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International : une kiné chinoise à l’école française

kiné chinoise

Dans le cadre des accords entre l’université de Wenzhou et l’École d’Assas, une étudiante chinoise en quatrième année de kinésithérapie, Yao Han Wang, est venue effectuer un stage de deux mois à Paris, en septembre et octobre 2019. Avant de regagner la Chine, elle nous a adressé le témoignage suivant, établissant d’intéressantes comparaisons entre kiné chinoise et kiné française.

Tout d’abord, je suis vraiment reconnaissante d’avoir eu cette opportunité unique de vivre une vie si différente de ce que je connais habituellement. Cela m’a permis à la fois d’en apprendre davantage sur la kinésithérapie, mais aussi d’élargir ma vision et mon expérience, tout en relevant un défi de taille, celui de me retrouver plongée, seule, dans un environnement complètement nouveau, avec l’obstacle de la langue et de styles de vie différents. Heureusement, la bienveillance des professeurs, des élèves de l’école et du personnel de l’hôpital, et celle de tant de Français sympathiques, a rendu ce voyage très agréable.

La découverte du travail du praticien libéral

Pendant mon séjour, j’ai travaillé en cabinet libéral, ce qui était nouveau pour moi. J’ai appris le fonctionnement d’un tel cabinet et pu observer de façon privilégiée le travail du praticien : j’ai ainsi réalisé à quel point les détails sont importants. J’ai appris de mon tuteur l’attitude à avoir envers les patients : tous les accueillir avec le sourire, se comporter avec eux de façon toujours polie et respectueuse, leur montrer qu’on est là pour les aider à aller mieux… Autant de détails qui sont essentiels pour que le patient comme le praticien tirent le meilleur profit de la thérapie.

J’ai apprécié aussi la diversité des situations, propre à l’être humain. On n’a pas tout appris auparavant en classe et il convient donc de toujours rechercher la meilleure des solutions.

kiné chinoiseJ’ai aussi observé les différences entre la Chine et la France en matière de kinésithérapie. Pendant mon séjour, la plupart des patients que j’ai rencontrés avaient des douleurs au cou, aux épaules ou au dos. En Chine, en revanche, plus de la moitié de mes patients sont hémiplégiques. Par rapport à la France, la kiné chinoise est plus axée sur la récupération du système nerveux et un peu moins sur la rééducation musculo-squelettique. C’est sans doute parce que dans mon pays la réadaptation neurologique s’est développée plus tôt que la réadaptation musculo-squelettique dont la pratique est encore récente.

Comme je l’ai constaté plus tard au Groupe hospitalier Diaconesses Croix Saint-Simon, en France la kinésithérapie est utilisée du début à la fin du séjour des patients dans toutes les maladies. En Chine, en raison du manque de thérapeutes, peu d’hôpitaux offrent par exemple des exercices de respiration : l’expectoration des patients est prise en charge par des membres de leur famille ou des aides-soignants, préalablement instruits par les kinés. Au bout du compte, la principale différence que mon stage me permet d’établir entre les hôpitaux chinois et français est que la rééducation me semble plus complète en France : elle dispose de meilleurs équipements, de thérapeutes adéquats et d’une éducation sanitaire plus grande des patients. Pourtant, en soi, il n’y a pas beaucoup de différences dans les techniques de traitement, si ce n’est qu’en Chine nous combinons la médecine traditionnelle chinoise avec la kinésithérapie pour aider les patients à mieux récupérer.

Une autre approche pédagogique

kiné chinoise pilluPendant les cours de massage et de mobilisation, j’ai appris à masser d’une manière plus douce et pratiqué différents types de mobilisation. Surtout, j’ai beaucoup appris de la méthode d’enseignement française : au lieu de dire aux élèves ce qu’ils doivent faire directement, l’enseignant (en l’occurrence Michel Pillu) leur demande de faire la manipulation de la façon qui leur semble la plus adaptée, puis il les corrige en fonction des besoins. C’est une excellente méthode qui pousse les élèves à réfléchir. Et c’est important, parce qu’en tant que kinésithérapeute, on devrait toujours réfléchir à nos gestes.

Il y a enfin une autre différence que j’ai notée : en Chine, nous avons très peu recours aux croquis alors qu’à l’École d’Assas aussi bien les enseignants que les autres étudiants utilisent volontiers le dessin pour expliquer leurs choix. Je pense que c’est un bon moyen qui aide à mieux comprendre les connaissances théoriques. En conclusion, je dois dire que c’est sûrement au niveau de l’approche et de la méthode pédagogique que j’ai le plus appris de ce programme.

