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Inscriptions en ligne : enseigner, c’est prévoir

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En dépit de la crise sanitaire, l’École d’Assas est en mesure d’assurer l’inscription en ligne de tous ses futurs étudiants en vue de la rentrée 2020-2021. Ce dispositif, entré en vigueur l’an dernier, trouve en grande partie sa source dans le voyage d’études fait en mai 2017 à Porto par Sonia Ribeiro, l’une des responsables de la scolarité au sein de l’École.

Sonia Ribeiro est référente scolarité à l’École d’Assas, et notamment à l’Institut de formation en masso-kinésithérapie (IFMK), depuis 2014. Elle est la première personne que les étudiants et les formateurs rencontrent quand ils se rendent à l’école. Elle est ce contact chaleureux et toujours disponible que les étudiants viennent toujours voir avec un mot gentil et parfois des fleurs, même quelques années après l’obtention du diplôme.

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Sonia Ribeiro, à gauche sur la photo, lors des ateliers ENPHE à Porto en 2017.

C’est au cours d’une mobilité Erasmus – la représentation de l’Institut de formation en masso-kinésithérapie de l’École d’Assas lors du séminaire ENPHE 2017 à Porto (European Network of Physiotherapy in Education) – que Sonia a pu découvrir l’organisation de la scolarité au sein de l’École supérieure de santé (ESS) de l’Institut polytechnique de Porto. Avec douze métiers de santé enseignés et près de 2500 étudiants, cet établissement doit gérer des flux d’information et d’organisation lourds et a opté pour la dématérialisation de toutes ses procédures. Sa maîtrise du portugais et de l’espagnol lui ont permis d’échanger avec ses collègues et les enseignants européens.

prévoir kinéEn découvrant cette organisation, dont deux des éléments clés sont le portail en ligne de l’ESS et le badge à puce des étudiants et du personnel, Sonia Ribeiro a compris que l’École d’Assas avait beaucoup à apprendre de ce modèle et l’a présenté dès son retour à Paris à toute l’équipe administrative. Convaincue par son témoignage, la direction de l’École d’Assas a profité de l’installation de l’École dans ses nouveaux locaux de villa Thoréton, au cours de l’année 2018-2019, pour prendre en compte les préconisations de Sonia et moderniser la gestion de la scolarité au sein de l’École.

Aujourd’hui, plus besoin de photocopies, de chemises cartonnées ou de centaines de dossiers bureautiques : tout, ou presque, se fait en ligne, et c’est autant de papier à recycler en moins. Depuis quelques jours, l’étudiant peut même compléter directement son dossier en ligne via des liens envoyés par courrier électronique par les membres du bureau de la scolarité.

La mobilité du personnel administratif fait partie des possibilités offertes par le dispositif Erasmus et c’est dans ce cadre que Sonia Ribeiro est partie pour Porto en 2017 : « C’était une belle expérience, se souvient-elle, et j’encourage tous mes collègues à profiter de cette opportunité pour découvrir de nouveaux horizons pédagogiques et organisationnels, et enrichir ainsi notre expertise professionnelle. »

Un message aux étudiants

Lundi 11 mai, Sonia a retrouvé le chemin de l’École : un retour seulement partiel à la normale car les étudiants manquent encore à l’appel. « Qu’ils sachent qu’on les attend avec fierté, tient à dire Sonia. Nous avons d’autant plus hâte de les retrouver que nous savons qu’ils ont affronté la crise avec sérieux pour ceux qui suivent les enseignements via Teams et beaucoup de courage pour ceux qui sont mobilisés. »

 


Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

Le récit passionné d’un Erasmus à… Kolding

Kolding 2019

De retour du Danemark, Gwenaëlle et Valentine, deux étudiantes K3 de l’École d’Assas, nous livrent un compte rendu dense et amoureux de leur séjour sur les terres du roi Knut. Dans cette première partie, elles présentent l’organisation de leur travail au sein du centre de rééducation de Kolding.

Sundhedscenter Kolding est un centre de santé appartenant à la municipalité de la ville de Kolding. Il se situe juste en face de l’hôpital et à 15 minutes du centre-ville à vélo, en plein milieu de la forêt.

La majeure partie de la patientèle vient en consultation de jour, voir un des 70 kinésithérapeutes et ergothérapeutes. Un service d’hospitalisation complète est aussi présent au sein de l’établissement, proposant 25 chambres pour une durée de séjour d’environ 2 mois. Le centre compte 2 étages : le rez-de-chaussée et le premier étage rattachés à la rééducation, ainsi qu’un cabinet dentaire et l’administration. Le deuxième étage est réservé aux sages-femmes, à l’hospitalisation complète et au reste de l’administration.

Les kinésithérapeutes sont répartis en plusieurs équipes

  • appareil locomoteur,
  • atteintes liées aux « styles de vie », patients diabétiques, obèses, anxieux, lombalgiques chroniques…
  • neurologie,
  • visites à domicile,
  • enfants.

KoldingL’établissement compte 3 grandes salles de rééducation (plateaux techniques) ainsi que plusieurs salles d’examen individuel.

