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La téléconsultation en kiné : retour d’expérience

Blandine Gomet pratique kiné

Kinésithérapeute depuis 2005, diplômée de l’APHP, Blandine Gomet enseigne la neurologie au sein de l’Institut de formation en masso-kinésithérapie (IFMK) de l’École d’Assas. Exerçant actuellement en libéral, elle a été confrontée comme tous ses confrères au défi posé par la crise sanitaire, à savoir l’adaptation des pratiques pour poursuivre le traitement des patients durant la période de confinement.

téléconsultation« De mon côté, témoigne-t-elle, j’ai pris le parti de garder le lien avec mes patients avec quelques prises en charge à domicile pour les plus proches mais surtout de la téléconsultation et des séances collectives à distance pour les autres. » Convaincue à la fois du caractère exceptionnel de la situation comme de la richesse de cette expérience, elle a profité du concours d’une stagiaire de quatrième année de l’IFMK, Marie Vila, pour établir l’équivalent d’un bilan clinique de cette période forcée de pratique à distance. Pour ce faire, Blandine et Marie ont élaboré un questionnaire portant sur l’analyse du ressenti des patients lors des séances individuelles ou collectives à distance, et sollicitant l’opinion des patients sur la téléconsultation en kinésithérapie. Sur 30 patients interrogés, 27 ont répondu, et ce sont les résultats de cette étude que Blandine Gomet présente dans l’article qui suit.

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téléconsultation

De Lariboisière à la Finlande : des tuteurs de stage en mobilité Erasmus

Lariboisière

Marie-Hélène Houzé et Romain Habrias, deux masseurs-kinésithérapeutes de l’hôpital Lariboisière, tuteurs de stage pour les étudiants de l’IFMK de l’École d’Assas, ont pris part mi-février 2020 aux rencontres internationales organisées par l’université des sciences appliquées de Seinäjoki.

C’est dans le cadre du programme Erasmus que ces deux professionnels ont séjourné du 9 au 12 février à Seinäjoki, ville d’Ostrobotnie du Sud, à l’ouest de la Finlande. L’École d’Assas les a en effet délégués pour participer à ces journées d’échanges dont le thème était l’actualité du bien-être. Après avoir présenté le centre hospitalier universitaire où ils exercent, ils ont donné deux conférences en anglais : la première – « Well-being and physiotherapy in Intensive care units » – portait sur le bien-être que la kinésithérapie apporte dans les unités de soins intensifs et la seconde sur la recherche constante du bien-être des patients dans les unités de médecine gériatrique aiguë (« Acute geriatric hospitalization units : in constant search of patient well-being »).

Cette expérience nous a permis d’échanger et de transmettre sur notre expertise clinique de la kinésithérapie dans les unités de soins intensifs et sur les structures hospitalo-universitaires en France. Le défi était de communiquer et de susciter l’intérêt autour de nos interventions face à des étudiants et des professionnels ayant une formation et une culture autre, le tout en anglais. Cette semaine d’étude regroupait non seulement des professionnels de différents pays (Lituanie, Slovénie, Allemagne, Belgique, Portugal, Vietnam, Norvège…) mais aussi de différents secteurs (agronomie, enseignement, kinésithérapie, ergothérapie, diététique…), tous concernés par la santé sous des formes diverses. Ce mélange de cultures et de spécialités a permis des échanges professionnels très fructueux et des rencontres humaines riches. La qualité des structures d’accueil, de l’organisation et des relations humaines fait de cette expérience un apprentissage remarquable.
Marie-Hélène Houzé et Romain Habrias
Hôpital Lariboisière

Lariboisière FinlandeCe projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

L’École d’Assas assure la continuité pédagogique

« Face à la crise sanitaire, je suis fier de la réaction collective de toute notre École, personnel administratif, enseignants et étudiants : grâce à la mobilisation de tous, nous avons pu assurer la continuité pédagogique dès le 16 mars. Je tiens en outre à saluer ceux des membres de nos équipes qui, en plus d’enseigner ou d’étudier, sont mobilisés dans leur travail quotidien face à l’épidémie et à ceux qui se sont portés volontaires pour rejoindre la réserve sanitaire. » Frédérick Fabry, Directeur Général de l’École d’Assas

