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Avec Maeva Danois, objectif Tokyo !

Maeva Tokyo Assas Podologie

Membre de l’équipe de France d’athlétisme, spécialiste du steeple chase, Maeva Danois est aussi étudiante en pédicurie-podologie à l’IFPP de l’École d’Assas. Le mois dernier, de nombreux médias se sont penchés sur son cas, emblématique du peu de considération que certains sponsors ont pour les champions qui portent leurs couleurs (lire ici par exemple). Blessée au genou en 2018, Maeva a en effet perdu au cours de cette épreuve le soutien de son équipementier – Nike, car il faut bien le citer. Comme ce qui ne nous tue pas nous rend plus forts, Maeva est désormais de retour sur la piste avec le regard fixé sur les JO de Tokyo en 2020 sans pour autant négliger ses études. Toute l’École d’Assas l’encourage !

Maeva Tokyo Assas Podologie

1) Maeva, vous avez repris l’entraînement depuis plusieurs semaines : comment réagit votre genou ?

Après ma rupture du ligament croisé antérieur, le 27 mai 2018, et l’opération consécutive (le 17 juillet 2018), mon entraîneur et moi avons fait le choix de travailler à me construire un corps solide en 2019, avec l’objectif d’attaquer 2020 forte aussi bien musculairement que mentalement. Mon rythme d’entraînement n’a jamais été aussi intense qu’après la blessure. Les amplitudes au niveau du genou ont été retrouvées très rapidement et je n’ai ressenti aucune douleur pendant la période post opératoire. Ce long processus de reconstruction physique et psychologique m’a permis de mettre à profit ma résilience.

2) Et maintenant, quel est votre horizon d’athlète ? Les JO de Tokyo ?

Les Jeux Olympiques sont les derniers championnats manquant à mon CV sportif et, sans camoufler mes ambitions, mais sans prétention : oui, je veux aller à Tokyo.

Maeva Tokyo Assas Podologie3) Et votre horizon professionnel ? Cette longue année de blessure et d’incertitude sportive a-t-elle pesé sur vos études de pédicure-podologue ?

Pour tout avouer, c’est l’inverse : après avoir fait le choix de me consacrer 100% au haut niveau en 2018 en faisant une année de césure dans mes études, l’arrêt de mes études de pédicure-podologue a pesé sur mon mental. Ce n’est pas un hasard si ma première grosse blessure s’est manifestée cette même année. La rupture de mon ligament croisé était aussi une rupture psychologique : je n’avais plus l’évasion de la haute performance que m’apportent les études. Je peux le constater aujourd’hui et en témoigner : j’ai repris mon cursus de façon aménagée, et c’est un regain d’énergie incomparable ! Cette année de césure et cette blessure m’ont fait grandir et j’ai le sentiment d’être encore plus ambitieuse et rigoureuse dans ce que j’entreprends : les défaites rendent la vie intéressante ; les surmonter lui donne un sens.

Billet kiné des antipodes

Antipodes Assas Bond University

Sportive de haut niveau, étudiante en K3 à Saint-Quentin, Laura Thorpe est actuellement en stage en Australie, à l’université de Bond, sur la Gold Coast, partenaire de l’École d’Assas. Elle a gentiment accepté de partager avec nous ses premières impressions.

1) Laura, tu as choisi de partir en Australie au mois de janvier : c’était pour fuir l’hiver parisien et suivre de plus près l’Australian Open ?
Bien sûr que l’été austral était un critère alléchant pour partir, je ne le nie pas ! En fait, j’ai pu découvrir le pays lors de ma participation à l’Australian Open en 2011. C’est mon grand chelem préféré (après Roland-Garros bien sûr qui est à la maison !) en terme de qualité de vie, d’organisation, de sympathie des gens… J’apprécie aussi la mentalité positive de la population et j’adore vraiment le climat, très chaud et humide.
Professionnellement, j’ai eu l’occasion de recevoir un bon nombre de traitements de la part de kinés anglo-saxons et australiens dont j’ai apprécié le travail. J’ai été très intriguée par leurs méthodes et leurs techniques, ce qui m’a incité à prendre contact avec eux pour organiser ma venue.

2) Dans quel cadre se déroule ton stage ?
Bond University AssasJe suis au sud de Brisbane, dans le Queensland. Bien que Bond University soit l’une des plus petites universités du pays, le campus est immense ! Le diplôme de kinésithérapeute s’y obtient en 2 ans après une formation en science ou en biologie. Les étudiants ont déjà de bonnes connaissances en anatomie et biomécanique avant de commencer leur première année. Leur 1ère année est l’équivalent de notre 3ème année, je dirais, ce qui tombe parfaitement.
La faculté de kinésithérapie est située dans un superbe centre « sport et santé » avec de belles infrastructures sportives : terrain de foot et rugby pour les matchs importants, courts de tennis flambants neufs, piscine olympique et salle de gym pour les étudiants mais aussi pour les athlètes extérieurs. C’est aussi une région tournée vers le surf. Nous ne sommes pas loin du spot de Snapper Rocks, l’un des meilleurs spots de surf de niveau mondial, mais aussi l’un des plus fréquentés comme le montrent les vidéos sur Internet. J’aurais aimé vivre dans les années 60 pour profiter de ce paradis de vagues vierges…
Ici, à vrai dire, tout tourne autour de l’industrie du surf : celui qui ne surfe pas n’est pas « normal »… C’est aussi pour cela que je suis là : le surf est une activité en plein développement et un marché à conquérir. Comme kinésithérapeute, c’est motivant.