Les pathologies rencontrées sont nombreuses puisqu’il n’existe presque pas de centre de rééducation à moyen ou long séjour comparable à ce que l’on peut trouver en France. Les patients danois sont le plus rapidement possible amenés à rentrer chez eux, et les soins à domicile sont beaucoup plus développés qu’en France.

Au cours de notre stage, nous avons surtout été en contact avec des pathologies de l’appareil locomoteur : rupture du tendon d’Achille, conflit d’épaule, problème de dos, tendinopathies, prothèse de genou, entorses diverses, ligamentoplasties.

Au centre de rééducation de Kolding, les étudiants sont considérés comme de futurs collègues de travail et non pas comme de vulgaires « stagiaires ». Ainsi, nous possédions notre propre bureau avec ordinateur portable et téléphone pour joindre nos patients. Le premier jour de stage, nous avons été accueillies par Jane, qui est une kiné responsable des étudiants. Cela signifie qu’elle aménage son emploi du temps de façon à être capable de consacrer chaque jour le temps nécessaire aux étudiants dont elle a la charge. Ainsi, tous les matins, nous avions à 9h le « plan of the day », c’est-à-dire 30 minutes durant lesquelles nous discutions de nos objectifs du jour. Chaque vendredi, à 11h nous avions aussi ce qu’ils appellent « the reflection of the week » où nous devions revenir avec Jane sur 4 grands points : ce que nous avons appris de nouveau, les difficultés rencontrées, ce sur quoi nous pouvons nous améliorer puis ce que nous avons très bien fait durant la semaine. Enfin, chaque semaine, nous devions planifier un rendez-vous individuel avec Jane au court duquel nous étions à même de lui parler de nos problèmes, de nos doutes, de nos envies…

En définitive, l’approche pédagogique au Danemark est basée sur le dialogue et « le feed back ». Au Danemark, être étudiant c’est être en cours d’apprentissage, donc c’est aussi reconnaître ses erreurs. Mais ce que nous avons compris là-bas c’est que nos erreurs sont constructives et nous permettent de progresser, encore est-il qu’il faut savoir les analyser. Au Danemark, être étudiant c’est aussi accepter que l’on nous donne des responsabilités et de l’autonomie. Au Danemark, être étudiant c’est recevoir des encouragements qui te poussent à oser à se prendre au jeu du « et si moi aussi je pouvais être une vraie kiné ».

Le premier mois, nous étions les deux seules étudiantes kiné puis le second mois, nous avons été rejointes par quatre autres étudiants danois : Kirstine, Laerke, Jim et Chris. Rapidement, une bonne dynamique de groupe s’est créée. Nous avions pour habitude de nous entraider dans le travail et ils ont eu à cœur de nous faire découvrir la culture danoise. Repas, tradition du jeté de cannelle pour les 25 ans de Kirstine … « toujours pas » mariée … Et pour notre dernier jour, avec nos deux tutrices Jane et Anne Louise, le grand saut dans l’eau à 10° suivie d’un petit shot de schnaps pour se réchauffer !

En définitive, on ne regrette rien de ces deux mois. Une vraie expérience de vie. À qui le tour ?

Gwenaëlle et Valentine, K3

Kolding

Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

2 K4 en stage de réhabilitation à Majorque

Majorque Assas

Camille et Joaquim ont consacré le dernier stage de leur cursus de kinésithérapie à étudier la pratique de la réhabilitation dans un centre hospitalier de Majorque, aux Baléares. Une opportunité permise par le partenariat entre l’École d’Assas et l’UIB (Universitat de les Illes Balears). Voici leur récit.

Arrivés à Palma de Majorque, nous avons tout d’abord signé notre convention à l’UIB et pris connaissance de notre programme de stage avec la responsable Erasmus. Ensuite nous avons été reçus dans le centre hospitalier universitaire au sein duquel devait se dérouler notre stage – un complexe très récent, inauguré en 2010-2011, et parmi les plus grands d’Espagne – par la responsable du service réhabilitation.

Majorque AssasAu fil du stage, nous avons eu 4 tuteurs différents ce qui a contribué à nous donner une très large vision du travail en service de réhabilitation et permis d’être au contact de nombreux patients même si nous n’avons guère pu suivre leur évolution. Nos tuteurs nous ont facilement fait confiance, se montrant ouverts à nos idées et nous laissant parfois une réelle autonomie auprès des patients.

Notre horaire de travail était continu, de 13h30 à 20h30, avec 30 minutes de pause à 17h30. Le rythme de travail est intense : sur le plateau de rééducation principal, 8 kinésithérapeutes travaillent simultanément, les patients se succédant toutes les 20 minutes. Comme ces patients ne sont pas résidents, l’activité s’apparente donc soit à du libéral soit à de l’hospitalisation de jour. En parallèle, des kinés sont affectés dans les différents services de l’hôpital, hors du plateau de rééducation, pour les patients résidents. L’activité est tellement vaste qu’en s’y prenant à l’avance il est possible de demander à expérimenter un service en particulier. Pour notre part, nous avons surtout travaillé en traumatologie, orthopédie, neurologie et pédiatrie et appris de nouvelles techniques comme le crochetage et la paraffine.