Villa Thoréton : un lieu sur mesure pour l’École d’Assas

3 questions à Frédérick Fabry, directeur général de l’École d’Assas

Assas Portrait NB-9007-2Mardi 16 avril 2019, une centaine d’enseignants, de membres du personnel administratif, d’amis et de partenaires de l’École d’Assas ont partagé un moment convivial à l’occasion de l’inauguration officielle des nouveaux locaux, situés Villa Thoreton dans le 15ème arrondissement de Paris. Les pouvoirs publics étaient également représentés, ainsi que les professionnels ayant œuvré, en neuf mois de temps, à la transformation d’un ancien immeuble de production audiovisuelle en nouveau siège de l’École, qui rassemble en un même lieu l’Institut de Kinésithérapie (IFMK), celui de podologie (IFPP, clinique comprise) et les services administratifs.
A l’occasion de cette soirée, nous avons posé 3 questions à Frédérick Fabry, le directeur général de l’École d’Assas.

 

1) Frédérick Fabry, pourquoi avoir attendu six mois pour cette inauguration ?

villa thoreton assas outil sur mesureFF : Pour une raison très simple : l’École d’Assas fonctionne à l’image de toute bonne rééducation, en se donnant le temps de mener ses projets à terme. Avant le champagne et les petits fours, il était essentiel de valider notre nouvelle installation et l’efficacité de nos équipements au service du confort de nos étudiants et de nos équipes. Aujourd’hui, alors que les derniers réglages ont été faits et que chacun a trouvé son rythme, il nous a paru bon de rassembler nos partenaires et nos amis – dont quelques-uns de nos nouveaux voisins qui ont supporté avec patience et bienveillance les inconvénients liés à nos travaux d’emménagement – pour leur dévoiler nos nouveaux locaux. Sans fanfare ni trompettes mais dans la simplicité souriante et authentique qui caractérise l’esprit de notre École.

2) En parallèle à cet emménagement villa Thoréton, l’École d’Assas a aussi changé d’identité visuelle et affirmé son positionnement « Humainement innovante ». Simple changement de « look » ou changement de cap ?

campus Paris Assas kiné podoFF : Ni l’un ni l’autre. Si nous avons investi dans ce superbe établissement, c’est à la fois pour améliorer les conditions de vie et de travail de nos étudiants, de nos enseignants et de nos collaborateurs, mais aussi pour favoriser au quotidien l’innovation et l’interdisciplinarité. Or c’est exactement la motivation qui accompagne notre changement de logo et le choix de ce positionnement. Il traduit notre ambition, il est le reflet de ce que nous sommes et de ce en quoi nous croyons : l’innovation – pédagogique, technique, scientifique – au service de la personne humaine en situation de rééducation, de réhabilitation, voire de réinsertion, en raison d’une pathologie, du vieillissement ou d’un accident de vie.

Innovante, l’École d’Assas l’est à plusieurs niveaux.

  1. Par son ouverture à l’international tout d’abord : nous offrons des terrains de stage à nos étudiants dans toute l’Europe, en Asie, aux États-Unis et en Australie (ici). Nous avons mis en place une formation très prisée d’anglais médical qui permet à nos étudiants d’avoir accès à toute l’information scientifique la plus récente et même de publier certains de leurs travaux en anglais. Grâce à notre département international, nous travaillons continuellement à renforcer les échanges avec notre réseau d’universités et instituts partenaires dont notre Semaine internationale illustre toute la vitalité. Cet investissement important est d’ailleurs reconnu puisque c’est à l’École d’Assas que le réseau ENPHE (European Network of Physiotherapy in Higher Education) a confié l’an dernier l’organisation de sa conférence européenne annuelle
  2. Par la place importante faite à l’apprentissage dans notre cursus : sur 116 contrats en Île-de-France, 88 sont issus de l’École d’Assas.
  3. Par les partenariats que nous développons avec des entreprises ou des organismes qui dessinent la santé de demain. La plupart tournés vers la recherche, ces partenariats s’expriment en particulier lors de la conférence scientifique annuelle de l’École (thème 2019 : la santé connectée) , et ont été récemment illustrés par notre collaboration avec le CRI (centre de recherches interdisciplinaires).

 

Résolument tournés vers l’humain, nous le sommes au quotidien.

Notre métier c’est de former des professionnels au service de personnes en situation de maladie, de rééducation ou de handicap. De la qualité de notre équipe pédagogique dépend la qualité de nos diplômés et, au final, la qualité des soins dont bénéficieront les patients de demain. Au-delà de l’excellence technique, clinique et même scientifique, notre travail serait vain sans ce souci constant du patient : c’est pourquoi nous misons énormément sur l’interdisciplinarité et l’individualisation.
L’interdisciplinarité est favorisée par le regroupement de nos deux principaux instituts en un même site (masso-kinésithérapie et pédicurie-podologie). Elle est aussi à la base de l’ouverture de notre institut d’ergothérapie (IFE), que nous avons installé à proximité de Saint-Quentin-en-Yvelines, où se trouve déjà une antenne de notre IFMK. Elle est aussi la clé de voûte de notre Semaine internationale au cours de laquelle tous nos étudiants – podos, ergos et kinés – ont accès au même contenu pédagogique.