Antipodes Bond University Assas

 

3) Tes premières impressions ?
Le sport est au centre des intérêts des étudiants. La mentalité australienne est très ciblée sur la santé, le bien-être, la thérapie holistique et naturelle. Pas de café pendant la pause ni de cigarette mais plutôt smoothies et fruits. Il y a seulement 12% de fumeurs dans ce pays où le paquet de cigarettes est à 25 euros… Un bel objectif pour la France ! Comme sportive, je m’y sens très à l’aise.
Une fois par semaine, je peux assister à un cours sur le système musculo-squelettique : cervical supérieur et inférieur, thoracique et lombaires. Les cours, qui rassemblent une cinquantaine d’étudiants, se tiennent dans une belle salle de TP, bien équipée avec tables de massages et video. 5 professeurs sont présents et assistent les étudiants dans leur pratique. Pratique et théorie sont mixées dans un même cours. L’approche est différente de la nôtre mais intéressante car, dès le premier cours, les enseignants abordent la démarche diagnostique : « Pourquoi fait-on cela et comment ? »
Les techniques enseignées sont très locales, surtout néo-zélandaises. Les formateurs insistent sur le fait qu’elles sont « de dernière génération ». Cela m’a beaucoup amusé pendant un cours quand le professeur a rayé au tableau 2012 pour le remplacer par 2017. 2012, c’est déjà très « updated » pour moi !

4) Un mot pour ceux qui te succéderont ?
Je pense que c’est une chance d’avoir ce partenariat avec l’université de Bond, qui est très ouverte et qui accueille des étudiants venus de Suède, de Canada et des États-Unis. J’espère que d’autres étudiants d’Assas en profiteront.
Il faut avoir conscience toutefois qu’ici on est très loin de l’Europe. Je parle du pays et de la mentalité, pas de l’université. « L’Australien » est le spécimen humain le plus chauvin que je connaisse, il a du mal à s’intéresser à ce qui passe ailleurs que chez lui et à admettre les qualités des autres pays. C’est comme si le monde s’arrêtait aux frontières de son pays…

Antipodes Bond University Assas Antipodes Bond University Assas

 

Un champion du monde de trampoline à Assas !

trampoline kiné assas

Étudiant en première année de masso-kinésithérapie à l’École d’Assas, Brendan Renault vient de décrocher le titre mondial de trampoline dans la catégorie des 17-21 ans. Toutes nos félicitations à ce sportif de haut niveau qui honore une discipline spectaculaire mais peu médiatisée.

C’est en pratiquant la gymnastique que Brendan a découvert et commencé le trampoline. Très vite, les acrobaties sont devenues sa passion. Le trampoline fait partie des disciplines dépendant de la Fédération internationale de gymnastique (FIG) et est sport olympique depuis l’an 2000. Après sa victoire la semaine dernière à Sofia, en Bulgarie, lors des championnats du monde par catégorie d’âge, l’horizon qui s’ouvre pour lui désormais est celui des compétitions seniors puisqu’il vient de fêter ses 21 ans : championnats d’Europe, championnats du monde et, pourquoi pas ?, JO !

Tous nos vœux à Brendan : pour ses études, d’abord, et ensuite pour décrocher sa sélection en équipe de France en vue des championnats d’Europe qui se tiendront en avril prochain sur les bords de la mer caspienne, à Bakou, capitale de l’Azerbaïdjan.

Bravo Maeva, « notre » championne de France !

bravo Maeva 1500m

Du 14 au 17 juillet derniers, Marseille accueillait les championnats de France 2017 d’athlétisme. Maeva Danois, étudiante en pédicurie-podologie à l’École d’Assas, y participait. Vice-championne de France en 2016 sur 3000 m steeple, Maeva est cette année montée sur la plus haute marche du podium ! Surtout, elle s’est qualifiée pour les mondiaux de Londres le mois prochain. Alors… bravo Maeva ! Et, allez Maeva !

 

 

Bonjour Assas,
Après avoir décroché l’or sur 3000m steeple aux championnats de France 2017 et un bronze (inattendu) sur 1500m, je prends désormais la direction des championnats du monde qui auront lieu à Londres du 4 au 13 août.
Le mardi précédent le week-end de championnat, j’ai en effet réalisé les minimas internationaux lors d’une course en Suède et fais officiellement partie de la sélection annoncée le 18 juillet par la Fédération.
Après les Europe espoirs en 2015 et les Europe seniors en 2016, une étape de plus est franchie et je vais essayer avec mon entraîneur de préparer cette échéance de la meilleure des façons. Mon entrée en lice est prévue le 9 août pour les séries.
Comme le disait Nelson Mandela “Aucun de nous en agissant seul, ne peut atteindre le succès”.
Merci encore pour votre soutien, sans vous je n’en serais pas là.
En espérant continuer de porter les couleurs d’Assas au plus haut niveau.
Maeva Danois

bravo maeva championne 3000 steeple

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