 

Podologie : une alternative pour la formation clinique

En podologie, le volume de cours assuré à distance, en visioconférence est d’environ 80%. Si la formation clinique externe est bien entendue suspendue (les stages), les TD pratiques (en soins, semelles et examen clinique) d’ordinaire organisés en interne au sein de la clinique de l’Institut de Formation en Podologie (IFPP) de l’Ecole d’Assas sont remplacés par des Travaux Réflexifs Guidés (TRG) qui permettent aux étudiants de travailler sur des cas cliniques orientés soins, semelles et examen clinique. Les étudiants sont ainsi appelés à utiliser les connaissances théoriques dans le cadre de la démarche clinique. « Ces travaux, précise Hans Heitz, coordinateur pédagogique au sein de l’IFPP, leur permettent d’expliciter leur pratique même s’ils sont privés de patients durant cette période. »
Une grande attention est portée au suivi des étudiants et l’équipe enseignante utilise tous les outils de communication à sa disposition pour communiquer avec eux, mais aussi entre elle. Cela permet d’adapter et de varier l’approche pédagogique pour maintenir un fort taux d’implication de tous. Par exemple, un programme de lecture d’articles scientifiques – orienté soins pour les étudiants en première année, et examen clinique pour les étudiants en deuxième année – a été mis en place.
En fonction de la durée du confinement, les TD et les cours qui n’auront pas pu être tenus seront reproposés soit en fin d’année scolaire soit en début d’année scolaire prochaine.

crise enseignement à distance

 

Kiné : un gros travail de coordination et d’information

Avec 500 étudiants au total, l’Institut de Formation en Masso-Kinésithérapie représente l’essentiel des effectifs de l’École d’Assas. Comme l’explique Sophie Boulle, coordinatrice du premier cycle, « le basculement sur les cours à distance s’est très bien passé : nos enseignants comme nos étudiants ont joué le jeu et la technique a suivi. Les points d’interrogation sont cependant nombreux et nous faisons un gros travail de coordination et d’information pour anticiper la sortie de crise. »
Chaque mercredi, Sophie organise ainsi une réunion en ligne au cours de laquelle elle répond aux questions et aux observations des étudiants : « Leurs préoccupations, mais aussi les nôtres, portent sur les travaux pratiques qui sont bien entendu suspendus en ce moment et qu’il faudra récupérer ; sur le temps de stage aussi puisque, par exemple, nos premières années de Saint-Quentin-en-Yvelines n’ont pas pu partir à cause du confinement alors que les K1 de la villa Thoréton ont, eux, pu finir leur stage avant le confinement. Dans tous les cas, nous guettons en temps réel les instructions de l’Agence régionale de santé pour nous y conformer et adapter rapidement notre dispositif. » En somme, une attention de tous les instants pour garantir la continuité des études.

crise covid-19 enseignement

 

Les étudiants en ergothérapie mobilisés

La même attention prévaut en ergothérapie dont la directrice, Danièle Maille, se réjouit de la forte participation des étudiants aux cours en ligne. « Les principaux cours qui ne sont pas assurés, précise-t-elle, sont ceux qui ont trait aux techniques ergothérapiques en travaux pratiques. Tous les autres cours ont été repensés et adaptés soit en cours magistraux, soit en enseignements dirigés, soit en classe inversée avec parfois un travail en e-learning. »
Il n’y a pas que pour étudier que les étudiants en ergothérapie se mobilisent : 25% des deuxièmes années sont en service lié au Covid-19. Pour l’heure cela concerne essentiellement les étudiants résidant en région parisienne, car en province la réserve sanitaire n’est pas encore pleinement organisée. « Durant leur volontariat, ces étudiants travaillent à des rythmes différents mais, comme il s’agit d’une période à laquelle ils devaient normalement être en stage, ils n’auront pas de cours à récupérer », explique Danièle Maille. En revanche, ceux qui restent confinés ont des travaux de substitution à faire en compensation de l’absence de stage.

