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Stage K3 au Danemark

k3 au danemark

Étudiantes à l’IFMK de l’École d’Assas, Ambre et Selma ont effectué un stage de 9 semaines au Danemark, dans la ville d’Esbjerg, port situé sur la mer du Nord, en face des côtes du Yorkshire. Voici leur compte rendu.

Nous avons effectué notre stage dans un centre de rééducation. Ce centre est spécialisé dans le domaine musculo-squelettique et une dizaine de kinésithérapeutes y travaillent. On y trouve un espace commun avec de nombreuses machines ainsi que des salles individuelles qui sont dédiées aux séances avec les patients de tous âges.

Nous avons eu la chance d’être très autonomes pendant ce stage : nous avions nos propres patients et nous devions assurer les séances en anglais, depuis le début jusqu’à la fin de la prise en charge, y compris la prise de rendez-vous et les recommandations sur les exercices à faire à domicile. Notre tuteur était toujours à notre disposition quand nous avions besoin de lui, en plus des rendez-vous réguliers que nous avions ensemble trois fois par semaine. Nous avons pu échanger avec lui aussi bien sur les patients que sur les techniques.

Nous avons aussi été favorablement surprises par le mode de vie local et les conditions de travail qui sont très « saines » pour le mental. L’ambiance au sein de l’équipe était vraiment chaleureuse et nous étions considérées comme de véritables futures collègues en dépit de la barrière de la langue et de notre statut de stagiaires.

En soi, la pratique de la rééducation à Esbjerg est similaire à ce que nous connaissons en France mais nous avons été frappées par la différence de mentalité entre les Danois et nous et l’impact que cette différence a sur le déroulement des soins. En effet, les Danois misent beaucoup sur la responsabilité individuelle et l’autonomie et accordent, du coup, une grande place à l’auto-rééducation à domicile, d’où un nombre réduit de séances en centre de rééducation.

K3 au DanemarkNos horaires de stage (8h-14h) nous ont permis de pouvoir apprécier pleinement notre séjour : nous avons profité de nos weekends pour visiter d’autres villes aux et nous rendre compte de la richesse du pays à pied, à vélo, ou en bateau (un ferry dessert très bien la petite île située en face de la ville).

Pour conclure, nous sommes toutes les deux ravies de notre expérience au Danemark aussi bien sur le plan professionnel que personnel : nous avons vécu en colocation avec d’autres étudiants ; nous avons pu approfondir notre anglais en échangeant tous les jours avec nos collègues/patients/colocataires ; nous avons pu expérimenter une nouvelle manière de travailler ; nous avons découvert un nouveau pays où le vélo règne comme principal moyen de déplacement… Bref, nous recommandons ce stage et cette expérience à 100%.

Ambre et Selma, K3

K3 au Danemark

Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

En kiné, stages et TP aussi ont repris

stages et TP

Comme en podologie et en ergothérapie, l’Institut de formation en masso-kinésithérapie (IFMK) a rouvert ses portes début septembre. C’est avec des effectifs au complet et une organisation pédagogique adaptée à la crise sanitaire que les cours ont repris. Après une interruption forcée en raison du confinement, stages et travaux pratiques aussi ont retrouvé leur place dans la scolarité de nos étudiants. Jean-Jacques Debiemme, directeur de l’IFMK, fait un point avec nous sur cette rentrée 2020.

« La grande satisfaction de la rentrée, c’est d’avoir respecté le calendrier prévu. Grâce au nombre important de cours à distance donnés pendant le confinement, nous n’avons pas pris de retard sur le programme et les étudiants de deuxième comme de quatrième années ont pu débuter par les travaux pratiques qu’ils n’avaient pas pu réaliser en mars-avril. Bien entendu, les gestes barrière sont respectés et nous avons instauré un sens de circulation dans l’enceinte du bâtiment afin d’éviter les croisements intempestifs. »

« L’autre satisfaction, c’est la reprise des stages. Un temps d’étude important avec lequel nos étudiants voulaient renouer. Nos étudiants suivent scrupuleusement les précautions sanitaires requises sur leur terrain de stage spécifique et, souvent, effectuent un test de dépistage avant de le rejoindre. »

