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Sylvain, un étudiant impliqué dans un projet de recherche international en kinésithérapie

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À l’invitation de l’unité de recherche en biomécanique et kinésithérapie de l’université Comillas de Madrid, Sylvain Plateau, étudiant en quatrième année d’études de kinésithérapie à l’IFMK de l’École d’Assas, va participer à un projet de recherche international en partenariat avec une université californienne.

C’est lors de la Semaine Internationale 2018 de l’École d’Assas que Sylvain a commencé à s’intéresser aux possibilités offertes par le goniomètre électronique HAWK développé par les chercheurs de l’université Comillas. À l’invitation du département international de l’École, ce goniomètre avait en effet fait l’objet d’une présentation détaillée aux étudiants. Avec l’accord de son responsable pédagogique, Sylvain a donc choisi de construire son mémoire de fin d’études autour de cet instrument de mesure, conduisant une « Étude de fiabilité du goniomètre électronique HAWK dans la mesure des amplitudes du rachis cervical chez le sujet sain ».

Pour cette étude, Sylvain a reçu le soutien de l’École qui, non seulement a fait l’acquisition d’un de ces appareils, mais lui a aussi permis de travailler en liaison avec Nestor Pérez, docteur en biomédecine et directeur du laboratoire de recherche en biomécanique de Comillas.

En avril et mai 2019, Sylvain a profité de son stage Erasmus à Madrid, organisé avec le parrainage d’une autre université madrilène (Nebrija), pour rendre visite à Nestor Pérez et à son équipe. Cette visite lui a permis à la fois de découvrir un laboratoire unique en Espagne en raison du nombre et de la diversité des appareils qu’il contient mais aussi de valider son mémoire avec les concepteurs du logiciel d’analyse de données du goniomètre HAWK.

L’aventure ne s’arrête pas là car Nestor Pérez a invité Sylvain à rejoindre le projet « Biomechanics normality in cervical movement » qui consiste en une étude internationale pour identifier les paramètres standards des mouvements cervicaux chez l’individu sain grâce aux propriétés du goniomètre HAWK. La population ciblée par l’étude est de 1000 patients et Sylvain devra conduire la prise de mesures d’une partie de ces individus. « Pour l’instant, explique Sylvain, le professeur Pérez travaille avec son équipe à mettre au point les derniers détails du protocole expérimental, en collaboration avec la West Coast University, établissement basé en Californie et spécialisé dans les métiers de santé. Dès que le projet sera validé, la phase de prise de mesures commencera et c’est là que j’interviendrai, avec le soutien de l’École d’Assas. »

« Une équipe dédiée au sein de l’École conduira une partie des mesures requises par le projet, précise Nicole Maurice, animatrice du département international de l’École d’Assas. Nous sommes très fiers de ce projet : il est le fruit du développement du réseau de partenariats internationaux durables que nous menons depuis plusieurs années. Sylvain a su s’emparer d’un outil découvert grâce à l’un de nos partenaires pour donner une orientation décisive à ses études et, je l’espère, à sa carrière. »

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Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

Dossier e-santé : Mieux individualiser les soins

individualiser e-santé 2019

Voici le dernier volet de notre dossier spécial consacré à la semaine e-santé organisée par l’École d’Assas en partenariat avec le CRI Paris. Après Rubén (Erasmus+), Laura (ergo) et Jonathan (podo), c’est Clotilde, étudiante en deuxième année de kinésithérapie, qui témoigne aujourd’hui. Titulaire d’un diplôme d’ingénieur, Clotilde a vu dans ce projet original une occasion de satisfaire sa curiosité scientifique tout en mettant à profit ses compétences acquises avant de rejoindre l’IFMK de l’École d’Assas.

Clotilde, qu’est-ce qui vous a poussé à participer à cette semaine sur l’e-textile au CRI ?
Clotilde : En fait, j’ai une formation et un diplôme d’ingénieur et, depuis que j’ai choisi de me reconvertir dans la kinésithérapie, je m’intéresse à tout ce que la technologie peut apporter à la rééducation. Alors, quand j’ai entendu parler d’une conférence associant technologie et soin, j’ai tout de suite donné ma disponibilité. Toutefois, comme cette semaine correspondait à nos vacances d’hiver, je ne pensais au départ participer qu’à la journée de présentation pour partir en vacances ensuite. Finalement, j’ai tellement accroché au projet que je suis restée toute la semaine.

À quel projet avez-vous travaillé ?
Clotilde : J’ai travaillé en binôme, avec Alexandre, étudiant en K3, à la confection d’un gant connecté pour la rééducation du pouce.
Plutôt que de partir d’un cas clinique et de réfléchir à une solution technologique adaptée, comme l’ont fait les autres groupes, nous sommes partis des ressources, des outils et des compétences que nous avions à disposition pour définir un projet aisément réalisable dans le peu de temps qui nous était imparti.
Notre objectif, c’était de parvenir à tester concrètement cet objet. Nous avons retenu le principe d’un gant ludique car la rééducation du pouce peut, d’ordinaire, sembler longue et fastidieuse. Notre gant associe un textile intelligent à des capteurs reliés à des diodes lumineuses pour chacune des phalanges du pouce. À partir de là, suivant le principe de certains jeux éducatifs bien connus, notre idée était de permettre au patient soit de reproduire une séquence de couleurs proposées par un programme, soit de tenter des combinaisons de mouvements pour trouver une combinaison secrète. Nous n’avons pas eu le temps d’aller jusqu’au développement de ces programmes mais nous avons pu valider, grâce aux spécialistes du CRI, leur faisabilité.