Kiné, ergo, podo : les inscriptions demeurent ouvertes

Comme l’indique le site Parcoursup, où une foire aux questions répond aux interrogations des futurs étudiants, le calendrier des inscriptions n’est pas modifié à ce jour. La prochaine étape pour les candidats demeure donc ce jeudi 2 avril 2020 : ils ont jusque-là pour compléter leur dossier, joindre les éventuelles pièces demandées, et confirmer leurs vœux. La procédure étant dématérialisée, elle pourra être poursuivie dans les conditions normales et l’École prendra le relais dès que les dossiers de candidature lui seront communiqués assure Marco Ribeiro, responsable du Bureau de la Scolarité. En effet, comme vient de le déclarer un communiqué de presse du gouvernement du 26 mars 2020, les concours d’accès aux formations paramédicales sont remplacés cette année par un examen des dossiers académiques.
Pour les étudiants actuellement en PACES, Marco Ribeiro indique que la procédure d’inscription en ligne mise en place l’an dernier par l’École d’Assas en kiné, sera généralisée et accessible à tous les candidats.

Erasmus, une grande expérience de vie

expérience de vie

Après un témoignage passionné sur le contenu de leur stage Erasmus à Kolding, au Danemark, Gwenaëlle et Valentine, deux étudiantes en troisième année de kinésithérapie, nous décrivent les coulisses de leur séjour. En d’autres termes, ce qui rend unique l’expérience des mobilités internationales.

« L’Erasmus, c’est aussi sortir de sa zone de confort. Ce qui n’était pas vraiment dans mes habitudes contrairement à Val, raconte Gwenaëlle. Me retrouver seule, loin de ma famille, dans un pays étranger, avec une culture différente et une vision de la vie inédite, c’était inhabituel pour moi. Heureusement, même si je n’aime pas sortir de mon confort, ma capacité d’adaptation et ma volonté de découvrir de nouvelles choses ont été plus fortes. J’ai rencontré de nouvelles personnes, je suis sortie profiter de la vie étudiante et je me suis confrontée à des pathologies que je n’avais jamais traitées avec des patients ne parlant pas ma langue. C’est aussi ça un Erasmus : savoir prendre des risques, apprendre à lâcher prise et se surprendre soi-même. C’est se découvrir et revenir plus fort et sûr de soi, enrichi d’une expérience unique. »

expérience de vieAu Danemark, à défaut du danois, la langue de travail est l’anglais. Et si beaucoup de Danois le parlent, il faut parfois communiquer autrement, comme l’explique Valentine : « La langue a été une barrière pour moi en début de séjour. J’avais cette impression d’être limitée dans mon dialogue avec les patients et que cela représentait un frein à ma relation avec eux. Et puis j’ai compris qu’être kiné c’était être capable de s’exprimer autrement qu’avec des mots. Parce que la kiné c’est la science du mouvement. Alors on a utilisé nos corps, on a mimé, bruité, frisé le ridicule parfois, pour montrer comment faire et nous faire comprendre. »

À Kolding, les stagiaires organisent en effet leur emploi du temps et la prise en charge de leurs propres patients. Appeler les patients en salle d’attente, les conduire en salle de consultation (réservée préalablement), puis réaliser un bilan complet en anglais, n’a rien d’évident. Sans parler des sessions de groupe où il faut trouver sa place et se démontrer proactif au milieu d’une dizaine de Danois… Le mot clé, soulignent les étudiantes, c’est l’adaptation.

Partir en Erasmus, c’est aussi échanger avec d’autres jeunes, découvrir les cultures et les traditions de chacun. « On était tous différents, avec une chose en commun : on était tous loin de nos familles mais assoiffés de découvrir un nouveau pays. Kolding est une ville plutôt petite, perdue au milieu de la forêt. Cependant, derrière son aspect bien tranquille, cache un cœur étudiant très vivant. Lundi soir pub quiz, jeudi soir soirée beer pong suivie de quelques pas de danse au Morks. Le vendredi, direction le fabuleux rooftop de notre résidence étudiante pour se remettre de la soirée de la veille, et le samedi, pub irlandais. En bref il y a toujours de la vie à Kolding, une ville accueillante que nous avons pu quitter sans verser quelque larme… » concluent nos deux étudiantes.

Les « French girls », Gwenaëlle et Valentine

expérience de vie

Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

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