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En kiné, stages et TP aussi ont repris

stages et TP

Comme en podologie et en ergothérapie, l’Institut de formation en masso-kinésithérapie (IFMK) a rouvert ses portes début septembre. C’est avec des effectifs au complet et une organisation pédagogique adaptée à la crise sanitaire que les cours ont repris. Après une interruption forcée en raison du confinement, stages et travaux pratiques aussi ont retrouvé leur place dans la scolarité de nos étudiants. Jean-Jacques Debiemme, directeur de l’IFMK, fait un point avec nous sur cette rentrée 2020.

« La grande satisfaction de la rentrée, c’est d’avoir respecté le calendrier prévu. Grâce au nombre important de cours à distance donnés pendant le confinement, nous n’avons pas pris de retard sur le programme et les étudiants de deuxième comme de quatrième années ont pu débuter par les travaux pratiques qu’ils n’avaient pas pu réaliser en mars-avril. Bien entendu, les gestes barrière sont respectés et nous avons instauré un sens de circulation dans l’enceinte du bâtiment afin d’éviter les croisements intempestifs. »

« L’autre satisfaction, c’est la reprise des stages. Un temps d’étude important avec lequel nos étudiants voulaient renouer. Nos étudiants suivent scrupuleusement les précautions sanitaires requises sur leur terrain de stage spécifique et, souvent, effectuent un test de dépistage avant de le rejoindre. »

Jean-Jacques Debiemme souligne aussi le gros travail de planification accompli par les responsables pédagogiques pour éviter que toutes les promotions se retrouvent ensemble en cours. Cela allège les flux, d’autant plus que les cours peuvent toujours être suivis à distance, notamment pour éviter aux étudiants la promiscuité des transports en commun. Enfin, il convient de saluer le BDE qui a pris la mesure des restrictions d’activités qui s’imposent à tous.

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Une carrière au service de la rééducation

au service de la rééducation Danièle Maille IFE

Rencontre avec Danièle Maille, directrice adjointe de l’IFMK de l’École d’Assas et directrice de l’IFE.

« Si j’ai rejoint l’École d’Assas, c’est à la fois grâce à un concours de circonstances – après huit ans d’encadrement en hôpital, je souhaitais me consacrer de nouveau à la formation quand j’ai appris que l’École d’Assas recherchait un directeur adjoint pour son Institut de kinésithérapie – et à ma rencontre avec un projet pédagogique ambitieux, tourné vers l’avenir des métiers de la rééducation. » Membre de l’équipe pédagogique de l’École d’Assas en 2014, Danièle Maille en est aujourd’hui l’un des piliers puisqu’elle a ajouté à ses responsabilités au sein de l’IFMK (Institut de formation en masso-kinésithérapie) celles de directrice de l’IFE (Institut de formation en ergothérapie).

De l’exercice libéral au doctorat

Diplômée au début des années 80, Danièle Maille exerce tout d’abord en libéral, pendant près de 15 ans. Une activité riche, mais prenante, au point de ne pas lui laisser le temps de se consacrer à la formation, secteur qui l’attire pourtant fortement. « J’ai fait l’école des cadres quatre ans après mon diplôme dans l’idée de pouvoir enseigner, explique-t-elle. Sauf que mon cabinet ne m’en laissait guère la possibilité. Finalement, ce sont des circonstances familiales qui m’ont permis de m’orienter vers l’enseignement. Après avoir cessé mon activité libérale à la naissance de mon troisième enfant, j’ai en effet choisi, au moment de reprendre le cours de ma carrière, de rejoindre l’équipe pédagogique de l’IFMK où je m’étais diplômée. »

au service de la rééducation Danièle MailleUne expérience qui dure jusqu’en 2006, moment où Danièle Maille intègre le personnel d’encadrement de l’hôpital de son lieu de résidence : Doué la Fontaine, dans le Maine-et-Loire. « À temps partiel d’abord, puis à temps plein ensuite, l’hôpital m’a offert l’opportunité d’avoir une vue d’ensemble de la rééducation, de la réadaptation et du suivi des patients. » L’établissement comporte en effet plusieurs pôles réunissant un service SSR (soins de suite et réanimation), des hébergements pour personnes âgées médicalisés, ou non, un SSIAD (service de soins infirmiers à domicile), des lits de soins palliatifs, un service d’hospitalisation à domicile et des places d’accueil de jour. « C’était une activité très variée, poursuit-elle, qui m’a permis de prendre de la hauteur par rapport à mon travail, en organisant le suivi des patients depuis leur lit d’hôpital jusqu’à leur retour à domicile. C’est aussi là que j’ai eu l’occasion de me familiariser avec le travail des ergothérapeutes. »