Jean-Jacques Debiemme souligne aussi le gros travail de planification accompli par les responsables pédagogiques pour éviter que toutes les promotions se retrouvent ensemble en cours. Cela allège les flux, d’autant plus que les cours peuvent toujours être suivis à distance, notamment pour éviter aux étudiants la promiscuité des transports en commun. Enfin, il convient de saluer le BDE qui a pris la mesure des restrictions d’activités qui s’imposent à tous.

stages et TP

10 semaines intenses

10 semaines kiné

Ruben Carrasco est étudiant en cinquième année de sciences de l’activité physique, du sport et de la kinésithérapie à l’Université catholique de Valence. Accueilli à Paris par l’École d’Assas pour son stage de fin d’études, il a dû l’interrompre à mi-parcours pour cause de crise sanitaire. Ses 10 semaines parisiennes resteront cependant comme un temps fort de ses études.

Je suis arrivé à Paris début janvier 2020 pour un séjour Erasmus de cinq mois. C’était un jour de grève générale et la ville était quasiment paralysée mais, heureusement, Nicole Maurice, du département international de l’École d’Assas, était là pour m’accueillir. Prévu pour durer jusqu’à fin mai, j’ai dû rentrer en Espagne le 18 mars en raison de l’épidémie de Covid-19 et n’ai finalement connu que deux terrains de stage au lieu des trois prévus mais cela en valait la peine.

10 semaines kinéMon premier lieu de stage a été l’hôpital des Gardiens de la Paix, où j’ai passé 245 heures. C’était ma première expérience française et je n’ai que des souvenirs positifs de ce centre. J’y ai rencontré des compatriotes qui m’ont aidé à me familiariser avec la culture et la langue françaises, ainsi qu’avec la manière de travailler de l’hôpital. J’ai été confronté à toutes sortes de pathologies, mais surtout aux prothèses de hanche, de genou et d’épaule. Je suivais les patients du jour de leur arrivée au centre, quand nous faisions leur première évaluation, jusqu’à la fin de leur rééducation. Je suivais ainsi tous leurs exercices thérapeutiques, y compris en piscine, puisque l’hôpital disposait d’une piscine thérapeutique.

Au cours de ce stage, j’ai travaillé avec deux praticiennes, l’une jeune diplômée et l’autre fort expérimentée. Avec l’une, j’ai bénéficié de sa riche expérience, acquise au cours de plus de 20 ans de pratique et, avec l’autre, j’ai découvert les nouvelles tendances de la kinésithérapie française.

La suite de mon séjour s’est faite à la Clinique du Pré Saint-Gervais. La jeunesse du personnel y a favorisé mon insertion. Covid-19 oblige, je n’ai pu y effectuer que 115 heures de pratique mais j’ai suivi deux traitements dans des domaines, l’un gériatrique, l’autre neurologique, que je n’avais encore jamais approchés. Cet établissement disposait également d’une piscine thérapeutique, où j’ai pu mettre en pratique tout ce que j’avais appris à l’hôpital des Gardiens de la Paix.

Surtout, j’ai appris à travailler de manière multidisciplinaire dans cette structure comptant une salle de rééducation à chacun de ses étages où exerçaient non seulement des kinés mais aussi des APA, des ergothérapeutes et les médecins et infirmiers respectifs des patients. J’ai apprécié l’organisation du travail qui favorisait la communication entre les soignants et les patients mais aussi entre les soignants eux-mêmes.

En espérant que prenne fin la pandémie et que je puisse revenir un jour travailler à Paris, je voudrais remercier à nouveau Nicole Maurice et l’École d’Assas pour leur soutien.

Ruben Carrasco

Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

Une carrière au service de la rééducation

au service de la rééducation Danièle Maille IFE

Rencontre avec Danièle Maille, directrice adjointe de l’IFMK de l’École d’Assas et directrice de l’IFE.