Quel bilan tirez-vous de cette expérience ?
Clotilde : Au final, cette semaine, y compris grâce aux nombreux intervenants et témoins que nous avons pu rencontrer, m’a confortée dans l’idée de pouvoir, demain, conjuguer mes deux compétences – celle d’ingénieur et celle de kinésithérapeute – dans ma vie professionnelle : les pratiques de rééducation doivent pouvoir évoluer au rythme de la technologie, surtout si cela permet d’individualiser encore mieux les soins en fonction des besoins du patient. La technologie doit pouvoir être la fois au service du patient comme à celui du praticien, en lui offrant une palette de solutions à la fois plus large et plus ciblée.

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Un tandem au top !

Dossier e-santé : Vive l’interdisciplinarité !

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Membre de la première promotion de l’Institut de Formation en Ergothérapie (IFE) de l’École d’Assas, Laura a participé à la semaine d’expérimentation e-santé organisée début mars au CRI Paris. Le projet auquel elle a travaillé a porté sur la conception d’un gant connecté pour la mesure des amplitudes articulaires du poignet. Après Rubén (lire ici) et Olivier Bory, le coordinateur de l’initiative pour le CRI (ici), elle nous livre son témoignage sur cette expérience pédagogique unique.

CRI Assas interdisciplinaritéLaura, comment avez-vous été impliquée dans cette expérience ?
Laura : J’ai reçu un courrier électronique du département international qui a retenu mon attention. On revenait de stage et, pour nous, à la différence des kinés et des podos, il ne s’agissait pas de sacrifier une semaine de vacances mais une semaine de cours. C’était moins difficile sans doute même si cela impliquait de devoir les rattraper ensuite.

Quel a été votre projet ?
Laura : Nous avons constitué un groupe de trois pour travailler à un gant intelligent permettant de calculer les amplitudes articulaires du poignet, pour aider à la rééducation du patient. Nous étions encadré par des chercheurs du CRI qui nous ont accompagné tout au long de la semaine. Nous avons aussi bénéficié d’interventions extérieures, comme par exemple un entretien via skype avec un chirurgien de Lyon qui nous a aidé à valider notre projet.

Que retenez-vous de cette semaine ?
Laura : Ce que je retiens, dans l’ordre, c’est d’abord le travail en équipe : comme on avait un temps limité pour exécuter notre projet, il a fallu bien gérer nos relations, bien répartir nos responsabilités, pour être le plus efficace possible. Ensuite, j’ai beaucoup apprécié l’interdisciplinarité : c’était d’autant plus enrichissant que l’on s’est bien entendu et que l’ambiance était excellente ; on a pu se donner des conseils de groupe à groupe. Enfin, on a découvert des techniques nouvelles : la couture, le codage, l’utilisation de la machine 3D, etc.
On a présenté notre projet à notre retour aux autres étudiants de la promotion et aux professeurs. Il a été très apprécié et je sais que d’autres étudiants sont prêts à participer à cette semaine si elle est renouvelée l’an prochain. À travers notre compte rendu, ils ont compris tout l’intérêt que cela pouvait représenter et qu’il s’agissait d’une expérience très cohérente avec le contenu de nos études.

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Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

Dossier spécial : Semaine e-santé au CRI

e-santé CRI Paris Assas 2019

Du 4 au 7 mars, 14 étudiants de l’École d’Assas, kiné, podo et ergo, ont participé à une expérimentation pédagogique innovante en partenariat avec le CRI Paris (Centre de recherches interdisciplinaires), portant sur la compréhension et l’appropriation des nouvelles technologies (textiles connectés et capture de mouvement) dans le domaine de la rééducation. Nous allons dans les prochains jours vous présenter les témoignages de quatre étudiants ayant participé à cette semaine consacrée à l’e-santé : Rubén, étudiant Erasmus+ espagnol en dernière année de kinésithérapie ; Laura, étudiante en première année d’ergothérapie ; Jonathan, en deuxième année de podologie ; et, pour conclure, Clotilde, en deuxième année de kinésithérapie mais ayant auparavant décroché un diplôme d’ingénieur. Chacun d’entre eux illustrera, à sa façon, ce qu’il a retiré de cette semaine qui représente bien l’esprit d’innovation – technique comme pédagogique – qui caractérise l’École d’Assas.


