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Stage de rééducation kiné au Danemark

rééducation kiné Danemark

Pour son stage du 5ème semestre de sa formation en masso-kinésithérapie, Juliette est partie au Danemark, dans un service de rééducation du secteur public. Voici quelques-unes des très intéressantes notes qu’elle nous a communiquées à son retour de stage.

J’ai effectué mon stage dans un centre de rééducation publique à Esbjerg, la 5ème ville du pays, qui compte 116 000 habitants. Esbjerg se trouve sur la côte ouest du pays, dans la région du Jutland, au bord de la mer du Nord.

Le centre dépend de la « Kommune », soit à peu près l’équivalent du département en France. Y sont pris en charge les rééducations de patients avec des troubles musculo-squelettiques. L’équipe soignante est composée de 16 kinésithérapeutes. Tous les âges de patients étaient représentés, sauf les jeunes enfants. Tous vivent à domicile, ont été envoyés par un médecin hospitalier, et le nombre de séances par semaine dépend de leur pathologie. L’établissement étant public, les patients n’ont pas besoin de payer les frais, ni même d’avancer les soins. Des séances de balnéothérapie sont organisées, 3 fois par semaine, dans un bassin d’eau chaude de la piscine municipale, juste à côté du centre.

Les stagiaires, à partir du 4ème semestre ont leurs propres patients. J’en ai pris en charge 10, de la première séance avec le bilan à la dernière. Comme je ne parle pas danois, toutes les séances se faisaient en anglais. Il a fallu un petit temps d’adaptation, à la fois pour les patients, pour le reste de l’équipe et pour moi-même. Je pouvais organiser mon emploi du temps comme je le souhaitais. J’avais un temps de régulation avec mon tuteur deux fois par jour : le matin, pour parler de comment je comptais organiser mes séances, et en fin de journée.

Les moyens kinésithérapiques ne varient pas beaucoup entre le Danemark et la France. Les séances s’organisent de la même façon, avec un temps un à un avec le patient pour faire des techniques plus manuelles, puis, si nécessaire, un temps plus en autonomie où le patient suit une liste d’exercices.

D’autres stagiaires, danois, faisaient leur stage au même endroit. Nous avons pu discuter des différences entre nos deux pays. Pour devenir kinésithérapeutes, ils doivent suivre un cursus de 7 semestres à l’université. Ils sont sélectionnés sur dossier et non sur concours. Leur formation est gratuite, et comme tous les étudiants danois, ils reçoivent un « salaire » du gouvernement, peu importe les revenus de leurs parents. Sinon, l’apprentissage se fait de façon assez similaire, avec l’anatomie et la physiologie du corps sain étudiée en premier, suivie des cours sur les différentes pathologies en second lieu.

Mon tuteur m’a organisé des journées d’observation dans d’autres centres pour découvrir d’autre lieux. J’ai pu suivre un kinésithérapeute à l’hôpital, et un autre dans un centre de rééducation pour les amputés et de neurologie. De plus, j’ai participé à une réunion interdisciplinaire avec des étudiants dans d’autres formations paramédicales pour discuter du rôle de chacun dans la prise en charge.

rééducation kiné DanemarkPasser deux mois au Danemark a été une expérience très enrichissante. Certaines situations ont pu sembler longues parce que je ne parlais pas danois, notamment lors de l’observation des séances avec d’autres kinésithérapeutes, mais ça été intéressant de se rendre compte de la petite évolution de ma compréhension de la langue. J’ai beaucoup apprécié avoir mes propres patients, sans supervision lors des séances. Cette autonomie a été très bénéfique, et m’a permis de prendre confiance en moi. Mais ce que je retiens le plus de cette expérience sont les différentes rencontres que j’ai pu faire. C’est toujours incroyable d’échanger avec de nouvelles personnes, que ce soit les kinésithérapeutes, les étudiants danois ou les autres étudiants étrangers faisant des formations totalement différentes. De plus, visiter le Danemark et apprendre à connaître sa culture restera un souvenir parfait.

Juliette, K3 2018-2019

Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

Des nouvelles du partenariat Erasmus avec l’hôpital Cochin

erasmus cochin

Dans le cadre de la collaboration entre l’École d’Assas et l’hôpital Cochin pour l’accueil de stagiaires Erasmus issus de notre réseau de partenaires internationaux, Tania Torres, kinésithérapeute à Cochin, a participé à la Semaine internationale de l’Université de Tampere en septembre 2018 après avoir supervisé l’accueil de deux étudiantes finlandaises à Cochin en début d’année. Nous lui avons posé trois questions au sujet de ce partenariat avant qu’elle n’accueille de nouveaux stagiaires portugais en janvier 2019.