« Si j’ai rejoint l’École d’Assas, c’est à la fois grâce à un concours de circonstances – après huit ans d’encadrement en hôpital, je souhaitais me consacrer de nouveau à la formation quand j’ai appris que l’École d’Assas recherchait un directeur adjoint pour son Institut de kinésithérapie – et à ma rencontre avec un projet pédagogique ambitieux, tourné vers l’avenir des métiers de la rééducation. » Membre de l’équipe pédagogique de l’École d’Assas en 2014, Danièle Maille en est aujourd’hui l’un des piliers puisqu’elle a ajouté à ses responsabilités au sein de l’IFMK (Institut de formation en masso-kinésithérapie) celles de directrice de l’IFE (Institut de formation en ergothérapie).

De l’exercice libéral au doctorat

Diplômée au début des années 80, Danièle Maille exerce tout d’abord en libéral, pendant près de 15 ans. Une activité riche, mais prenante, au point de ne pas lui laisser le temps de se consacrer à la formation, secteur qui l’attire pourtant fortement. « J’ai fait l’école des cadres quatre ans après mon diplôme dans l’idée de pouvoir enseigner, explique-t-elle. Sauf que mon cabinet ne m’en laissait guère la possibilité. Finalement, ce sont des circonstances familiales qui m’ont permis de m’orienter vers l’enseignement. Après avoir cessé mon activité libérale à la naissance de mon troisième enfant, j’ai en effet choisi, au moment de reprendre le cours de ma carrière, de rejoindre l’équipe pédagogique de l’IFMK où je m’étais diplômée. »

au service de la rééducation Danièle MailleUne expérience qui dure jusqu’en 2006, moment où Danièle Maille intègre le personnel d’encadrement de l’hôpital de son lieu de résidence : Doué la Fontaine, dans le Maine-et-Loire. « À temps partiel d’abord, puis à temps plein ensuite, l’hôpital m’a offert l’opportunité d’avoir une vue d’ensemble de la rééducation, de la réadaptation et du suivi des patients. » L’établissement comporte en effet plusieurs pôles réunissant un service SSR (soins de suite et réanimation), des hébergements pour personnes âgées médicalisés, ou non, un SSIAD (service de soins infirmiers à domicile), des lits de soins palliatifs, un service d’hospitalisation à domicile et des places d’accueil de jour. « C’était une activité très variée, poursuit-elle, qui m’a permis de prendre de la hauteur par rapport à mon travail, en organisant le suivi des patients depuis leur lit d’hôpital jusqu’à leur retour à domicile. C’est aussi là que j’ai eu l’occasion de me familiariser avec le travail des ergothérapeutes. »

Au cours de ses années d’enseignement, Danièle Maille reprend en parallèle ses études pour passer un master en pédagogie et communication médicale. Ses fonctions l’amènent aussi à participer aux travaux préparatoires à l’universitarisation des études de kinésithérapie et à la mise en place du master « Vieillissement et handicap » au sein de l’université Paris XI. Ces expériences vont l’encourager ensuite à s’inscrire en doctorat juste avant de rejoindre l’École d’Assas. « De façon étonnante, précise-t-elle, il n’existe aucun écrit scientifique sur le sujet du corps à corps qui est à la base de notre métier qui se fonde sur l’exercice corporel rapproché entre le praticien et le patient. Quand j’ai pris conscience de cet impensé, j’ai donc choisi d’en faire mon sujet de thèse et les passerelles qui existent en France entre les sciences humaines et les sciences de l’éducation m’ont grandement aidée pour cette recherche inédite. » C’est en 2019 qu’elle soutient sa thèse – intitulée « De la praxis à la praxie pour la mise en place du corps à corps en kinésithérapie » – et décroche avec succès deux doctorats : l’un à l’Université Catholique d’Angers et l’autre à l’Université de Sherbrooke au Québec.

Mettre en œuvre l’interdisciplinarité

À l’École d’Assas, depuis 2018, Danièle Maille participe à la fois à la direction des études de kinésithérapie et d’ergothérapie. Cette double implication est importante à ses yeux, car non seulement elle s’inscrit dans le droit fil de son travail comme cadre supérieur de santé à l’hôpital de Doué-la-Fontaine, mais lui permet aussi d’envisager de façon globale la formation en rééducation et réadaptation et, notamment, facilite son travail pédagogique en interdisciplinarité.