Pour introduire ce dossier, nous donnons aujourd’hui la parole à Olivier Bory, interne de médecine générale et coordinateur du HealthLab du CRI, un des organisateurs du projet avec Claire Eliot, spécialiste de e-textile au CRI, et le département international de l’École.

e-santé Assas CRIOlivier, comment est né le projet de cette semaine e-textile ?

OB : En février 2018, Nicole Maurice et Michel Pillu, du département international de l’École d’Assas nous ont contactés pour présenter le CRI lors de la conférence ENPHE 2018. Comme l’un des objectifs que nous poursuivons au sein de notre laboratoire est d’explorer et de favoriser l’interdisciplinarité en santé, nous avons saisi cette opportunité. Nous avons alors invité quelques étudiants kinés à participer à un atelier d’une journée chez nous. Cela nous a permis de présenter le CRI de façon dynamique au moment du congrès de l’ENPHE en donnant la parole à ces étudiants pour qu’ils partagent leur expérience. Enthousiasmés, Nicole et Michel nous ont alors demandé si nous avions une idée pour aller plus loin dans notre expérimentation. C’est alors que nous leur avons soumis l’idée de mener l’expérience sur une semaine complète en l’ouvrant aux étudiants des autres filières (donc kinésithérapie, plus podologie et ergothérapie).

Quel était votre objectif ?

OB : L’objectif de cette semaine, c’était d’offrir aux étudiants la capacité de comprendre et de s’approprier les nouvelles technologies en santé par l’expérimentation. Le principe, c’était de confronter les expertises de terrain des étudiants aux expertises techniques de nos experts ingénieurs et designers pour trouver et développer des prototypes adaptés à des cas précis. Nous avons accueilli 15 étudiants de l’Ecole d’Assas pendant leur semaine de vacances d’hiver dans nos locaux. Nous avons mis en place un mentorat tout au long de la semaine grâce aux équipes des CRI Labs, qui ont l’expertise nécessaire pour ce type d’expérimentation pédagogique ».

Quel était le programme de la semaine ?

OB : Nous l’avons découpé en 5 journées :

    – la première portait sur les connaissances brutes. C’était très dense mais indispensable ; certains retours d’étudiants à la fin de la semaine nous ont permis d’envisager des pistes d’amélioration sur ce point. Il s’agissait de découvrir les caractéristiques des capteurs souples (textiles connectés) et la manipulation des capteurs de mouvement, mais aussi de se familiariser avec les sources de recherche documentaire concernant les nouvelles technologies,
    – les deux journées suivantes, on les a invités à se retrousser les manches et à s’approprier les technologies à leur disposition au cours d’ateliers illustrant l’utilisation de ces technologies (programmation, utilisation du textile connecté et intégration de capteurs). En parallèle, ils avaient des plages de réflexion pour faire évoluer leur projet en fonction de leur apprentissage,
    – le jeudi a été pleinement consacré à la fabrication concrète de leur prototype,
    – la dernière matinée était consacrée au rendu du projet en vue de l’évaluation finale. Nous leur avions demandé trois choses : d’abord de présenter leur prototype en le faisant fonctionner ; ensuite, d’en illustrer, sous forme de powerpoint, la motivation et l’intérêt scientifique ; et, enfin, de réaliser une vidéo montrant leur création sous un angle artistique et/ou ludique.

Pourquoi ce dernier point, aux frontières de la communication et du marketing ?

OB : En fait, dans le cadre de la réflexion préliminaire, nous avions demandé aux étudiants de réaliser une brève étude de marché des solutions existantes montrant leurs atouts et leurs défauts (similaire à une revue de bibliographie pour un mémoire), pour leur permettre de mieux définir et justifier leur projet. Notre objectif premier était pleinement pédagogique et scientifique tout en tenant compte de la réalité économique.

Le rendu sous trois formats a permis aux étudiants de porter un regard différent sur leur projet, de s’exercer à une gymnastique d’esprit leur permettant de ne pas être prisonniers d’une approche univoque mais de considérer aussi bien l’aspect scientifique et technique qu’économique ou pédagogique : la réalisation du prototype leur a fait découvrir la façon de passer d’une idée à une réalisation concrète ; le powerpoint s’apparentait plus à une étude clinique (population cible, solution apportée, méthode employée, test et discussion des résultats) ; enfin, l’idée de la vidéo, qui, au départ, les a surpris voire rebutés, servait exactement à cela.

Au final, ils ont tous relevé le défi, de sorte que, le vendredi après-midi, ils nous ont avoué qu’ils n’imaginaient pas, en arrivant le lundi, vivre une expérience aussi intense, qui les a mis en contact, non seulement avec des techniques et des technologies nouvelles, mais aussi avec des façons de penser et de communiquer nouvelles.

C’est là, certainement, le plus beau succès de cette expérience, en plus des relations qui se sont développées entre les différents étudiants comme entre les étudiants et notre équipe de mentors et d’experts.

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Ce projet a été financé avec le soutien de la Commission européenne (Programme Erasmus+). Cette communication n’engage que son auteur et la Commission européenne n’est pas responsable de l’usage qui pourrait être fait des informations qui y sont contenues.

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