Au cours de ses années d’enseignement, Danièle Maille reprend en parallèle ses études pour passer un master en pédagogie et communication médicale. Ses fonctions l’amènent aussi à participer aux travaux préparatoires à l’universitarisation des études de kinésithérapie et à la mise en place du master « Vieillissement et handicap » au sein de l’université Paris XI. Ces expériences vont l’encourager ensuite à s’inscrire en doctorat juste avant de rejoindre l’École d’Assas. « De façon étonnante, précise-t-elle, il n’existe aucun écrit scientifique sur le sujet du corps à corps qui est à la base de notre métier qui se fonde sur l’exercice corporel rapproché entre le praticien et le patient. Quand j’ai pris conscience de cet impensé, j’ai donc choisi d’en faire mon sujet de thèse et les passerelles qui existent en France entre les sciences humaines et les sciences de l’éducation m’ont grandement aidée pour cette recherche inédite. » C’est en 2019 qu’elle soutient sa thèse – intitulée « De la praxis à la praxie pour la mise en place du corps à corps en kinésithérapie » – et décroche avec succès deux doctorats : l’un à l’Université Catholique d’Angers et l’autre à l’Université de Sherbrooke au Québec.

Mettre en œuvre l’interdisciplinarité

À l’École d’Assas, depuis 2018, Danièle Maille participe à la fois à la direction des études de kinésithérapie et d’ergothérapie. Cette double implication est importante à ses yeux, car non seulement elle s’inscrit dans le droit fil de son travail comme cadre supérieur de santé à l’hôpital de Doué-la-Fontaine, mais lui permet aussi d’envisager de façon globale la formation en rééducation et réadaptation et, notamment, facilite son travail pédagogique en interdisciplinarité.

« Cette interdisciplinarité, souligne-t-elle, est au cœur de notre travail, et est parfaitement en ligne avec ce qui se fait à l’École d’Assas, notamment durant la Semaine Internationale à laquelle nos étudiants sont associés. Les contacts pris durant la Semaine Internationale sont aussi un moyen d’ouvrir nos étudiants en ergothérapie à la vision du métier dans les autres pays. Au sein de l’IFE, nous avons développé dès l’an dernier un partenariat avec l’Université de Grenade et amorçons cette année une collaboration avec celle de Trois-Rivières au Québec. La crise actuelle complique un peu les choses, mais la langue commune va nous permettre d’offrir des cours à distance avec l’Université des Trois-Rivières. »

Pour Danièle Maille, il est essentiel d’organiser les compétences des étudiants pour qu’au moment de leur entrée dans la vie professionnelle ils aient une connaissance des autres métiers de la rééducation : « L’un des projets auquel je m’attache, souligne-t-elle, c’est que nos diplômés sachent ce que fait un kiné, un pédicure-podologue, un ergothérapeute ou un psychomotricien. Comme deux ou trois praticiens différents peuvent être amenés à intervenir pour la rééducation d’un même patient, il est indispensable que chacun d’eux soit capable non seulement d’expliquer ce qu’il fait, mais aussi de comprendre ce que font les autres et ce que chacun d’entre eux peut apporter au patient. »

Accompagner l’évolution des métiers de la rééducation

Au sein de l’IFE, une première initiative allant dans le sens de l’interdisciplinarité a été prise cette année. Elle vise à rapprocher les ergothérapeutes des podologues, soit les deux formations de l’offre pédagogique de l’École d’Assas a priori les plus éloignées l’une de l’autre. Réunis en petits groupes, tour à tour chez les ergos sur le domaine du Mérantais et chez les podos à la clinique de la villa Thoréton, les étudiants ont pu échanger et travailler autour d’un thème commun. Comme l’expérience est satisfaisante, il est prévu de la développer en y intégrant les étudiants kinés.

« Attention, avertit toutefois la directrice de l’IFE, il ne s’agit pas de considérer que les formations, et donc les métiers, sont interchangeables, mais de faire en sorte que tous les acteurs de la rééducation soient de plus en plus pertinents dans leurs interventions auprès des patients. Or, pour être pertinent, il faut à la fois connaître ses limites et celles des autres professionnels de la rééducation. » Il ne saurait en effet y avoir de rééducation réussie sans une complémentarité interdisciplinaire efficace.