« Cette interdisciplinarité, souligne-t-elle, est au cœur de notre travail, et est parfaitement en ligne avec ce qui se fait à l’École d’Assas, notamment durant la Semaine Internationale à laquelle nos étudiants sont associés. Les contacts pris durant la Semaine Internationale sont aussi un moyen d’ouvrir nos étudiants en ergothérapie à la vision du métier dans les autres pays. Au sein de l’IFE, nous avons développé dès l’an dernier un partenariat avec l’Université de Grenade et amorçons cette année une collaboration avec celle de Trois-Rivières au Québec. La crise actuelle complique un peu les choses, mais la langue commune va nous permettre d’offrir des cours à distance avec l’Université des Trois-Rivières. »

Pour Danièle Maille, il est essentiel d’organiser les compétences des étudiants pour qu’au moment de leur entrée dans la vie professionnelle ils aient une connaissance des autres métiers de la rééducation : « L’un des projets auquel je m’attache, souligne-t-elle, c’est que nos diplômés sachent ce que fait un kiné, un pédicure-podologue, un ergothérapeute ou un psychomotricien. Comme deux ou trois praticiens différents peuvent être amenés à intervenir pour la rééducation d’un même patient, il est indispensable que chacun d’eux soit capable non seulement d’expliquer ce qu’il fait, mais aussi de comprendre ce que font les autres et ce que chacun d’entre eux peut apporter au patient. »

Accompagner l’évolution des métiers de la rééducation

Au sein de l’IFE, une première initiative allant dans le sens de l’interdisciplinarité a été prise cette année. Elle vise à rapprocher les ergothérapeutes des podologues, soit les deux formations de l’offre pédagogique de l’École d’Assas a priori les plus éloignées l’une de l’autre. Réunis en petits groupes, tour à tour chez les ergos sur le domaine du Mérantais et chez les podos à la clinique de la villa Thoréton, les étudiants ont pu échanger et travailler autour d’un thème commun. Comme l’expérience est satisfaisante, il est prévu de la développer en y intégrant les étudiants kinés.

« Attention, avertit toutefois la directrice de l’IFE, il ne s’agit pas de considérer que les formations, et donc les métiers, sont interchangeables, mais de faire en sorte que tous les acteurs de la rééducation soient de plus en plus pertinents dans leurs interventions auprès des patients. Or, pour être pertinent, il faut à la fois connaître ses limites et celles des autres professionnels de la rééducation. » Il ne saurait en effet y avoir de rééducation réussie sans une complémentarité interdisciplinaire efficace.

« L’expérience prouve, conclut Danièle Maille, que le patient se moque de l’intervenant qui va s’occuper de lui : ce qu’il veut, c’est un résultat. Dans cette optique, il faut que les soignants puissent définir les objectifs les mieux appropriés à sa situation en ayant une vision d’ensemble de la rééducation de ce patient. C’est à la formation de praticiens susceptibles de concourir à une telle vision que nous nous employons au sein de l’École d’Assas. »


au service de la rééducation IFE

Vers la première promo de diplômés en ergothérapie

Si, d’ordinaire, Danièle Maille consacre l’essentiel de son temps à l’IFMK, c’est l’IFE qui l’occupe aujourd’hui en priorité, en raison de l’enjeu que représente l’ouverture à venir, en septembre 2020, de la troisième année d’études. Une ouverture forcément un peu compliquée par la crise sanitaire qui rend difficile la programmation de la rentrée comme elle était envisagée. « La difficulté réside surtout, précise-t-elle, dans le fait qu’il est difficile de bloquer le calendrier de nos intervenants extérieurs tant que nous ne sommes pas, tous, sortis de la crise sanitaire. Il y aura aussi une partie du programme de travail pratique de cette année à réorganiser, mais, en contrepartie, on a entrepris de prendre de l’avance sur des cours en éducation thérapeutique du patient et sur la préparation des mémoires de fin d’études en anticipant les cours théoriques qui les concernent : initiation à la recherche, à la lecture critique d’articles scientifiques, etc. »

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