires. Chaque semaine en général, je retrouvais ma tutrice pendant au moins 30 minutes pour faire le point sur l’évolution de mes patients et pour qu’elle réponde à mes différentes interrogations, problème ou autre. J’ai de loin préféré cette phase d’autonomie à la phase d’observation car certaines séances se passaient en danois et le kinésithérapeute me faisait un résumé à la fin de la séance et répondait à mes différentes questions.

Globalement j’ai tout de même eu beaucoup d’opportunités différentes au cours de mes deux mois de stage : un matin par semaine je me suis rendue dans un centre pour polyhandicapés (expérience que je n’avais jamais eu en France donc j’étais très contente de pouvoir le faire au moins une fois au cours de mes études), je me suis rendue une fois à une séance de balnéothérapie, j’ai également passé une après-midi dans un club de foot.

Mes patients étaient assez variés : jeune footballeur avec une ligamentoplastie du ligament croisé antérieur, AVC, lombalgie, polyarthrite rhumatoïde… J’ai pu apprendre au cours de mon stage des techniques avec lesquelles j’étais peu familiarisée en pratique : électrothérapie, thérapie par l’occlusion et j’ai également eu, avec les autres stagiaires danois, des séances théoriques puis pratiques d’introduction à la technique Mulligan (technique manuelle spécifique du rachis) et aux thérapies manuelles de la mâchoire. J’ai également dû gérer avec un autre stagiaire danois des séances de groupe pour des patients cardiaques et pour des personnes âgées (la barrière de la langue m’a un peu plus gênée dans ce dernier cas qu’au cours des séances individuelles).

En dépit de la barrière de la langue, c’était un stage très formateur. J’ai eu beaucoup d’opportunités d’approcher de nouvelles techniques et cette expérience m’a beaucoup apportée également au niveau personnel.

Par le biais de l’UCSYD nous avons ainsi pu rencontrer des étudiants provenant de toute l’Europe et même au-delà et participer à des sorties avec eux et à des ateliers cuisine : à chaque fois des étudiants d’un pays nous apprenaient à cuisiner un plat typique de chez eux. Nous avons également bien profité de notre séjour au Danemark pour visiter ce pays et les environs.

J’ai vraiment beaucoup appris au cours de cette expérience que je recommande réellement. Cependant, je conseille vivement de partir à deux car sinon on peut se sentir un peu seul, surtout au début, et c’est vraiment rassurant de pouvoir parler de nos ressentis sur le stage et de voir que les choses qui nous étonnent dans le fonctionnement de ce dernier sont perçues de la même manière par l’autre. Et puis, surtout, après une journée passée à n’entendre que du danois et de l’anglais, ça fait du bien de se reposer le cerveau en parlant français le soir !

Je tenais donc à remercier l’IFMK d’Assas ainsi que le programme Erasmus qui nous  permis de vivre cette super expérience.

Solène, K3 2018-2019

Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

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