« L’expérience prouve, conclut Danièle Maille, que le patient se moque de l’intervenant qui va s’occuper de lui : ce qu’il veut, c’est un résultat. Dans cette optique, il faut que les soignants puissent définir les objectifs les mieux appropriés à sa situation en ayant une vision d’ensemble de la rééducation de ce patient. C’est à la formation de praticiens susceptibles de concourir à une telle vision que nous nous employons au sein de l’École d’Assas. »


au service de la rééducation IFE

Vers la première promo de diplômés en ergothérapie

Si, d’ordinaire, Danièle Maille consacre l’essentiel de son temps à l’IFMK, c’est l’IFE qui l’occupe aujourd’hui en priorité, en raison de l’enjeu que représente l’ouverture à venir, en septembre 2020, de la troisième année d’études. Une ouverture forcément un peu compliquée par la crise sanitaire qui rend difficile la programmation de la rentrée comme elle était envisagée. « La difficulté réside surtout, précise-t-elle, dans le fait qu’il est difficile de bloquer le calendrier de nos intervenants extérieurs tant que nous ne sommes pas, tous, sortis de la crise sanitaire. Il y aura aussi une partie du programme de travail pratique de cette année à réorganiser, mais, en contrepartie, on a entrepris de prendre de l’avance sur des cours en éducation thérapeutique du patient et sur la préparation des mémoires de fin d’études en anticipant les cours théoriques qui les concernent : initiation à la recherche, à la lecture critique d’articles scientifiques, etc. »

Stage K3 au Danemark

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Solène, K3 de l’IFMK Assas, nous livre son compte rendu d’un stage de deux mois au Danemark, en partenariat avec l’université d’Esbjerg.

Grâce aux partenariats de l’École d’Assas et au programme Erasmus+, j’ai eu l’opportunité, avec une autre étudiante de ma promotion, de partir faire un stage de deux mois au Danemark, de mi-août à mi-octobre 2018.
L’UCSYD, université d’Esbjerg où nous avons réalisé notre stage, s’est rapidement engagée à nous trouver un logement sur place, ce qui nous a permis d’avoir, à un prix abordable, deux chambres dans une résidence étudiante en plein centre-ville. Les locaux n’étaient pas très modernes et il fallait partager la cuisine et la salle de bain mais cela permet de faire des rencontres !

k3 danemark

J’ai réalisé mon stage dans une clinique privée : EmCare à seulement 15 minutes à pied de ma résidence étudiante. C’est une clinique avec une patientèle très variée (bébés, enfants, lombalgies, pathologies neurologiques, personnes âgées) qui fait également salle de sport. En effet j’ai été étonnée de voir en arrivant que certains kinésithérapeutes donnaient des cours de Crossfit, yoga ou autre. Le centre était très bien équipé et le jour de mon arrivée ma tutrice s’est montrée très disponible et accueillante.

k3 danemark

J’ai très vite commencé à avoir mes propres patients que ma tutrice avait sélectionnés en fonction de leur niveau d’anglais. Je gérais seule mon emploi du temps avec eux en décidant de la durée des séances, de leurs fréquences et des horaires. Chaque semaine en général, je retrouvais ma tutrice pendant au moins 30 minutes pour faire le point sur l’évolution de mes patients et pour qu’elle réponde à mes différentes interrogations, problème ou autre. J’ai de loin préféré cette phase d’autonomie à la phase d’observation car certaines séances se passaient en danois et le kinésithérapeute me faisait un résumé à la fin de la séance et répondait à mes différentes questions.

Globalement j’ai tout de même eu beaucoup d’opportunités différentes au cours de mes deux mois de stage : un matin par semaine je me suis rendue dans un centre pour polyhandicapés (expérience que je n’avais jamais eu en France donc j’étais très contente de pouvoir le faire au moins une fois au cours de mes études), je me suis rendue une fois à une séance de balnéothérapie, j’ai également passé une après-midi dans un club de foot.