L’individualisation des soins est au cœur de notre contenu pédagogique et le fonctionnement de notre clinique de pédicurie-podologie le reflète bien. Elle occupe tout le rez-de-chaussée de la villa Thoréton, bénéficie d’un équipement moderne et assure, sous le contrôle d’une équipe de pédicures-podologues qualifiés, une qualité de prestations identique à celle des meilleurs cabinets libéraux.

3) Sauf que le système de santé français est encore très cloisonné…

FF : Oui, mais pour combien de temps ? Il n’est pas normal que les professionnels de santé ignorent ce que peuvent faire leurs confrères. Sur le terrain, l’interdisciplinarité et la complémentarité des personnels soignants font de grands pas en avant : la plupart des terrains de stage en CHU ou en centre de rééducation que nous proposons à nos étudiants s’ouvrent à ce modèle. Les pouvoirs publics observent cette évolution et, même si les résistances structurelles sont encore fortes, finiront par en tenir compte aussi.

Les professionnels de santé que nous formons devront être capables de prendre toute leur place dans ce monde qui sera le leur. Comme organisme de formation initiale, nous voulons les y préparer, d’où notre volonté de fonctionner par campus regroupant des métiers et des profils complémentaires, offrant des activités et des projets communs et permettant l’accès aux expériences et approches étrangères ; d’où, aussi, notre intérêt pour tous les savoirs et toutes les professions de santé permettant de bien vieillir et bien guérir.

frederick fabry kine podo ergo assas

L’équipe dirigeante de l’École d’Assas – Danièle Maille (IFE), Jean-Jacques Debiemme (IFMK). Jean-Pascal Beaumont (IFPP), Frédérick Fabry (DG) et Romain Darcos (Président) – lors de l’inauguration du siège de villa Thoréton.

Irene Torres, enseignante de l’Université de Grenade à Assas

Irene Torres Grenade Assas

Du 8 au 12 avril 2019, Irene Torres, enseignante-chercheuse du département de kinésithérapie de la Faculté de Sciences de la Santé de l’Université de Grenade (Espagne), est venue enseigner aux étudiants en kinésithérapie de l’École d’Assas. De retour en Andalousie, elle nous a adressé ses impressions sur ce séjour organisé dans le cadre du programme Erasmus+.

J’ai vécu une expérience inoubliable à Paris, dans le cadre du programme ERASMUS pour les enseignants qui m’a permis donner cours à l’École d’Assas. Je suis allée donner des cours aux 120 étudiants de kinésithérapie en troisième année d’études. J’ai eu les étudiants repartis en 3 groupes et les cours ont été dispensés en français. Les cours étaient programmés en deux endroits différents, sur le site de St Quentin-en-Yvelines (SQY) et sur celui de Paris.

Le thème de mon enseignement concernait la recherche en kinésithérapie car les étudiants que j’ai rencontrés sont dans la période où ils commencent à réfléchir au thème de leur mémoire de 4ème année (mémoire de fin d’étude). Ce mémoire peut avoir une orientation de recherche clinique.

Le but des cours était de présenter mon travail de chercheur. J’ai donc essayé de montrer aux étudiants comment on en arrive à faire une thèse en kinésithérapie.

Je suis partie de la broncho-pneumopathie chronique obstructive (BPCO), qui était le thème de ma thèse doctorale : rappel de la définition, des symptômes et de l’altération du système musculo-squelettique chez les sujets concernés. J’ai proposé aux étudiants de faire un cas clinique au cours duquel ils m’ont montré leurs connaissances sur la BPCO. Ensuite, on a discuté de l’importance qu’il y a à faire de la recherche. J’ai aussi présenté les résultats de ma thèse doctorale aux étudiants en même temps que je leur ai expliqué quelques détails de méthodologie de la recherche. On a abordé aussi les questions du financement, de la diffusion des résultats et des stages internationaux. Finalement, je les ai soumis à un Kahoot, un petit questionnaire compétitif utilisant les nouvelles technologies (leur portable) pour voir ce qu’ils avaient retenu de mes cours.

En dépit de la longueur des cours, 4 heures pour chaque groupe, l’ambiance a été très studieuse. J’ai vécu une expérience enrichissante avec les étudiants et le personnel de l’École. Je remercie la magnifique équipe de l’École d’Assas, qui ma accueillie très gentiment.