1) Bonjour Tania, dans quel cadre êtes-vous partie à Tampere ?
L’année dernière, déjà, l’une des cadres de rééducation de notre service avait été invitée à cette semaine internationale de l’université de Tampere et s’y était rendue avec une kinésithérapeute. Suite à cela, début 2018, nous avions reçu à Cochin deux étudiantes finlandaises pour un stage Erasmus promu par l’École d’Assas (lire ici). Quand notre cadre nous a proposé de participer à notre tour à la semaine internationale organisée à Tampere fin 2018, nous avons accepté sans hésiter. Nous nous sommes déplacées avec ma collègue Josette Bertheau et avons donné deux cours sur des sujets que nous traitons habituellement et qui avaient fortement intéressé les étudiantes finlandaises lors de leur stage chez nous car peu voire pas du tout connus en Finlande : l’hypnose analgésique dans le cadre de la prise en charge des douleurs aigues ou chroniques, technique que nous développons sur Cochin depuis quelques années, d’une part ; et les programmes de réentraînement à l’effort dans la prise en charge des lombalgies chroniques de l’autre. Ce second thème, que je traitais, est en effet un domaine d’expertise de l’hôpital Cochin.

Cochin Tampere2) Comment s’est passé votre séjour ?
Le séjour a été bref car nous ne pouvions pas séjourner toute la semaine à Tampere et sommes arrivées en milieu de semaine. Non seulement nous avons été bien accueillies et nos cours aussi, les étudiants se montrant très attentifs à nos enseignements, mais nous avons également eu l’occasion de faire connaissance avec les autres intervenants internationaux : nous étions en effet 15 professionnels issus de 9 pays différents. Surtout, nous avons eu la joie de retrouver sur place nos deux stagiaires. Les revoir dans leur cadre à elles a été très instructif. Cela nous a aussi permis de partager, après-coup, leur ressenti sur leur séjour à Cochin. Quand nous recevons des stagiaires, ils doivent en principe maîtriser les bases de la langue française, ce qui n’était pas le cas pour elles or, en dépit de cette barrière linguistique, nous avions été favorablement surprises de voir plusieurs patients faire l’effort de leur parler anglais pour communiquer avec elles, rendant ainsi leur expérience plus profitable.

3) Précisément, que vous apporte ce partenariat avec l’École d’Assas pour l’accueil d’étudiants étrangers ?
À titre individuel, c’est toujours un enrichissement et un partage d’expérience précieux. À titre professionnel, c’est une ouverture sur le monde de la kinésithérapie mais aussi sur celui de la pédagogie et de la formation à l’étranger. En milieu hospitalier, les patients sont habitués à la présence d’étudiants et nous recevons d’ailleurs des stagiaires issus de la plupart des instituts de formation en kinésithérapie parisiens tout au long de l’année. En revanche, la présence de stagiaires étrangers, ce que permet notre partenariat avec l’École d’Assas, suscite toujours la curiosité des patients. Je travaille en plateau technique de rhumatologie avec des patients principalement hospitalisés pour une prise en charge des pathologies du rachis et Josette est en médecine interne, où elle est amenée à s’occuper de patients présentant des pathologies diverses – aussi bien neurologiques que respiratoires voire des maladies plus rares comme la sclérodermie. Dans les deux cas, des relations ont pu se nouer entre les étudiantes finlandaises et les patients, même quand les patients ne parlaient pas anglais, tant ils étaient désireux d’échanger avec elles. Ce désir crée un climat propice aux soins.
Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

Finlande, Erasmus+ passionnément

Assas Kiné Finlande Erasmus

Antoine, étudiant en K3 à l’École d’Assas, nous a fait parvenir le récit enthousiaste de son stage kiné en Finlande. Nous en partageons volontiers les principaux passages.

Un échange Erasmus est une expérience d’une intensité et d’une richesse telles, qu’on ne le vit qu’une fois. Cette expérience m’aura apporté sur le plan humain plus que je n’aurais pu l’imaginer. Pour qualifier ces deux mois finlandais, j’utiliserais les termes de solidarité et de partage. En effet, non seulement la cohésion s’installe très rapidement entre étudiants étrangers mais les étudiants locaux, malgré une grande timidité, sont aussi incroyablement ouverts et toujours prêts à rendre service.

À mon arrivée en Finlande, les cours n’avaient pas débuté. Malgré tout, l’Université de Seinäjoki m’avait attribué une tutrice pour m’accueillir, Veera. Grâce à elle j’ai pu appréhender la culture et le mode de vie finlandais avec plus de facilités.

Le versant kinésithérapeutique de cet Erasmus+

Durant ces huit semaines, j’ai eu l’opportunité de découvrir quatre terrains de stage. Le premier était une maison d’accueil spécialisée pour les patients atteints d’Alzheimer. Certains d’entre eux souffraient de polypathologies, mais nous ne prenions en charge que les déficits orthopédiques. Dans ce premier terrain de stage, j’ai travaillé majoritairement sur l’équilibre et le maintien des fonctions de mes patients.