Mes patients étaient assez variés : jeune footballeur avec une ligamentoplastie du ligament croisé antérieur, AVC, lombalgie, polyarthrite rhumatoïde… J’ai pu apprendre au cours de mon stage des techniques avec lesquelles j’étais peu familiarisée en pratique : électrothérapie, thérapie par l’occlusion et j’ai également eu, avec les autres stagiaires danois, des séances théoriques puis pratiques d’introduction à la technique Mulligan (technique manuelle spécifique du rachis) et aux thérapies manuelles de la mâchoire. J’ai également dû gérer avec un autre stagiaire danois des séances de groupe pour des patients cardiaques et pour des personnes âgées (la barrière de la langue m’a un peu plus gênée dans ce dernier cas qu’au cours des séances individuelles).

En dépit de la barrière de la langue, c’était un stage très formateur. J’ai eu beaucoup d’opportunités d’approcher de nouvelles techniques et cette expérience m’a beaucoup apportée également au niveau personnel.

Par le biais de l’UCSYD nous avons ainsi pu rencontrer des étudiants provenant de toute l’Europe et même au-delà et participer à des sorties avec eux et à des ateliers cuisine : à chaque fois des étudiants d’un pays nous apprenaient à cuisiner un plat typique de chez eux. Nous avons également bien profité de notre séjour au Danemark pour visiter ce pays et les environs.

J’ai vraiment beaucoup appris au cours de cette expérience que je recommande réellement. Cependant, je conseille vivement de partir à deux car sinon on peut se sentir un peu seul, surtout au début, et c’est vraiment rassurant de pouvoir parler de nos ressentis sur le stage et de voir que les choses qui nous étonnent dans le fonctionnement de ce dernier sont perçues de la même manière par l’autre. Et puis, surtout, après une journée passée à n’entendre que du danois et de l’anglais, ça fait du bien de se reposer le cerveau en parlant français le soir !

Je tenais donc à remercier l’IFMK d’Assas ainsi que le programme Erasmus qui nous  permis de vivre cette super expérience.

Solène, K3 2018-2019

Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

Retour de stage kiné à Kobe

Le 6 juillet 2018 nous embarquons à bord de notre avion en direction de Séoul où nous faisons escale avant de prendre un autre avion qui, après 16h de trajet, nous emmène à notre destination finale : le Japon ! Enfin plus précisément la ville portuaire de Kobe.

Nous sommes accueillis par une des étudiantes japonaises qui étaient venues à Paris à l’occasion de la semaine internationale d’Assas. Elle nous présente à deux de ses amis qui seront nos logeurs pour le mois à venir : Yumiko et Shin.

Nos logeurs sont physiothérapeutes dans l’hôpital dans lequel nous allons être stagiaires : the Kobe City Medical Center General Hospital.

C’est donc le 9 juillet que nous commençons dans cet hôpital qui possède plus de 750 lits.
Nous sommes accueillis par M. Nishihara qui sera tout au long du mois notre tuteur référent. Nous avons alors l’occasion de voir le service de soins intensifs, de soins intensifs cardiologiques, de cardiologie, de neurologie, de cancérologie, de pédiatrie ou encore des urgences ou de traumatologie.

Malgré une communication difficile avec certains physiothérapeutes ne parlant pas l’anglais, nous avons été chaleureusement accueillis par tous dès le premier jour. Ce stage a alors été une expérience exceptionnelle : nous avons suivi la rééducation de nombreux patients, proposé nos projets thérapeutiques, mis en place un traitement kinésithérapique, tout en argumentant nos choix thérapeutiques à partir de l’Evidence Based Practice.

Assas JapanPar ailleurs, nous avons pu échanger avec les étudiants de l’hôpital aussi bien sur le plan culturel que professionnel : un contact plus distant avec le patient mais une observance beaucoup plus importante qu’en France, des stages qui ne débutent réellement qu’en dernière année pour les étudiants japonais avec une pratique clinique uniquement permise en hôpital (pas de libéral).

Après 4 semaines de stage, dont une journée à la KIO University pour présenter notre école et nos études en France, nous avons terminé par remercier l’ensemble du service kinésithérapique mais aussi particulièrement nos logeurs qui ont été à notre écoute, nos tuteurs et les étudiants qui nous ont fait visiter le Japon. Le 9 août nous voilà de retour sur Paris CDG, après 16h de vol, des souvenirs pleins la tête et des connaissances pratiques et culturelles nouvelles.

Merci à Nicole Maurice et Shotaro Tachibana pour avoir rendu ce stage possible.
Diane & Alexandre

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