Michel Pillu Irene Torres Grenade Ecole d'Assas
Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

Le pied, c’est chic

pédicurie Bastien Gonzalez

Dans IFPP (institut de formation en pédicurie-podologie), il y a pédicurie : diplômé en 1997 de l’IFPP de l’École d’Assas, Bastien Gonzalez a choisi dès ses débuts de valoriser cette spécialité. Et il en a fait l’un des piliers du groupe qu’il dirige, spécialisé dans le soin du pied, fleuron de l’hôtellerie de luxe sur les 5 continents. Aujourd’hui, il recherche 7 jeunes diplômés prêts à parcourir le monde pour promouvoir l’excellence française en matière de pédicurie et podologie. Rencontre avec un professionnel passionné et passionnant.

Un regard superficiel sur le parcours de Bastien Gonzalez pourrait porter à en faire le pédicure des VIP, l’interprète du luxe à la française en matière de soins du pied. Certes, mais pas seulement. Car Bastien a bien choisi la pédicurie-podologie par envie. Promesse du ski, il se blesse (rupture des ligaments croisés) et suit une longue rééducation. L’année suivante, il passe du Top 10 français dans sa catégorie au Top 3. À son équipementier qui lui dit que c’est la première fois qu’un de ses athlètes récupère aussi bien après une telle opération, Bastien répond que son secret se trouve dans ses semelles orthopédiques. Au cours de sa rééducation, il a découvert un métier et a décidé de le faire sien : fasciné par la biomécanique du pied, il abandonne ses études de médecine à Clermont-Ferrand et prend une chambre à Paris pour décrocher son diplôme de pédicure-podologue à l’École d’Assas.

« Le beau est une thérapie »

pédicurie Bastien Gonzalez

Pedi:Mani:Cure Studio de Da Nang au Vietnam.

Diplômé, il garde sa chambre d’étudiant mais investit dans un cabinet place des Vosges : au bout de 2 ans, le cabinet est plein 6 jours par semaine, un mois à l’avance. Son secret ? Le café qui accueille ses patients. Ce n’est pas qu’une boutade car, avant d’autres, Bastien a compris l’importance qu’il y a à soigner non seulement les pieds de ses visiteurs mais aussi les relations qu’il entretient avec eux. Mettant en œuvre une approche d’inspiration holistique, il leur offre une expérience de bien-être qui leur donne d’autant plus envie de revenir – même une fois leurs soins terminés – que Bastien prend le temps de leur expliquer les actes qu’il pratique, la complexité biomécanique du pied et les gestes simples qui permettent, à domicile, de le maintenir en bonne santé.

En 2000, il revend son cabinet et s’installe au bord de la piscine de l’hôtel Costes. Là, de rencontre en rencontre, il va se créer un carnet d’adresses qui va le conduire à New York d’abord puis tout autour du monde. Et l’amener, aujourd’hui, à revenir vers l’École d’Assas.

L’excellence de la pédicure médicale française

pédicurie Bastien Gonzalez« Souvent on oublie que dans pédicure il y a cure, donc soin. Or il y a un savoir-faire français unique en matière de pédicure médicale et c’est sur celui-ci que je m’appuie pour développer à la fois mon réseau de studios de pédicurie-podologie au sein des plus beaux hôtels du globe, ma ligne de semelles thermoformées personnalisées et, désormais, des écoles de pédicure médicale dans des pays qui ne la connaissent pas. »

Pour accompagner l’ouverture de ses 7 prochains studios, Bastien recherche de jeunes diplômés français prêts à travailler, beaucoup – car « le secret de la réussite, c’est très simple : du travail, du travail, et encore du travail » – à des conditions privilégiées (fixe + commissions + logement) dans des ambiances d’exception. Prêts à travailler mais aussi à apprendre, en particulier le marketing et la gestion. En effet si, à l’image de Bastien lui-même qui continue de consacrer 10 jours par mois à l’exercice de la pédicurie-podologie, ces jeunes gens pratiqueront leur métier, ils auront aussi la responsabilité de superviser la structure qui leur sera confiée.

Gageons que nous aurons l’occasion de reparler de Bastien car un projet de partenariat entre son groupe et l’IFPP de l’École d’Assas est à l’étude. Gardant un excellent souvenir de ses études, Bastien Gonzalez souhaite en effet valoriser le plus possible la filière de formation française dont l’excellence n’a pas d’égal à ses yeux. D’ici là, nous encourageons les anciens d’Assas prêts à larguer les amarres à faire acte de candidature en écrivant à contact@bastiengonzalez.com.

pédicurie Bastien Gonzalez

Bastien Gonzalez au milieu de l’équipe de managers, tous jeunes pédicures-podologues français, qui l’accompagne dans le développement de son groupe.

 

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