Au bout de deux semaines, j’ai entamé le second stage tous les après-midis. Il s’agissait d’un cabinet libéral spécialisé dans la traumatologie du sport. La spécificité de celui-ci était le bilan des pathologies du membre inférieur par analyse vidéo sur tapis de marche. Ma tutrice orientait sa prise en charge vers une rééducation fonctionnelle et l’éducation thérapeutique, mais avec très peu d’analytique ou de spécifique. En Finlande, la formation en physiothérapie se concentre plus sur la mise en place d’exercices fonctionnels que sur des techniques spécifiques. Par exemple le DLM n’est pas enseigné durant le cursus mais par un DU post diplôme.

Le troisième stage m’a permis de découvrir un pan de la kinésithérapie nouveau pour moi. En effet il s’agissait d’un « occupational physio » ; ce titre s’applique à des kinés qui ont des contrats avec des entreprises, et dressent des bilans ergonomiques pour les employés ainsi que des bilans pour justifier ou non un arrêt de travail. En revanche ils n’ont pas le droit de mettre en place une quelconque rééducation. Ce type de prise en charge est imposé par la loi à toutes les entreprises.

Auprès d’un praticien libéral, le dernier stage m’a permis d’approfondir plusieurs des aspects abordès lors des stages précédents.

La vie en Finlande & le versant social de cet Erasmus+

La vie en Finlande est paisible. Il ne me semble pas avoir vu un seul Finlandais se mettre en colère lors de mes deux mois sur place. Les gens sont très respectueux mais aussi extrêmement timides.

À partir du mois de septembre, lorsque les étudiants sont arrivés en ville, je me suis rapidement constitué un groupe d’amis composé d’étudiants locaux et étrangers. Entre étudiants Erasmus nous nous sommes adonnés à la découverte des alentours à vélo et en randonnant. En semaine, nous partagions une routine alternant études/stage, musculation et sauna.

Au cours de ces deux mois, j’ai pu fêter mon anniversaire et c’est vraiment une expérience unique d’entendre chanter « Joyeux anniversaire ! » dans 9 langues différentes… Cela restera probablement l’une des images les plus fortes de mon Erasmus. Cela représente exactement le genre de moments que ce programme vous offre : du partage et des valeurs humaines fortes.

Enfin, j’ai profité de mon temps libre pour visiter d’autres villes du pays ainsi que pour effectuer une virée en Laponie avec mes amis. Ce pays reste extrêmement sauvage et préservé. C’est une beauté pure qui, alors même que j’écris ces lignes, continue de briller devant mes yeux. Entre aurores boréales, sauna et plongeons dans la neige, rennes, randonnées en foret et la sympathie des habitants, ce pays ne pourra que vous séduire.

Antoine K3, 2018-2019

Finlande ErasmusCe projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

Retour de stage kiné à Kobe

Le 6 juillet 2018 nous embarquons à bord de notre avion en direction de Séoul où nous faisons escale avant de prendre un autre avion qui, après 16h de trajet, nous emmène à notre destination finale : le Japon ! Enfin plus précisément la ville portuaire de Kobe.

Nous sommes accueillis par une des étudiantes japonaises qui étaient venues à Paris à l’occasion de la semaine internationale d’Assas. Elle nous présente à deux de ses amis qui seront nos logeurs pour le mois à venir : Yumiko et Shin.

Nos logeurs sont physiothérapeutes dans l’hôpital dans lequel nous allons être stagiaires : the Kobe City Medical Center General Hospital.

C’est donc le 9 juillet que nous commençons dans cet hôpital qui possède plus de 750 lits.
Nous sommes accueillis par M. Nishihara qui sera tout au long du mois notre tuteur référent. Nous avons alors l’occasion de voir le service de soins intensifs, de soins intensifs cardiologiques, de cardiologie, de neurologie, de cancérologie, de pédiatrie ou encore des urgences ou de traumatologie.

Malgré une communication difficile avec certains physiothérapeutes ne parlant pas l’anglais, nous avons été chaleureusement accueillis par tous dès le premier jour. Ce stage a alors été une expérience exceptionnelle : nous avons suivi la rééducation de nombreux patients, proposé nos projets thérapeutiques, mis en place un traitement kinésithérapique, tout en argumentant nos choix thérapeutiques à partir de l’Evidence Based Practice.

Assas JapanPar ailleurs, nous avons pu échanger avec les étudiants de l’hôpital aussi bien sur le plan culturel que professionnel : un contact plus distant avec le patient mais une observance beaucoup plus importante qu’en France, des stages qui ne débutent réellement qu’en dernière année pour les étudiants japonais avec une pratique clinique uniquement permise en hôpital (pas de libéral).

Après 4 semaines de stage, dont une journée à la KIO University pour présenter notre école et nos études en France, nous avons terminé par remercier l’ensemble du service kinésithérapique mais aussi particulièrement nos logeurs qui ont été à notre écoute, nos tuteurs et les étudiants qui nous ont fait visiter le Japon. Le 9 août nous voilà de retour sur Paris CDG, après 16h de vol, des souvenirs pleins la tête et des connaissances pratiques et culturelles nouvelles.

Merci à Nicole Maurice et Shotaro Tachibana pour avoir rendu ce stage possible.
Diane & Alexandre

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