La grosse différence pratique que nous avons constatée est que les kinés ne réalisent pas leurs propres diagnostics (DMK) : c’est le médecin du service qui pose le diagnostic, et le kinésithérapeute met en place sa rééducation après une courte évaluation.

MajorqueAu final, c’est un terrain de stage que nous recommandons vivement même s’il est bien entendu préférable d’avoir de bonnes notions d’espagnol pour en profiter au mieux. Le personnel de l’hôpital comme les Majorquins en général sont très bienveillants et nous avons fait de superbes rencontres. En plus, l’île est magnifique et offre de nombreuses possibilités d’activités culturelles comme sportives. Enfin, nous avons profité de la meilleure saison (mai-juin), avant l’arrivée massive des touristes, les chaleurs caniculaires… et la hausse des prix !

Camille et Joaquim, K4

Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

Erasmus Kiné à Cordoue en Espagne

Valence Erasmus kiné Juliette

Étudiante en K3 à l’école d’Assas, je reviens d’un stage de kinésithérapie à Cordoue (Espagne) dans le cadre du programme Erasmus+. Ce stage m’a permis d’une part, de découvrir d’autres thérapeutiques comme la fasciathérapie et l’hippothérapie et d’autre part, de m’ouvrir à une autre vision de la santé où le handicap ne fait pas le patient. En effet, de nombreux thérapeutes et personnels soignants peuvent présenter un handicap physique comme une amputation ou une cécité. C’est pour cela que le terme « usager » est privilégié au terme « patient » afin d’éviter un clivage entre les soignants et les soignés.

J’ai été chaleureusement accueillie par le Centre de Rééducation Fepamic pour 8 semaines de stage.

Le Centre de Rééducation Fepamic présente 2 grandes structures pouvant accueillir des stagiaires. Durant les trois premières semaines, j’ai travaillé à l’unité de jour qui accueille des usagers de 9h à 14h et des clients extérieurs de 15h à 17h.

Ma journée débutait donc le matin de 9h à 14h sur le plateau technique de l’unité de jour où la majorité des usagers présentait une pathologie neurologique comme Guillain-Barré ou l’Ataxie de Friedreich. Alberto, un physiothérapeute malvoyant de l’unité de jour, m’a initié à la fasciathérapie tout en m’expliquant l’importance du « toucher » et du ressenti dans notre profession. En effet, dans une profession où l’on entend souvent que les thérapeutes ne prennent plus le temps d’examiner les patients, cette dernière piqûre de rappel avant d’être diplômée n’a pu être que bénéfique. Ensuite, de 15h à 17h, nous prenions en charge des clients qui venaient de l’extérieur pour des séances de rééducation. Un après-midi, j’ai pu assister à une séance d’hippothérapie avec Bernardo, le directeur de l’unité de jour de Cordoue. L’hippothérapie est une approche thérapeutique de la personne en situation de handicap physique ou mental qui utilise le pas du cheval comme outil de rééducation. Elle combine différents aspects : physiques, psychologiques mais aussi affectifs et relationnels.

Durant les 2 semaines suivantes, j’ai travaillé sur le plateau technique de la Residencia qui accueille uniquement les usagers qui sont hospitalisés. De 10h à 13h, les séances étaient individuelles et ensuite de 16h à 19h, les usagers assistaient si ils le souhaitaient à des séances de groupe.  Le type de pathologie reste majoritairement neurologique mais avec des patients moins autonomes et qui présentent de plus lourds troubles cognitifs.  Les séances de rééducation ressemblaient à celles des services de rééducations des hôpitaux français. Seuls les horaires étaient particuliers avec une pause de 3h entre deux sessions dans la journée.

Enfin la dernière semaine, j’ai pu assister à des cours de Pilates en tant qu’observatrice mais aussi en tant que participante avec Isabel, propriétaire et gérante de El Estudio Pilates La Sierra. Cette discipline est très intéressante pour les patients car elle mobilise le corps dans son ensemble en travaillant à la fois la posture, la respiration et l’équilibre tout en s’adaptant aux différentes pathologies. J’ai pu assister aussi bien à une séance adaptée pour des personnes en rémission de cancer qu’à une séance pour des clients très sportifs.

Durant mon séjour, j’ai eu l’opportunité de visiter la ville avec son centre historique et la Mezquita (mosquée-cathédrale) et de découvrir les spécialités locales comme El Rabo de Toro (« queue de taureau ») ou le Salmorejo, spécialité qui ressemble au Gaspacho.

Pour terminer, je me réjouis d’avoir pu progresser dans certains domaines comme l’art et la science de la palpation ou la prise en charge de patients atteints de pathologies neurologiques. Je me réjouis également d’avoir découvert la culture et les spécialités de Cordoue et je remercie toutes les personnes du centre de rééducation de Fepamic qui m’ont accueillies aussi chaleureusement. De plus, je remercie l’école d’Assas ainsi que l’association Fepamic de m’avoir permis d’enrichir mes connaissances au-delà de la pratique de la kinésithérapie.

Eve Genevisse, K3 2016-2017

 

 

 

Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

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